đŸ•°ïž Krach de Wall Street : comment ça s’enclenche en 1929

🎯 Pourquoi le Krach de Wall Street dĂ©clenche-t-il une crise mondiale ?

Krach de Wall Street : en octobre 1929, une panique Ă  New York fait basculer l’économie mondiale. Pourtant, ce n’est pas “juste” une chute de cours. En rĂ©alitĂ©, une mĂ©canique s’enclenche, puis elle s’auto-alimente. Et comme la finance touche les entreprises, les banques et les mĂ©nages, le choc devient vite social et politique.

đŸ—‚ïž Dans cet article, tu vas dĂ©couvrir :

👉 Poursuivons avec le premier chapitre pour installer le dĂ©cor et comprendre pourquoi Wall Street devient si central.

🧭 Les AnnĂ©es folles : la montĂ©e vers le Krach de Wall Street

📌 Une Ă©conomie amĂ©ricaine qui accĂ©lĂšre

AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, les États-Unis dominent de plus en plus l’économie mondiale. D’abord, leurs usines produisent Ă  grande vitesse. Ensuite, les salaires montent pour une partie de la population, et la consommation explose. Enfin, la publicitĂ©, la radio et le cinĂ©ma donnent envie d’acheter toujours plus, donc la confiance s’installe.

Dans ce contexte, l’organisation du travail change aussi. On standardise, on rationalise, et on cherche des gains de productivitĂ©. Pour comprendre cette logique, tu peux relire l’explication sur le fordisme et le taylorisme, car elle Ă©claire l’idĂ©e d’une croissance “mĂ©canisĂ©e”. Cependant, cette prospĂ©ritĂ© ne touche pas tout le monde, et certaines fragilitĂ©s restent cachĂ©es.

đŸ™ïž Wall Street devient un symbole de rĂ©ussite

Au milieu des annĂ©es 1920, Wall Street Ă  New York n’est plus un lieu rĂ©servĂ© Ă  quelques initiĂ©s. Au contraire, l’investissement en Bourse devient une mode. Des journaux commentent les cours, des courtiers recrutent des clients, et beaucoup de familles rĂȘvent d’un enrichissement rapide. Ainsi, l’idĂ©e s’impose : “si les actions montent, elles continueront Ă  monter”.

Cette croyance est dangereuse, car elle transforme la Bourse en machine Ă  espoir. De plus, quand tout le monde parle de la mĂȘme chose, chacun craint de “rater le train”. Par consĂ©quent, des personnes sans grande Ă©pargne investissent quand mĂȘme, parfois sans comprendre les risques. C’est un point essentiel : une bulle ne naĂźt pas seulement de chiffres, mais aussi d’une psychologie collective.

⚠ Des fragilitĂ©s sous la vitrine des annĂ©es 1920

MalgrĂ© la croissance, plusieurs secteurs souffrent dĂ©jĂ . D’abord, l’agriculture amĂ©ricaine connaĂźt des difficultĂ©s, car les prix baissent. Ensuite, les inĂ©galitĂ©s restent fortes, donc une partie des mĂ©nages vit Ă  crĂ©dit. Enfin, certaines entreprises surproduisent, ce qui peut crĂ©er des stocks invendus. Pourtant, la Bourse masque ces alertes, car elle donne l’impression que tout va bien.

Il faut aussi comprendre le rĂŽle de la banque centrale amĂ©ricaine, la Federal Reserve. Quand elle rend le crĂ©dit plus cher, elle cherche Ă  freiner la spĂ©culation. NĂ©anmoins, le marchĂ© peut ignorer ces signaux si l’euphorie domine. C’est pourquoi le dĂ©cor des AnnĂ©es folles ressemble Ă  un théùtre : la scĂšne brille, mais les coulisses s’encombrent de risques.

