💥 Grande Dépression : chômage, pauvreté et politiques

🎯 Pourquoi la Grande Dépression marque-t-elle un tournant ?

La Grande Dépression n’est pas seulement une crise financière : c’est un choc humain, social et politique qui bouleverse le monde dès 1929. D’abord, le chômage explose, puis la pauvreté s’installe dans des villes entières, de New York à Berlin. Ensuite, les États hésitent : faut-il laisser le marché “se corriger”, ou intervenir massivement ? Enfin, cette période change durablement la façon dont les gouvernements pensent l’économie, la protection sociale et même la démocratie.

🗂️ Dans cet article, tu vas découvrir :

👉 Poursuivons avec le premier chapitre pour bien comprendre le contexte de ce thème.

🧭 Les années 1920 : un monde fragile avant la Grande Dépression

Pour comprendre la Grande Dépression, il faut d’abord regarder la décennie qui précède : les années 1920. À première vue, tout va bien, surtout aux États-Unis : production en hausse, consommation de masse, villes qui brillent. Cependant, sous cette prospérité, des fragilités s’accumulent, et elles rendent le système vulnérable au moindre choc.

🚗 Les “Roaring Twenties” : croissance rapide et illusions

Aux États-Unis, on parle souvent des “années folles” : les voitures, la radio, le cinéma et l’électroménager deviennent des symboles de modernité. De plus, les usines produisent en série, ce qui baisse les prix et augmente les ventes. Pourtant, cette croissance profite surtout à une partie de la population, et les inégalités restent fortes, ce qui fragilise la demande sur le long terme.

Dans le même temps, beaucoup de ménages achètent à crédit, car “payer plus tard” semble normal. Ainsi, la consommation augmente, mais elle dépend d’une confiance permanente dans l’avenir. Or, si les salaires stagnent ou si le travail manque, les remboursements deviennent impossibles, et la machine se bloque rapidement.

🏦 Crédit facile, spéculation et bulles

La Bourse de New York attire des foules, et l’idée d’un enrichissement rapide se diffuse. Ensuite, certains empruntent même pour acheter des actions, en espérant revendre plus cher. Ce mécanisme nourrit une bulle : les prix montent parce que tout le monde pense qu’ils vont continuer à monter. Cependant, quand la confiance se fissure, la chute peut devenir brutale.

Cette logique n’est pas seulement “psychologique”. En effet, les banques prêtent, les investisseurs achètent, puis les cours montent, ce qui encourage de nouveaux prêts. Par conséquent, une partie du système repose sur du crédit fragile, et le moindre recul déclenche des ventes en chaîne.

🌍 Un monde d’après-guerre instable : dettes, réparations, étalon-or

Après la Première Guerre mondiale, l’économie mondiale reste tendue. D’un côté, les pays européens doivent reconstruire, et beaucoup empruntent. De l’autre, la question des dettes de guerre et des réparations pèse sur les relations internationales, notamment en Europe. Ainsi, la finance devient un lien vital entre continents, mais aussi un point de fragilité.

De plus, plusieurs États cherchent à stabiliser leur monnaie avec l’étalon-or, c’est-à-dire un système où la monnaie est liée à l’or. Cela rassure, car cela limite l’inflation. En revanche, cela réduit la liberté d’action : en période de crise, il devient difficile de relancer l’économie sans perdre des réserves d’or, ce qui peut aggraver la situation.

⚠️ Des signaux d’alerte souvent ignorés

Avant 1929, certains secteurs montrent déjà des signes de faiblesse. Par exemple, l’agriculture américaine souffre, car les prix baissent et les stocks s’accumulent. Ensuite, des entreprises produisent plus qu’elles ne vendent, ce qui crée des surcapacités. Pourtant, l’optimisme général masque ces tensions, et les dirigeants pensent que la croissance va durer.

