La révolution cubaine renverse le régime de Batista en 1959. Elle ouvre aussi une période durant laquelle le pouvoir révolutionnaire organise des exécutions, restreint les libertés politiques et impose des normes sociales par la contrainte. Les parcours de Fidel Castro et de Che Guevara se croisent dans cette histoire, sans se confondre : leurs fonctions, leurs périodes d’action et leurs responsabilités doivent être distinguées. [1]
Ce dossier examine les pratiques répressives, les justifications de leurs auteurs et les documents qui permettent de les étudier. Les écrits de Guevara, les archives diplomatiques, les témoignages reproduits par Mary Haverstick et l’essai critique d’Álvaro Vargas Llosa n’ont pas le même statut : un récit personnel, une déclaration publique et un rapport d’informateur ne prouvent pas les mêmes choses.

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1. Avant Castro : le régime répressif de Batista
La révolution ne renverse pas une démocratie fonctionnant normalement. Après le coup d’État de 1952, Batista conserve le pouvoir par des méthodes autoritaires. En juillet 1958, un compte rendu américain décrit les risques encourus par ses opposants : arrestation, torture et mise à mort. Le même document mentionne la révocation de neuf magistrats qui avaient protesté contre les interventions policières dans la justice. Cette source est celle d’un gouvernement alors lié à Cuba ; elle montre que les violences de Batista ne sont pas uniquement une accusation formulée après la victoire des rebelles. [2][3]
Ce contexte compte pour comprendre l’espoir suscité par son départ. Il ne dispense cependant pas d’examiner séparément les actes des vainqueurs. La gravité des crimes d’un gouvernement renversé ne permet pas de présumer la culpabilité de chaque personne associée à ce gouvernement. Pour étudier les tribunaux de 1959, il faut donc poser deux questions différentes : quels crimes étaient reprochés aux accusés, et de quelles garanties bénéficiaient-ils ?
2. Les origines de Castro : propriété familiale et liens politiques
Fidel Castro n’est pas issu d’un milieu démuni. La dépêche AFP de décembre 2016 consacrée à Birán décrit Ángel Castro comme un riche propriétaire terrien. Le domaine familial comprenait de nombreux équipements et commerces. Ce reportage, repris dans la presse française, rassemble des souvenirs d’habitants et de proches : il documente un environnement matériel privilégié, tout en exprimant souvent leur attachement à Fidel. La même dépêche rappelle que la propriété familiale fut concernée par les transformations agraires après la révolution. Retenir l’aisance et omettre ce dernier élément donnerait une image incomplète du récit de l’AFP. [4]
Fidel épouse Mirta Díaz-Balart en 1948. Son beau-frère Rafael devient sous-secrétaire à l’Intérieur sous Batista. [3][5]
Une proximité familiale avec des responsables politiques n’est pas une preuve d’accord avec leur politique. L’origine sociale renseigne sur les ressources et les relations d’un individu ; elle ne suffit ni à expliquer ses convictions ni à juger ses actes ultérieurs. Le sujet pertinent est donc le passage d’un milieu social à un engagement, plutôt qu’une supposée culpabilité par naissance.
Martín Castro Batista tient son patronyme maternel de Generosa Batista, sans parenté avec Fulgencio Batista. [6]
3. Dans la Sierra Maestra : les exécutions avant la victoire
Dans ses Passages de la guerre révolutionnaire, Guevara évoque l’exécution d’Aristidio après des propos laissant envisager un contact avec l’armée. Il mentionne une « investigación sumarísima », une enquête sommaire, et doute rétrospectivement que la faute justifiât la mort. Il invoque l’absence de prison. Son récit au pluriel assume la décision du groupe sans établir qu’il ait personnellement tiré. [7]
Eutimio Guerra relève d’un autre dossier. Dans les souvenirs de Guevara, il est accusé de transmettre des renseignements aux forces de Batista et d’avoir accepté une mission contre Fidel. Son arrestation et sa mise à mort sont racontées par le commandant révolutionnaire. Il s’agit du récit d’une partie prenante, non d’un procès consultable permettant de réexaminer indépendamment chaque accusation. [8]
Vargas Llosa cite aussi une entrée de journal dans laquelle Guevara rapporte avoir personnellement exécuté Guerra. Cette attribution doit être rattachée à ce texte précis, pas confondue avec le récit d’Aristidio. [9]
Ces épisodes montrent une justice de guerre exercée au sein du mouvement armé. Ils n’autorisent pas à présenter tous les condamnés comme des opposants pacifiques, mais interdisent également de faire commencer la question des exécutions au seul lendemain de janvier 1959.