đŸ§© Pourquoi ce contexte prĂ©pare l’enclenchement

Le futur Krach de Wall Street s’enclenche parce que plusieurs Ă©lĂ©ments se combinent. D’un cĂŽtĂ©, la production et la consommation donnent une impression de puissance. De l’autre, le crĂ©dit rend l’investissement facile, donc il attire de nouveaux joueurs. En outre, la hausse des cours crĂ©e une “preuve” apparente : si tout monte, c’est que le systĂšme est solide.

En rĂ©alitĂ©, cette soliditĂ© est trompeuse. Quand un marchĂ© dĂ©pend surtout de la confiance, il devient fragile. Ainsi, le moindre doute peut dĂ©clencher une vente massive. On peut dĂ©jĂ  retenir une rĂšgle simple : plus une hausse est rapide, plus une chute peut ĂȘtre brutale, surtout si le crĂ©dit amplifie tout.

⚙ La bulle spĂ©culative : comment elle se fabrique avant le Krach de Wall Street

💳 Acheter des actions Ă  crĂ©dit : l’effet de levier

Pour comprendre l’enclenchement du Krach de Wall Street, il faut saisir l’achat “sur marge”. ConcrĂštement, un investisseur ne paie pas toute l’action. Il verse une partie, par exemple 10 %, puis il emprunte le reste. Ainsi, si l’action monte, le gain semble Ă©norme. Cependant, si l’action baisse, la perte devient vite insupportable.

Cette logique ressemble à un amplificateur. D’abord, elle permet à beaucoup de personnes d’acheter sans avoir l’argent complet. Ensuite, elle gonfle la demande, donc les cours montent encore. Enfin, la hausse rassure tout le monde, et la spirale continue. Pourtant, ce systùme tient tant que les prix montent, ce qui le rend instable par nature.

📈 Quand la hausse attire la hausse : la logique de bulle

Une bulle naĂźt souvent d’un mĂ©canisme simple : “ça monte, donc j’achĂšte”. Au dĂ©but, certaines entreprises innovent rĂ©ellement, donc leurs actions progressent. Puis, la hausse attire des investisseurs qui ne cherchent plus la valeur rĂ©elle, mais la hausse elle-mĂȘme. Par consĂ©quent, le prix se dĂ©colle de la rĂ©alitĂ© Ă©conomique, sans que cela se voie immĂ©diatement.

De plus, les rumeurs jouent un rĂŽle fort. On promet des profits rapides, on met en avant quelques rĂ©ussites spectaculaires, et on oublie les Ă©checs. Ainsi, la Bourse devient une histoire qu’on se raconte. Or, une histoire peut changer en une journĂ©e, surtout si la peur remplace l’optimisme. C’est prĂ©cisĂ©ment ce basculement qui prĂ©pare le krach.

🏩 Le rîle des courtiers, banques et “trusts”

Dans les annĂ©es 1920, les courtiers et certaines banques facilitent l’accĂšs au marchĂ©. Ils prĂȘtent, ils conseillent, et ils poussent parfois Ă  multiplier les opĂ©rations. En outre, des sociĂ©tĂ©s d’investissement, souvent appelĂ©es “trusts”, promettent une gestion moderne. Elles rassemblent l’argent de petits porteurs, puis elles achĂštent des actions en masse. Cela donne l’impression d’un marchĂ© “professionnel”, donc plus sĂ»r.

Pourtant, cette sĂ©curitĂ© est en partie une illusion. D’abord, ces structures utilisent elles aussi le crĂ©dit. Ensuite, elles peuvent acheter des titres dĂ©jĂ  surĂ©valuĂ©s. Enfin, elles encouragent une mentalitĂ© de casino, mĂȘme si le mot choque. Le rĂ©sultat est clair : plus il y a d’intermĂ©diaires, plus le risque circule, et plus il devient difficile Ă  repĂ©rer.

🚩 Les signaux d’alarme de 1928-1929

Avant octobre 1929, plusieurs signes inquiĂštent. La Federal Reserve tente de freiner la spĂ©culation, et certains observateurs parlent d’une hausse “irrationnelle”. De plus, des cours deviennent absurdes au regard des profits rĂ©els. Pourtant, beaucoup rĂ©pondent : “cette fois, c’est diffĂ©rent”. C’est une phrase typique des bulles, car elle permet d’ignorer l’expĂ©rience du passĂ©.