Enfin, le commerce mondial devient plus compétitif, et les États hésitent entre ouverture et protection. Or, quand la peur s’installe, la tentation de se fermer grandit. Cette combinaison d’inégalités, de crédit fragile et d’équilibres internationaux instables prépare le terrain de la Grande Dépression.

⚙️ Du krach à la Grande Dépression : comment la crise s’installe

Le choc de 1929 est souvent résumé par une image : la Bourse qui s’effondre. Pourtant, la Grande Dépression ne se limite pas à un krach boursier. D’abord, le krach touche la finance, ensuite il frappe les banques, puis il atteint les entreprises et les emplois. Cette chaîne transforme une panique en crise durable, et c’est cela qui fait la spécificité de la période.

📉 Un krach n’est pas une dépression : la différence clé

Un krach est une chute brutale des cours en Bourse, souvent en quelques jours. Une dépression, au contraire, est une baisse longue de l’activité : production qui recule, chômage qui grimpe, investissements qui s’arrêtent. Ainsi, le krach de Wall Street déclenche un choc, mais la profondeur vient surtout de ce qui se passe ensuite dans l’économie réelle.

Pour revoir précisément le mécanisme financier du choc initial, tu peux consulter l’article sur le krach de Wall Street en 1929, qui détaille les ventes paniques, la spéculation et la perte de confiance.

🏦 Banques en danger : faillites, ruées, crédit qui se bloque

Quand les cours chutent, beaucoup perdent leurs économies, et certains ne peuvent plus rembourser leurs prêts. Ensuite, des banques deviennent fragiles, car elles ont prêté trop ou ont placé l’argent dans des actifs risqués. Or, si les clients paniquent, ils retirent leur argent en masse : c’est la “ruée” bancaire. Par conséquent, même une banque solvable peut tomber faute de liquidités.

De plus, quand les banques ont peur, elles prêtent moins. Ainsi, les entreprises ne peuvent plus financer leurs stocks ou leurs machines, et elles réduisent la production. En même temps, elles licencient, ce qui réduit la consommation, donc les ventes, donc les revenus. Ce cercle vicieux pousse l’économie vers la Grande Dépression.

💰 Déflation : quand les prix baissent et la crise s’aggrave

Un élément important de la Grande Dépression est la déflation, c’est-à-dire la baisse générale des prix. À première vue, des prix plus bas semblent une bonne nouvelle. Pourtant, c’est l’inverse : si les prix baissent, les entreprises gagnent moins, donc elles baissent les salaires ou licencient. En outre, les dettes deviennent plus lourdes, car on rembourse avec un argent “plus rare” et “plus cher”.

Ensuite, les consommateurs attendent : “Si ça baisse encore demain, je n’achète pas aujourd’hui.” Donc la demande recule, et la production baisse davantage. Ainsi, la déflation peut transformer une crise courte en crise longue, surtout si l’État n’intervient pas pour relancer la machine.

🌐 Une crise qui traverse l’Atlantique : contagion mondiale

La finance relie les continents. Par exemple, si des banques américaines rapatrient leurs capitaux, des banques européennes manquent d’argent. De plus, si un pays veut garder l’étalon-or, il peut augmenter les taux d’intérêt pour protéger sa monnaie, ce qui freine encore l’économie. En conséquence, la crise devient mondiale, et elle touche différemment chaque région.

Pour une vue d’ensemble, tu peux lire la synthèse complète sur la crise de 1929, qui met en perspective les causes et les conséquences sur plusieurs continents.

🧠 Les erreurs de politique économique : hésitations et dogmes

Dans les premières années, beaucoup de responsables pensent que l’économie va se corriger seule. D’abord, ils cherchent à équilibrer les budgets, comme une famille qui “serre la ceinture”. Cependant, à l’échelle d’un pays, cela peut aggraver la crise, car l’État coupe des dépenses au moment où la population a besoin d’aide. Par conséquent, la demande baisse encore, et le chômage monte.