4. La Havane en 1959 : célébrité, vie nocturne et discipline
Dans des souvenirs publiés en 1977, Gabriel García Márquez décrit le dépaysement des combattants arrivés dans la capitale. Il évoque notamment des Américaines venues de La Nouvelle-Orléans, attirées par la réputation des barbudos. C’est un témoignage rétrospectif sur une atmosphère et des rencontres ; il ne constitue ni une enquête sur les comportements de tous les soldats ni un relevé de la vie privée de leurs chefs. [10]
Un document contemporain apporte un élément plus délimité. Le 20 octobre 1959, l’ambassadeur Philip Bonsal rapporte une conversation de la veille avec Raúl Castro. Refusant du vin, celui-ci annonce une interdiction d’alcool de deux ans dans l’armée, y compris hors service. Selon le compte rendu, il l’explique par les débordements de certains hommes à La Havane. Le document atteste cette déclaration, pas l’application continue de l’interdiction pendant deux années. [11]
Ni les souvenirs de García Márquez ni cette dépêche ne suffisent à attribuer à Fidel Castro ou à Che Guevara une consommation de drogue ou des fêtes sexuelles systématiques. La notoriété des combattants et des incidents disciplinaires ne sont pas interchangeables avec ces accusations.
5. La Cabaña : juger les hommes de Batista, mais selon quelles procédures ?
Après la victoire, Guevara commande la forteresse-prison de La Cabaña. Des tribunaux révolutionnaires y prononcent des condamnations à mort. Dans un compte rendu de la biographie d’Anderson, Richard Gott mentionne 55 exécutions sur une centaine de jours. [12][9]
Interrogé par Vargas Llosa, l’ancien aumônier Javier Arzuaga dit avoir assisté à 55 exécutions avant son départ en mai 1959. Il décrit la surpopulation et affirme que Guevara n’annulait pas les condamnations en appel. Ce sont ses souvenirs, recueillis plusieurs décennies après les événements, non un registre exhaustif des décisions. [9]
Une évaluation de l’ambassade américaine, en février 1959, signale des détenus sans accusation formelle et des garanties procédurales affaiblies. Pour Camagüey, elle relaie une estimation locale d’environ mille prisonniers, majoritairement sans inculpation. Cette indication concerne une autre ville : elle ne doit pas être transformée en bilan de La Cabaña. Le rapport est précieux précisément lorsqu’on conserve le lieu, la date et l’origine de chaque information. [13]
Additionner les nombres d’exécutés mentionnés par plusieurs témoins serait une erreur : ils peuvent parler des mêmes personnes. Il faut distinguer les exécutions réalisées dans un établissement, celles prononcées pendant un commandement, celles intervenues ensuite et les mises à mort personnellement commises. Un nombre sans période, sans périmètre et sans méthode donne une apparence de précision plutôt qu’une mesure utilisable.