Un autre signal vient du crĂ©dit lui-mĂȘme. Si les prĂȘteurs demandent plus de garanties, les investisseurs doivent trouver de l’argent rapidement. Or, quand trop de personnes cherchent du cash en mĂȘme temps, le marchĂ© se tend. Ainsi, une baisse modĂ©rĂ©e peut suffire Ă  dĂ©clencher une chaĂźne de ventes, car chacun veut Ă©viter la ruine.

🧠 Une idĂ©e simple pour ne pas se tromper

Une action reprĂ©sente une part d’entreprise. Donc, Ă  long terme, son prix devrait rester liĂ© aux profits et aux perspectives. Cependant, dans une bulle, le prix dĂ©pend surtout de l’espoir de revendre plus cher. Par consĂ©quent, la Bourse devient fragile, car tout repose sur l’acheteur suivant. C’est presque une pyramide psychologique, mĂȘme si ce n’est pas une arnaque organisĂ©e.

Retenir cela aide beaucoup : le krach n’est pas “magique”. Il devient possible dĂšs que le systĂšme repose sur la confiance pure, surtout quand le crĂ©dit grossit le problĂšme. DĂšs lors, il suffit d’un choc, d’une rumeur ou d’une baisse plus forte pour que l’enclenchement dĂ©marre.

📜 Octobre 1929 : les journĂ©es oĂč le Krach de Wall Street s’enclenche

📅 Un sommet, puis les premiers doutes

Le marchĂ© atteint des niveaux trĂšs Ă©levĂ©s en 1929. Puis, en septembre 1929, les cours semblent hĂ©siter. D’abord, certains vendent pour sĂ©curiser leurs gains. Ensuite, d’autres imitent, car ils sentent un changement d’ambiance. Or, quand un marchĂ© est surĂ©valuĂ©, une petite baisse peut paraĂźtre Ă©norme, car tout le monde surveille la moindre variation.

Cette phase est cruciale : elle montre que la bulle dĂ©pend de la confiance. Tant que les investisseurs pensent que “ça remontera”, ils tiennent. Cependant, si l’idĂ©e s’installe que “ça peut chuter”, la prudence se transforme vite en panique. Ainsi, le terrain est prĂȘt pour une journĂ©e oĂč la vente devient massive.

đŸ—žïž Le jeudi noir : 24 octobre 1929

Le 24 octobre 1929, souvent appelĂ© jeudi noir, les ordres de vente arrivent en avalanche. D’abord, des investisseurs veulent sortir vite. Ensuite, les cours baissent, donc d’autres paniquent. Enfin, le systĂšme de cotation se retrouve dĂ©bordĂ©, et les informations arrivent avec retard, ce qui augmente l’angoisse. Beaucoup ont l’impression de perdre le contrĂŽle.

À ce moment, certains grands acteurs tentent de calmer le jeu en achetant des titres pour soutenir les prix. Cela peut ralentir la chute, mais cela ne rĂ©pare pas la confiance. En outre, ceux qui ont achetĂ© Ă  crĂ©dit reçoivent des demandes de garanties : ils doivent apporter de l’argent, sinon on vend leurs actions. Par consĂ©quent, la vente devient automatique, comme une rĂ©action en chaĂźne.

📉 Le lundi noir et le mardi noir : 28 et 29 octobre 1929

AprĂšs le jeudi noir, certains pensent que la crise est finie. Pourtant, le doute reste. Le 28 octobre 1929, dit lundi noir, la chute reprend violemment. Les cours s’effondrent, et l’idĂ©e s’impose : “ce n’est pas un simple accident”. Le lendemain, 29 octobre 1929, souvent appelĂ© mardi noir, la panique atteint un sommet, car les ventes s’accĂ©lĂšrent encore.