De plus, la tentation du protectionnisme grandit. Or, si chaque pays augmente les barrières douanières, le commerce mondial s’effondre, et la crise s’étend. Ainsi, la Grande Dépression devient un moment où les choix politiques comptent autant que les mécanismes financiers.

📜 Grande Dépression : chômage et pauvreté au quotidien

Quand on dit Grande Dépression, on pense souvent à des chiffres. Pourtant, ce sont d’abord des vies bouleversées : emplois perdus, logements quittés, familles séparées, migrations forcées. Ensuite, les solidarités se transforment : associations, soupe populaire, entraide de quartier. Enfin, les sociétés changent, car la crise touche aussi la dignité, la santé et l’espoir.

👷 Un chômage massif : quand le travail disparaît

Dans les années 1930, le chômage atteint des niveaux inédits, surtout aux États-Unis et en Europe. Dans certaines villes industrielles, des usines ferment, puis des quartiers entiers se vident. De plus, les jeunes entrent sur le marché du travail sans trouver de place, ce qui casse des trajectoires de vie dès le départ.

Le plus dur, c’est la durée. En effet, perdre un emploi un mois est une épreuve, mais perdre un emploi un an devient une catastrophe. Ainsi, des compétences se perdent, la confiance s’effondre, et les familles s’endettent. Par conséquent, la Grande Dépression n’est pas un simple “trou d’air”, c’est un basculement social.

🍞 Pauvreté visible : files d’attente, bidonvilles, solidarité

La pauvreté devient visible dans l’espace public. D’abord, on voit des files pour un repas chaud, ensuite des distributions de vêtements, et parfois des enfants qui quittent l’école pour aider. Aux États-Unis, des quartiers de baraques apparaissent, souvent appelés “Hoovervilles”, en référence au président Herbert Hoover. Cette image marque les esprits, car elle contredit le rêve d’abondance des années 1920.

Pourtant, l’entraide existe. De plus, des associations, des églises, des municipalités organisent des secours. Cependant, ces aides restent souvent insuffisantes, car les besoins explosent. Ainsi, la crise pousse à réfléchir à un point clé : faut-il laisser la charité privée faire, ou créer une protection publique durable ?

🏠 Familles sous pression : logement, santé, scolarité

Quand les revenus chutent, le logement devient un problème immédiat. D’abord, les loyers s’accumulent, puis viennent les expulsions, et enfin l’hébergement chez des proches. De plus, la santé se dégrade : malnutrition, stress, manque de soins. En outre, la scolarité se fragilise, car certains adolescents travaillent ou se déplacent avec leur famille.

Les rôles au sein des familles changent aussi. Par exemple, des femmes cherchent un emploi, mais elles subissent parfois des discriminations, car on considère que l’emploi doit revenir aux hommes. En revanche, dans de nombreux foyers, chacun contribue comme il peut, et l’expérience de la Grande Dépression modifie durablement les représentations sociales.

🌾 Campagnes en crise : surproduction, endettement, exode

La crise ne touche pas seulement les villes. Dans les campagnes, les prix agricoles chutent, et les dettes deviennent lourdes. Ensuite, certains fermiers perdent leurs terres, ce qui provoque un exode. Aux États-Unis, la combinaison de la crise économique et d’épisodes climatiques difficiles pousse des familles à migrer vers d’autres États, à la recherche de travail saisonnier.

Cette situation montre un point important : la Grande Dépression est aussi une crise de l’équilibre entre production et demande. Si tout le monde produit, mais si personne n’a assez d’argent pour acheter, l’économie se grippe. Par conséquent, les politiques publiques vont progressivement chercher à soutenir les revenus et à stabiliser les marchés.

🎭 Culture et mentalités : peur, colère, mais aussi créativité

Les crises changent l’imaginaire collectif. D’abord, la peur de “tomber” socialement s’installe, ensuite la colère contre les élites grandit. Pourtant, on observe aussi des formes de créativité : chansons, films, récits de migration, témoignages. Ainsi, la Grande Dépression devient une référence culturelle, car elle raconte l’épreuve, la survie et la solidarité.