6. Ce que Guevara défend publiquement en 1964 et 1967
Le 11 décembre 1964, Guevara intervient à l’Assemblée générale des Nations unies. Dans son droit de réponse, conservé au paragraphe 67 du procès-verbal de la 1300e séance, il déclare : « hemos fusilado; fusilamos y seguiremos fusilando mientras sea necesario ». Il assume ainsi la poursuite des fusillades jugées nécessaires. Il les présente comme un moyen de défendre la révolution et conteste, dans la suite du passage, qu’elles soient assimilables aux assassinats qu’il reproche à d’autres gouvernements. C’est sa justification, non une validation indépendante des procès. [14]
Le Message à la Tricontinentale, publié le 16 avril 1967, inscrit la violence dans une stratégie internationale dirigée contre l’impérialisme. Guevara y associe la haine de l’ennemi à la transformation du combattant en « machine à tuer efficace, violente, sélective et froide » — traduction de la version anglaise citée. Le contexte est celui de la lutte armée et de la guerre du Vietnam. Cette formulation documente une doctrine de combat ; elle n’est pas, à elle seule, la preuve d’une exécution particulière. [15]
7. Les apports de Mary Haverstick : des rapports sur les divisions internes
Dans L’Inconnue de Dallas, Mary Haverstick reproduit un rapport concernant Catherine Taaffe, informatrice en relation avec les services américains. Le document 3B, page 95 de l’édition française, relate une conversation que Taaffe dit avoir eue avec Camilo Cienfuegos le 21 janvier 1959. Elle le présente comme favorable à l’arrêt des violences et rapporte des tentatives visant à réduire l’influence militaire de Guevara. On dispose donc d’une information transmise au FBI sur des désaccords supposés à l’intérieur du nouveau pouvoir, et non d’un enregistrement direct de la conversation. [16]
La chaîne documentaire est importante : Cienfuegos aurait parlé à Taaffe ; Taaffe rapporte ce qu’elle a compris ; le FBI le consigne ; Haverstick reproduit le document. Chaque étape peut introduire une sélection ou une interprétation. Le rapport est bien une pièce à examiner, mais son existence ne rend pas automatiquement exact tout ce qu’il contient. Il ne permet notamment pas de déduire les intentions intimes de Castro ou de Cienfuegos. [16]
Le document 3G, page 112, montre un autre aspect de ces contacts. Taaffe relate une discussion du 7 décembre 1959 avec Raúl Castro au sujet d’avions militaires. Selon elle, il mentionne environ 11,87 millions de dollars déposés en Suisse et appartenant au mouvement du 26 Juillet. Cette somme ne peut pas être présentée comme une fortune personnelle dissimulée par Fidel : la source parle de fonds du mouvement, dans une négociation d’armement, et repose sur le compte rendu de Taaffe. [16]
8. Guanahacabibes et les UMAP : distinguer les dispositifs
Vargas Llosa présente Guanahacabibes comme un précédent disciplinaire fondé sur le travail, lié à Guevara au début des années 1960. Il y voit un précurseur des UMAP. Cette filiation est son interprétation ; la seule proximité des pratiques ne démontre pas une continuité administrative entre les institutions. [9]
Les UMAP, Unidades Militares de Ayuda a la Producción, fonctionnent de 1965 à 1968 dans la province de Camagüey. La synthèse d’Andy Alfonso publiée par Oxford les décrit comme des camps agricoles militarisés de travail forcé. Elle situe entre 25 000 et 35 000 le nombre estimé de personnes qui y passent, notamment des homosexuels, des catholiques, des Témoins de Jéhovah et d’autres hommes considérés comme non conformes aux normes officielles. Les catégories et les conditions ne doivent pas être réduites à une seule expérience uniforme. [17]
Les UMAP relèvent du pouvoir cubain sous Fidel Castro. Le dossier présenté ici n’établit pas que Guevara en ait assuré la direction personnelle. En 2010, interrogé par Carmen Lira Saade, Fidel parle d’une « grande injustice » à propos de la persécution des homosexuels et déclare : « Si alguien es responsable, soy yo ». Il invoque les urgences de la guerre froide tout en acceptant sa responsabilité. Cette reconnaissance ne remplace pas une enquête détaillée sur les chaînes de commandement. [18]
9. Une répression qui dépasse les premières années
Dans son bilan publié en 2016, Human Rights Watch décrit l’absence de reconnaissance d’une opposition politique organisée, d’une presse libre et de syndicats indépendants sous Fidel Castro. L’organisation documente les emprisonnements, la surveillance et les intimidations. Elle souligne aussi les progrès réalisés en santé et en éducation. Il s’agit de dimensions distinctes : l’accès aux soins ne mesure pas la liberté de publier, et les statistiques scolaires ne renseignent pas sur les garanties judiciaires. [1]