Ces journĂ©es illustrent un mĂ©canisme simple : quand tout le monde veut vendre, il n’y a plus assez d’acheteurs. Donc, les prix tombent, parfois sans logique Ă©conomique immĂ©diate. De plus, les investisseurs endettĂ©s vendent de force, ce qui amplifie la chute. C’est l’enclenchement typique : la baisse crĂ©e la baisse, car elle dĂ©clenche des ventes supplĂ©mentaires.

đŸ§· Voir l’époque dans les archives : un regard de tĂ©moin

Pour ressentir l’ambiance, les archives sont prĂ©cieuses. Par exemple, des publications Ă©conomiques de 1929 montrent les inquiĂ©tudes et la maniĂšre dont on parle des marchĂ©s. Tu peux consulter un document d’octobre 1929 conservĂ© sur Gallica (BnF), car il aide Ă  imaginer l’époque sans filtre.

Évidemment, ces textes ne racontent pas tous la mĂȘme chose. Cependant, ils montrent une rĂ©alitĂ© : les gens cherchent des explications, et chacun accuse un facteur diffĂ©rent. Ainsi, on comprend que le krach est aussi une bataille de rĂ©cits, entre ceux qui veulent rassurer et ceux qui redoutent un effondrement durable.

🧭 Krach boursier ou crise Ă©conomique : ne pas confondre

Le Krach de Wall Street est d’abord un choc boursier. Donc, il concerne les cours des actions. Pourtant, il peut dĂ©clencher une crise Ă©conomique si la finance touche les banques, le crĂ©dit et les entreprises. En d’autres termes, le krach est l’étincelle, mais l’incendie dĂ©pend du reste. C’est pourquoi la suite de l’histoire devient essentielle.

Pour replacer ces journĂ©es dans la crise globale, tu peux aussi t’appuyer sur le pilier Crise de 1929 : causes, krach, consĂ©quences mondiales, car il met en perspective le choc financier et ses effets en chaĂźne. Maintenant, passons Ă  la transmission la plus dangereuse : celle qui va de la Bourse aux banques.

🎹 De la Bourse aux banques : la spirale qui s’installe aprùs le Krach de Wall Street

🏩 Pourquoi une chute boursiùre menace les banques

Beaucoup imaginent que la Bourse et la “vraie vie” sont sĂ©parĂ©es. Pourtant, en 1929, le crĂ©dit relie tout. D’abord, des banques prĂȘtent directement ou indirectement pour acheter des actions. Ensuite, elles dĂ©tiennent aussi des actifs liĂ©s au marchĂ©. Enfin, si leurs clients font faillite, elles perdent de l’argent, donc elles deviennent fragiles.

Quand la confiance baisse, les dĂ©posants peuvent paniquer. Ils veulent rĂ©cupĂ©rer leur argent tout de suite. Or, une banque ne garde pas tout en liquide, car elle prĂȘte une partie. Donc, si tout le monde retire en mĂȘme temps, la banque peut tomber, mĂȘme si elle semblait solide. C’est le mĂ©canisme classique de la “ruĂ©e bancaire”, et il transforme un choc financier en catastrophe sociale.

🧊 DĂ©flation, dettes et cercle vicieux

AprĂšs le krach, l’économie ralentit. Les entreprises vendent moins, donc elles licencient. Ensuite, les revenus baissent, donc la consommation chute encore. C’est un cercle vicieux. De plus, si les prix baissent fortement, on parle de dĂ©flation. Dans ce cas, une dette devient plus lourde Ă  rembourser, car l’argent “vaut plus” qu’avant.

Cette situation Ă©touffe l’investissement. D’abord, les entreprises n’osent plus emprunter. Ensuite, les banques prĂȘtent moins, car elles ont peur de perdre. Enfin, les mĂ©nages Ă©conomisent par crainte, donc la demande chute encore. VoilĂ  pourquoi la crise peut durer : le systĂšme se contracte, et chaque acteur se protĂšge, ce qui aggrave le problĂšme collectif.