En classe, ce point est utile : il montre que l’histoire n’est pas seulement politique ou économique. Au contraire, elle touche les sensibilités, les comportements, et les visions du futur. Donc, comprendre le quotidien permet de mieux saisir pourquoi les années suivantes voient des choix politiques radicaux.

🎨 Politiques publiques : de Hoover à Roosevelt face à la Grande Dépression

La Grande Dépression pose une question simple, mais explosive : que doit faire l’État quand l’économie s’effondre ? D’abord, le président Herbert Hoover privilégie l’aide limitée et la responsabilité privée. Ensuite, l’élection de Franklin D. Roosevelt en 1932 ouvre une autre logique : intervention massive, programmes publics, réforme bancaire. Cette rupture transforme la relation entre citoyens et gouvernement.

🏛️ Hoover : prudence, aides ciblées et confiance dans le privé

Herbert Hoover n’est pas totalement inactif, contrairement à une idée simplifiée. Il soutient certains grands travaux et encourage les entreprises à maintenir l’emploi. De plus, il aide des banques et des entreprises via des mécanismes publics. Cependant, il refuse une aide sociale trop directe, car il craint de “détruire l’esprit d’initiative”.

Or, la crise est trop profonde. En effet, quand des millions de personnes n’ont plus de salaire, la demande s’effondre, et le privé ne relance pas spontanément. Par conséquent, la politique de prudence paraît insuffisante, et la colère sociale augmente, ce qui prépare un changement politique majeur.

🗳️ 1932 : Roosevelt arrive et change le ton

En 1932, Franklin D. Roosevelt promet un “New Deal”, c’est-à-dire une nouvelle manière de traiter la crise. D’abord, il parle directement aux citoyens, ensuite il assume l’idée d’un État protecteur, et enfin il veut agir vite. Ce style politique compte, car il redonne un minimum de confiance dans un moment de panique.

Si tu veux un chapitre dédié à ces réformes, tu peux lire l’article passerelle sur le New Deal de Roosevelt, qui aide à relier la Grande Dépression à l’histoire sociale et politique des États-Unis.

🏦 Réformer les banques : stopper la panique

Roosevelt commence par stabiliser le système bancaire. D’abord, il ferme temporairement les banques pour arrêter les ruées, puis il impose des contrôles. Ensuite, l’État renforce la supervision financière, car l’idée est simple : sans confiance, il n’y a ni épargne, ni crédit, ni investissement. Ainsi, ces réformes visent à casser le cercle de la peur.

De plus, la régulation des marchés financiers progresse. En conséquence, on cherche à limiter les manipulations et à rendre l’information plus transparente. Même si tout n’est pas parfait, cette évolution marque une idée nouvelle : l’économie n’est pas un espace sans règles, et l’État peut fixer un cadre pour protéger le public.

🏗️ Relancer l’emploi : grands travaux et programmes publics

Pour lutter contre le chômage, Roosevelt lance des programmes d’emploi et de travaux publics. D’abord, l’État finance des routes, des ponts, des écoles, puis il emploie directement des chômeurs. Ainsi, des familles retrouvent un revenu, et la consommation redémarre. En outre, ces chantiers modernisent le pays, ce qui renforce l’idée d’un investissement “utile”.

Cependant, ces politiques ont des limites. D’une part, elles coûtent cher, et elles inquiètent ceux qui craignent les déficits. D’autre part, elles ne suffisent pas toujours à absorber tous les chômeurs. Néanmoins, elles transforment la place de l’État et créent un précédent majeur dans l’histoire de la Grande Dépression.