Le Printemps noir de 2003 montre la persistance de la répression après les années de guérilla. Amnesty International décrit l’arrestation de 75 dissidents, des procès rapides et inéquitables, puis des peines allant jusqu’à 28 ans. L’organisation les considère comme des prisonniers d’opinion. Quarante-quatre ans séparent ces arrestations de la chute de Batista : les traiter comme un simple prolongement du désordre immédiat de 1959 effacerait cette durée. [19]
10. La menace américaine : une réalité à documenter séparément
Les tentatives américaines de renverser Castro ne sont pas une invention. La synthèse du Département d’État retrace la préparation de la baie des Cochons, le débarquement d’exilés entraînés et financés par la CIA en avril 1961, puis l’opération Mongoose. Des documents déclassifiés portent aussi sur des projets d’assassinat du dirigeant cubain. Ces opérations appartiennent au contexte réel de la concentration sécuritaire du pouvoir. [20][21]
Elles ne démontrent pas, pour autant, que chaque journaliste ou militant critique soit un agent étranger. En 2003, Amnesty explique avoir examiné les pièces de plus des deux tiers des dossiers des 75 dissidents et rejette la qualification générale d’agents étrangers justifiant leurs condamnations. Dans le même rapport, l’organisation critique les conséquences de l’embargo américain. Examiner les actes de Washington et ceux de La Havane n’exige donc pas d’écarter les violations commises par l’un pour documenter celles de l’autre. [22]
11. La mort du Che et la circulation de son image
Un mémorandum américain du 11 octobre 1967 distingue la capture de Guevara, le 8 octobre, de son exécution sur ordre bolivien, le 9. Il contredit la version d’une mort immédiatement provoquée par des blessures de combat. Cette exécution après capture est un fait à conserver dans le récit, même lorsqu’on étudie les violences imputées auparavant à Guevara. [23]
Le portrait d’Alberto Korda et ses reprises graphiques participent à une autre histoire : celle des représentations. Le Victoria and Albert Museum documente notamment les affiches de l’OSPAAAL, leurs adaptations du visage du Che et leur diffusion internationale. Ces images donnent accès à la mémoire militante ; elles ne peuvent tenir lieu de biographie. [24]
À retenir : pour comprendre Che Guevara et Fidel Castro, il faut distinguer le contexte de la révolution, les actes de leurs auteurs et les usages postérieurs de leur image. La méthode consiste à conserver les dates, à nommer les témoins, à vérifier le périmètre des chiffres et à ne pas transformer un témoignage en certitude générale. Les personnes jugées, emprisonnées ou envoyées dans un camp ne doivent pas disparaître derrière le débat sur la célébrité des dirigeants.
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Les renvois indiquent les pièces utilisées. Pour le livre de Mary Haverstick, les pages imprimées et les pages du PDF fourni sont distinguées. Les traductions brèves de citations sont signalées dans le texte.
- Human Rights Watch. Cuba: Fidel Castro’s Record of Repression. 26 novembre 2016. Bilan historique des libertés publiques, qui mentionne aussi les avancées en santé et en éducation.
- Département d’État des États-Unis. Compte rendu de la mission de William A. Wieland à Cuba, juillet 1958. FRUS, 1958–1960, vol. VI, document 111. Source diplomatique contemporaine ; elle décrit notamment la répression de Batista.
- Brian Murphy, The Washington Post. Mirta Díaz-Balart, wife of Fidel Castro before Cuban revolution, dies at 95. 6 juillet 2024. Repère utilisé : mariage en 1948.
- AFP. Fidel Castro, l’enfant prodige et privilégié d’un petit village cubain. 1er décembre 2016, dépêche reprise par Le Quotidien. Même sujet que la capture de L’Express fournie ; reportage rétrospectif comportant des souvenirs et des témoignages locaux.
- The Washington Post. For Mario, Lincoln and Jose Diaz-Balart, immigration reform is a shared passion. 9 mars 2014. Repère utilisé : Rafael Díaz-Balart, beau-frère de Fidel et sous-secrétaire à l’Intérieur sous Batista.
- Nick Miroff, The Washington Post. Castro Town: Fidel grew up here, but he came back to destroy it. 3 décembre 2016. Repère utilisé : Generosa Batista, mère de Martín, n’était pas apparentée à Fulgencio Batista.
- Ernesto Che Guevara. Pasajes de la guerra revolucionaria. Passage consacré à Aristidio, p. 49 de la version numérique citée. Récit rétrospectif de Guevara, non dossier judiciaire indépendant.
- Ernesto Che Guevara. Reminiscences of the Cuban Revolutionary War. Extrait publié par Ocean Press et le Che Guevara Studies Center, reproduit sur Marxists Internet Archive ; séquences sur Eutimio Guerra, notamment pages 29–30 du PDF.