đŸȘ™ L’étalon-or : une contrainte qui complique les rĂ©ponses

À l’époque, beaucoup de pays fonctionnent avec l’étalon-or. Cela signifie que la monnaie est liĂ©e Ă  l’or, donc les États ont moins de libertĂ© pour crĂ©er de la monnaie. Ainsi, ils craignent de perdre leurs rĂ©serves d’or si la confiance internationale s’effondre. Par consĂ©quent, ils hĂ©sitent Ă  mener des politiques monĂ©taires trĂšs expansives, mĂȘme quand la situation se dĂ©grade.

Pour Ă©clairer ce point, tu peux relire l’explication sur l’étalon-or, car elle aide Ă  comprendre pourquoi certains gouvernements “n’osent pas” agir comme on l’imaginerait aujourd’hui. En outre, cette contrainte renforce la diffusion internationale : si un pays serre la vis, les autres suivent, et la crise circule.

đŸ›ïž Les rĂ©ponses politiques : Herbert Hoover face Ă  la tempĂȘte

Le prĂ©sident amĂ©ricain Herbert Hoover est au pouvoir lors du krach. Il pense d’abord que l’économie va se corriger vite. Ensuite, il encourage certaines aides, mais il reste prudent, car il craint les dĂ©ficits et il dĂ©fend la responsabilitĂ© individuelle. Pourtant, la crise s’aggrave, donc l’État est poussĂ© Ă  agir davantage, mĂȘme si c’est tardif.

Cette hĂ©sitation est un Ă©lĂ©ment clĂ© de l’enclenchement. Quand la crise s’installe, les attentes changent : les citoyens rĂ©clament des solutions, et la politique devient centrale. Plus tard, l’arrivĂ©e de Franklin D. Roosevelt et du New Deal symbolise un tournant. Nous y reviendrons, car comprendre cette rupture aide Ă  comprendre l’aprĂšs-krach.

🌍 D’un krach amĂ©ricain Ă  un choc mondial : comment la crise se propage

🌐 Le commerce mondial s’effondre

Une crise amĂ©ricaine peut devenir mondiale parce que l’économie est dĂ©jĂ  connectĂ©e. D’abord, les États-Unis prĂȘtent et investissent en Europe. Ensuite, ils importent et exportent massivement. Enfin, ils influencent les monnaies et le crĂ©dit international. Donc, si l’AmĂ©rique ralentit, les autres pays sentent le choc.

De plus, quand les entreprises et les banques ont peur, elles rĂ©duisent leurs Ă©changes. Par consĂ©quent, le commerce se contracte. C’est une contagion par les Ă©changes : moins d’achats, moins de production, donc plus de chĂŽmage. Ainsi, une crise financiĂšre se transforme en crise industrielle, puis en crise sociale, sur plusieurs continents.

đŸ§± Protectionnisme : une fausse solution qui aggrave tout

Face Ă  la crise, certains pays montent des barriĂšres douaniĂšres. Ils espĂšrent protĂ©ger leur Ă©conomie. Cependant, si chacun ferme son marchĂ©, les Ă©changes chutent encore. Les entreprises perdent des dĂ©bouchĂ©s, donc elles licencient. En outre, les tensions internationales augmentent, car chacun accuse l’autre de tricher ou d’agresser Ă©conomiquement.

Pour bien maĂźtriser cette notion, tu peux relire l’explication sur le protectionnisme, car elle montre pourquoi cette stratĂ©gie peut sembler logique Ă  court terme, tout en Ă©tant destructrice Ă  long terme. Ici, c’est un Ă©lĂ©ment important : le choc du krach se propage aussi par les dĂ©cisions politiques.

đŸ‡ȘđŸ‡ș L’Europe frappĂ©e : banques, dettes et instabilitĂ©

En Europe, plusieurs pays sont dĂ©jĂ  fragiles. D’abord, ils gĂšrent encore les consĂ©quences de la PremiĂšre Guerre mondiale. Ensuite, certains dĂ©pendent de capitaux amĂ©ricains. Enfin, des systĂšmes bancaires restent vulnĂ©rables. Quand l’argent amĂ©ricain se retire, des banques vacillent, et les gouvernements se retrouvent sous pression.