🧾 Protéger les plus fragiles : naissance d’un filet de sécurité

Un autre tournant est la création de protections sociales, comme des retraites et des aides. D’abord, l’idée choque certains, car on pense que la famille ou la charité doit suffire. Pourtant, la crise montre que ces solutions ne couvrent pas des millions de personnes. Donc, l’État construit progressivement un “filet” pour éviter que la pauvreté devienne totale.

En outre, ces mesures influencent d’autres pays, même si chacun suit son rythme. Ainsi, la Grande Dépression accélère une question qui traverse tout le XXe siècle : jusqu’où la société doit-elle protéger contre les risques économiques ?

📚 Débats et limites : l’État sauve-t-il vraiment l’économie ?

Les politiques de Roosevelt suscitent des débats. Certains disent que l’État doit intervenir davantage, car la crise est trop forte pour le marché seul. D’autres, au contraire, craignent une perte de liberté économique. De plus, même avec le New Deal, la reprise reste lente, et l’économie ne retrouve pas immédiatement le niveau d’avant 1929.

Cependant, le New Deal change durablement les règles du jeu. En effet, l’idée d’une régulation financière, d’une action publique sur l’emploi et d’une protection sociale devient plus acceptable. Par conséquent, la Grande Dépression se lit aussi comme une révolution politique dans la façon d’administrer l’économie.

🌍 Réponses en Europe et dans le monde : la Grande Dépression comme choc politique

La Grande Dépression est mondiale, mais ses effets varient selon les pays. D’abord, certains abandonnent rapidement l’étalon-or pour retrouver de la liberté. Ensuite, d’autres choisissent l’austérité et la déflation, ce qui augmente le chômage. Enfin, la crise nourrit des tensions politiques, et elle accélère la montée des régimes autoritaires dans plusieurs régions.

🇬🇧 Le Royaume-Uni : dévaluer pour respirer

Le Royaume-Uni subit le ralentissement du commerce mondial, mais il réagit en ajustant sa politique monétaire. En quittant l’étalon-or, il peut dévaluer sa monnaie, ce qui rend ses exportations plus compétitives. Ainsi, il cherche à relancer l’activité par l’extérieur. De plus, cette décision montre qu’un pays peut choisir une voie différente de l’austérité stricte.

Cependant, la situation sociale reste difficile. En effet, certaines régions industrielles connaissent un chômage massif, et les tensions sociales augmentent. Donc, même si des mécanismes économiques aident, la Grande Dépression reste une crise profonde dans la vie quotidienne.

🇫🇷 La France : une crise plus tardive, mais des tensions fortes

En France, l’impact est parfois plus tardif, mais il devient sérieux au début des années 1930. D’abord, des secteurs exportateurs souffrent, ensuite l’investissement recule, et enfin le chômage progresse. De plus, les débats politiques se polarisent, car chacun propose une solution différente : dévaluer, réduire les dépenses, ou soutenir la demande.

Cette période prépare des choix majeurs, notamment la dynamique qui mène au Front populaire en 1936. Pour relier crise économique et mobilisations sociales, tu peux consulter l’article sur le Front populaire de 1936, qui aide à comprendre pourquoi la crise bouscule la société française.

🇩🇪 L’Allemagne : crise sociale et bascule politique

En Allemagne, la crise frappe très durement, car le pays dépend de capitaux étrangers et reste marqué par les tensions de l’après-guerre. Ensuite, les faillites et le chômage alimentent la peur et la colère. Par conséquent, des forces politiques promettent des solutions radicales, en désignant des responsables et en attaquant la démocratie parlementaire.

Pour approfondir la mise en perspective politique, tu peux lire l’article sur la crise de 1929 et la montée des extrêmes, qui relie directement la Grande Dépression aux basculements politiques des années 1930.

🛑 Protectionnisme : quand le commerce mondial se ferme

Face à la crise, beaucoup de pays augmentent les droits de douane. L’objectif semble logique : protéger les entreprises nationales. Pourtant, si tous font pareil, les exportations chutent partout, et les industries souffrent encore plus. Ainsi, le protectionnisme peut amplifier la Grande Dépression au lieu de la réduire.