- Álvaro Vargas Llosa. The Killing Machine: Che Guevara, from Communist Firebrand to Capitalist Brand. Independent Institute, 11 juillet 2005. Essai critique contenant des citations et des témoignages recueillis par l’auteur ; ses interprétations sont attribuées comme telles.
- Gabriel García Márquez. Memorias de la revolución. Texte initialement publié dans la Revista de Casa de las Américas, janvier 1977, repris par BOOM. Souvenirs des premiers jours de 1959.
- Philip W. Bonsal. Fidel and Raul Castro and the ASIA Meeting. Dépêche du 20 octobre 1959 relatant une réception du 19 octobre ; FRUS, 1958–1960, vol. VI, document 371.
- Richard Gott, Los Angeles Times. Compte rendu de Che Guevara: A Revolutionary Life, de Jon Lee Anderson. 4 mai 1997. Mention de 55 exécutions sur une centaine de jours ; compte rendu de biographie, non registre exhaustif.
- Ambassade des États-Unis à Cuba. Évaluation des libertés civiles et de la justice révolutionnaire. FRUS, 1958–1960, vol. VI, document 257, février 1959. Observations et informations recueillies par l’ambassade, dont les estimations locales doivent rester attribuées.
- Assemblée générale des Nations unies. Procès-verbal A/PV.1300, 11 décembre 1964. 1300e séance plénière, paragraphe 67, page 7. La citation sur les fusillades appartient au droit de réponse, et non au seul discours initial. Copie du procès-verbal espagnol, p. 7.
- Ernesto Che Guevara. Message to the Tricontinental. Publié le 16 avril 1967 par l’OSPAAAL. Source primaire de doctrine politique et militaire ; version anglaise sur Marxists Internet Archive.
- Mary Haverstick. L’Inconnue de Dallas. Une espionne au cœur de l’assassinat de JFK. Seuil, 2023, traduction Christophe Jaquet et Marc Saint-Upéry. Exemplaire PDF fourni : document 3B p. 95 (page 92 du PDF) ; document 3G p. 112 (page 109 du PDF) ; entretien avec Jerrie Cobb p. 259–261 (pages 256–258 du PDF). Le livre reproduit des rapports et propose aussi des hypothèses : les deux sont distingués dans l’article.
- Andy Alfonso. A Short Introduction to the Military Units to Aid Production (UMAP), Cuba, 1965–1968. Oxford Research Encyclopedia of Latin American History, 20 novembre 2024. Résumé universitaire consulté ; l’ordre de grandeur de 25 000 à 35 000 personnes est une estimation, non un décompte exhaustif.
- Carmen Lira Saade, La Jornada. Soy el responsable de la persecución a homosexuales que hubo en Cuba: Fidel Castro. Entretien publié le 31 août 2010, p. 26. Les propos de Castro sont une reconnaissance politique rétrospective, non une enquête complète sur chaque responsabilité.
- Amnesty International. Cuba: Ongoing repercussions of the crackdown. 29 juillet 2003, index AMR 25/035/2003. Arrestations de mars, procès et peines des 75 dissidents considérés comme prisonniers d’opinion.
- Office of the Historian, Département d’État des États-Unis. The Bay of Pigs Invasion and its Aftermath, April 1961–October 1962. Synthèse institutionnelle sur la préparation de l’invasion et l’opération Mongoose.
- Département d’État des États-Unis. Projet d’assassinat de Fidel Castro : documentation déclassifiée. FRUS, 1964–1968, vol. XXXII, document 315. Les projets attestés ne prouvent pas que toute opposition cubaine était commandée de l’étranger.
- Amnesty International. Cuba: New report charts clampdown and calls for release of dissidents. 2 juin 2003. Présentation du rapport « Essential measures » ; examen de dossiers judiciaires et discussion de la justification sécuritaire du gouvernement.
- Richard Helms. Capture and Execution of Ernesto “Che” Guevara. Mémorandum du 11 octobre 1967, FRUS, 1964–1968, vol. XXXI, document 171. Distingue la capture du 8 octobre de l’exécution du 9 octobre.
- Florencia Denti, Victoria and Albert Museum. Che Guevara in OSPAAAL posters. 13 mars 2023. Histoire du portrait de Korda et de ses usages dans les affiches de solidarité révolutionnaire.
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