Cette instabilitĂ© nourrit une crise politique. En effet, quand la misĂšre augmente, les citoyens perdent confiance dans les partis traditionnels. Donc, de nouveaux mouvements gagnent en audience, parfois avec des discours radicaux. Pour comprendre ce lien entre crise et politique, tu peux consulter Crise de 1929 et montĂ©e des extrĂȘmes, car ce chapitre est souvent au programme et il tombe facilement au bac.

đŸ‘„ Un choc social : chĂŽmage de masse et pauvretĂ©

La crise transforme la vie quotidienne. Des millions de personnes perdent leur emploi. Ensuite, beaucoup perdent leur logement, donc des quartiers prĂ©caires apparaissent. On parle parfois de “bidonvilles” associĂ©s Ă  l’époque, ce qui choque une partie de l’opinion. De plus, les aides sociales restent limitĂ©es, donc la solidaritĂ© familiale et locale devient essentielle.

Pour ne pas confondre les notions, il est utile de connaĂźtre la dĂ©finition du chĂŽmage au sens statistique. Tu peux lire la dĂ©finition du chĂŽmeur au sens du BIT sur le site de l’INSEE, car elle montre les critĂšres prĂ©cis. Évidemment, cette dĂ©finition est moderne, mais elle aide Ă  raisonner proprement : chĂŽmage, inactivitĂ©, prĂ©caritĂ©, ce n’est pas la mĂȘme chose.

đŸŽ„ Une ressource simple pour rĂ©viser la crise

Quand tu rĂ©vises, une ressource claire peut aider Ă  fixer la chronologie : krach, puis propagation, puis dĂ©pression. Tu peux regarder la vidĂ©o Lumni sur la crise de 1929, car elle rĂ©sume bien les grandes Ă©tapes. Ensuite, tu peux revenir au texte pour approfondir les mĂ©canismes, car c’est souvent ce que les copies doivent expliquer.

Maintenant, il reste une Ă©tape essentielle : comprendre comment raconter l’enclenchement de façon claire, avec des causes, des dĂ©clencheurs et des amplificateurs. C’est ce que nous faisons dans le chapitre suivant, avec une mĂ©thode simple.

đŸ€ Comprendre l’enclenchement : mĂ©thodes et leçons du Krach de Wall Street

🧠 La chaüne logique en six maillons

Pour expliquer le Krach de Wall Street, tu peux suivre une chaĂźne simple. D’abord, une croissance rapide crĂ©e l’optimisme. Ensuite, le crĂ©dit facilite la spĂ©culation. Puis, la hausse attire la hausse, donc une bulle se forme. AprĂšs cela, un doute dĂ©clenche des ventes, et la baisse accĂ©lĂšre. Enfin, la crise touche les banques, puis l’économie rĂ©elle.

Cette mĂ©thode Ă©vite les copies floues. En effet, tu montres l’enchaĂźnement et tu distingues causes et dĂ©clencheurs. De plus, tu peux ajouter des “amplificateurs” : achats sur marge, ruĂ©es bancaires, dĂ©cisions politiques maladroites, et contraintes monĂ©taires. Ainsi, tu prouves que tu comprends le mĂ©canisme, pas seulement la date.

🔍 Causes profondes vs dĂ©clencheurs : comment ne pas se tromper

Les causes profondes sont installĂ©es avant 1929. Elles incluent l’euphorie, le crĂ©dit et des fragilitĂ©s Ă©conomiques. Les dĂ©clencheurs, eux, arrivent au moment oĂč la confiance se fissure. Par exemple, une baisse de cours peut suffire si tout le monde est endettĂ©. Donc, le dĂ©clencheur n’explique pas tout, mais il lance la rĂ©action en chaĂźne.

Cette distinction est trĂšs utile en dissertation. D’abord, elle structure ton plan. Ensuite, elle Ă©vite l’erreur classique : croire que “le jeudi noir” est la seule cause. En rĂ©alitĂ©, 24, 28 et 29 octobre 1929 sont des moments clĂ©s, mais ils ne tombent pas du ciel. Ils rĂ©vĂšlent un systĂšme dĂ©jĂ  fragile.

đŸ›ïž Le tournant Roosevelt : un autre modĂšle d’action

Quand Franklin D. Roosevelt arrive au pouvoir en 1933, il change le rapport entre l’État et l’économie. Le New Deal cherche Ă  relancer, Ă  encadrer, et Ă  redonner confiance. Il ne “guĂ©rit” pas tout instantanĂ©ment, mais il marque une nouvelle philosophie : l’État peut intervenir fortement. Pour rĂ©viser ce tournant, tu peux lire l’article passerelle sur le New Deal.

Pour replacer le personnage, tu peux aussi consulter la biographie de Franklin D. Roosevelt, car le contexte politique compte. En effet, en pĂ©riode de crise, l’opinion cherche des leaders. Donc, la crise Ă©conomique devient aussi une crise de confiance dĂ©mocratique.

đŸ‘„ Grande DĂ©pression : quand le krach devient une vie quotidienne

Le krach est un choc de marchĂ©. La Grande DĂ©pression, elle, est une pĂ©riode longue, faite de chĂŽmage, de pauvretĂ© et de peur. D’abord, les entreprises rĂ©duisent la production. Ensuite, les licenciements s’étendent. Enfin, l’État est obligĂ© de revoir ses prioritĂ©s, car la crise devient un problĂšme national. Pour approfondir cette dimension sociale, tu peux lire Grande DĂ©pression : chĂŽmage, pauvretĂ©, politiques.

Dans une copie, tu peux donner un exemple concret : un mĂ©nage endettĂ© vend ses biens, perd son emploi, puis dĂ©pend d’aides locales. Ce scĂ©nario se rĂ©pĂšte, donc la crise devient visible dans les rues. Ainsi, tu montres que l’économie n’est pas abstraite. Elle touche des vies, et c’est souvent ce que les examinateurs attendent : relier mĂ©canisme et consĂ©quences.

⚡ Crise et radicalisation : un lien politique à maütriser

Quand la misĂšre s’installe, les discours simples sĂ©duisent. Certains promettent un bouc Ă©missaire, d’autres un chef providentiel, et d’autres encore une rupture violente. Par consĂ©quent, des rĂ©gimes autoritaires gagnent du terrain dans plusieurs pays. Pour mettre cela en perspective, tu peux aussi revoir l’analyse sur les rĂ©gimes totalitaires, car elle aide Ă  relier crise Ă©conomique, crise sociale et crise dĂ©mocratique.

Ce point ne signifie pas que la crise “cause automatiquement” une dictature. Cependant, elle fragilise les sociĂ©tĂ©s. Elle augmente la colĂšre et la peur, donc elle rend les compromis plus difficiles. VoilĂ  une leçon centrale : le Krach de Wall Street s’enclenche financiĂšrement, mais il dĂ©borde vite sur la politique, ce qui explique son importance dans l’histoire mondiale.

🧠 À retenir sur le Krach de Wall Street

  • Le Krach de Wall Street Ă©clate en octobre 1929 Ă  New York, avec le jeudi noir (24 octobre) et le mardi noir (29 octobre).
  • La bulle se fabrique par la spĂ©culation et l’achat d’actions Ă  crĂ©dit, ce qui amplifie les hausses comme les chutes.
  • La crise devient mondiale quand les banques, le crĂ©dit et le commerce se contractent, ce qui fait exploser le chĂŽmage et la pauvretĂ©.
  • La crise fragilise les dĂ©mocraties et favorise des tensions politiques, ce qui aide Ă  comprendre la montĂ©e des extrĂȘmes dans les annĂ©es 1930.

❓ FAQ : Questions frĂ©quentes sur le Krach de Wall Street

đŸ§© Le Krach de Wall Street a-t-il commencĂ© le 24 octobre 1929 ou le 29 octobre 1929 ?

On retient souvent le 24 octobre 1929 comme dĂ©but de la panique (jeudi noir), puis le 29 octobre 1929 comme point culminant (mardi noir). En rĂ©alitĂ©, le basculement se fait sur plusieurs jours, car la confiance se fissure, puis la vente s’emballe.

đŸ§© Pourquoi l’achat Ă  crĂ©dit a-t-il rendu le krach plus violent ?

Parce que l’achat sur marge oblige Ă  apporter de l’argent quand les cours baissent. Donc, beaucoup vendent de force pour rembourser, ce qui accentue la chute. Ce mĂ©canisme crĂ©e une rĂ©action en chaĂźne qui transforme une baisse en effondrement.

đŸ§© Quelle diffĂ©rence entre krach boursier et Grande DĂ©pression ?

Le krach est un choc sur les cours en 1929. La Grande DĂ©pression est une crise Ă©conomique et sociale longue, avec chĂŽmage de masse et pauvretĂ©. Pour approfondir, tu peux relire l’article sur la Grande DĂ©pression.

đŸ§© Le krach suffit-il Ă  expliquer la montĂ©e des extrĂȘmes en Europe ?

Non, car chaque pays a ses propres fragilitĂ©s. Cependant, la crise aggrave la misĂšre et la dĂ©fiance envers les partis traditionnels, donc elle facilite la radicalisation. Pour rĂ©viser ce lien, tu peux lire Crise de 1929 et montĂ©e des extrĂȘmes.

đŸ§© Quiz – Krach de Wall Street : comment ça s’enclenche

1. Dans quelle ville se situe Wall Street, cƓur du krach de 1929 ?



2. Quel mécanisme a amplifié la spéculation avant le krach ?



3. Quel jour est souvent associĂ© au “mardi noir” ?



4. Que se passe-t-il quand trop d’investisseurs veulent vendre en mĂȘme temps ?



5. Pourquoi une chute boursiĂšre peut-elle fragiliser des banques ?



6. Comment appelle-t-on une panique oĂč les dĂ©posants retirent leur argent massivement ?



7. Quel mot décrit une baisse générale des prix qui rend les dettes plus lourdes ?



8. Quel prĂ©sident est au pouvoir aux États-Unis lors du krach de 1929 ?



9. Pourquoi parle-t-on de contagion mondiale aprĂšs le krach ?



10. Dans une bulle, sur quoi repose surtout la hausse des cours ?



11. Quel est le rîle du “sur marge” dans l’enclenchement du krach ?



12. Quel ensemble de jours est le plus associĂ© au cƓur du krach ?



13. Quelle différence essentielle entre krach et Grande Dépression ?



14. Quel effet peut avoir le protectionnisme en période de crise mondiale ?



15. Pourquoi l’étalon-or peut-il limiter certaines politiques Ă©conomiques ?



16. Quel enchaĂźnement dĂ©crit le mieux la propagation vers l’économie rĂ©elle ?



17. Quel président symbolise un tournant avec le New Deal ?



18. Dans une bulle, quelle phrase résume le piÚge principal ?



19. Pourquoi le krach fragilise-t-il la démocratie dans certains pays ?



20. Quelle mĂ©thode aide le plus Ă  expliquer l’enclenchement en copie ?



Luc Pitallier
Écrit par Luc Pitallier ‱

CrĂ©ateur du site reviserhistoire.fr, j’aide les collĂ©giens, les lycĂ©ens et les adultes en reprise d’études Ă  progresser sans stress, avec des explications nettes, des exemples concrets et une vraie mĂ©thode.
Sur le blog reviserhistoire.fr, tu trouveras des cours complets du programme, des fiches synthĂšse, des schĂ©mas, des cartes et des quiz pour ĂȘtre prĂȘt le jour du contrĂŽle, du brevet, du bac ou d’un concours.

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