De plus, les empires coloniaux deviennent des espaces de repli économique, car certains pays cherchent des marchés “réservés”. En conséquence, les rivalités internationales se durcissent. Donc, la crise économique nourrit aussi des tensions géopolitiques, ce qui prépare un monde plus instable.

🌎 Le reste du monde : Amérique latine, Asie, dépendances

Dans plusieurs régions, la crise arrive par la chute des prix des matières premières. Par exemple, quand le prix du café, du sucre ou des minerais baisse, les pays exportateurs perdent une grande partie de leurs revenus. Ensuite, les budgets publics s’effondrent, et les États cherchent des solutions rapides. Ainsi, la Grande Dépression accélère parfois l’idée d’industrialisation nationale et de substitution aux importations.

En outre, les sociétés se politisent. D’un côté, des mouvements réclament plus de protection sociale. De l’autre, certains régimes deviennent plus autoritaires. Par conséquent, la crise ne fait pas que “ralentir” le monde : elle change les équilibres politiques et sociaux sur plusieurs continents.

🧭 Crise et totalitarismes : comprendre le lien sans simplifier

Il faut être clair : la Grande Dépression n’explique pas tout, mais elle crée un contexte favorable aux discours extrêmes. D’abord, le chômage fragilise la confiance dans les institutions. Ensuite, la peur pousse certains à chercher un “sauveur”. Enfin, la violence politique peut monter si la démocratie paraît impuissante. Ainsi, la crise devient un accélérateur de radicalisation.

Pour mieux définir ce que sont ces régimes et leurs méthodes, tu peux consulter l’article sur les régimes totalitaires en Europe au XXe siècle, puis compléter avec l’analyse du nazisme et de l’arrivée d’Hitler, qui aide à articuler crise sociale et bascule politique.

🤝 Héritages et leçons : pourquoi la Grande Dépression compte encore

La Grande Dépression laisse des traces durables. D’abord, elle transforme les politiques économiques, ensuite elle accélère la construction de protections sociales, et enfin elle influence les relations internationales. De plus, elle devient un repère majeur pour comprendre les crises et les choix publics. Donc, la connaître aide à lire le XXe siècle avec plus de clarté.

🧩 Une nouvelle place pour l’État : réguler, protéger, relancer

Avant 1929, beaucoup pensent que l’État doit rester en retrait. Après la Grande Dépression, cette idée recule, même si les débats continuent. En effet, l’expérience montre qu’une crise peut détruire l’emploi et l’épargne, donc la société attend une action publique. Ainsi, la régulation bancaire, les politiques d’emploi et les assurances sociales gagnent en légitimité.

Ce changement ne se fait pas partout de la même façon. Cependant, la tendance générale est claire : l’État devient un acteur économique, pas seulement un arbitre. Par conséquent, la crise modifie durablement le contrat entre gouvernants et gouvernés.

📈 Mesurer la crise : chiffres, indicateurs, précautions

Les historiens et économistes utilisent des indicateurs : production industrielle, prix, chômage, commerce mondial. Pourtant, il faut éviter les chiffres “magiques” sans contexte. Par exemple, on retient souvent qu’aux États-Unis le chômage approche d’un quart de la population active au pire moment, ce qui illustre l’ampleur du choc. En revanche, chaque pays suit une trajectoire différente, selon ses institutions et ses choix.

Si tu veux te familiariser avec des séries statistiques et comprendre comment on mesure le chômage sur le long terme, tu peux explorer les statistiques de l’INSEE sur l’emploi et le chômage, en gardant à l’esprit qu’il s’agit surtout d’un outil méthodologique pour apprendre à lire des données.

🕊️ Un monde plus conflictuel : économie, diplomatie, rivalités

Quand le commerce recule et que le protectionnisme monte, les rivalités s’aggravent. D’abord, chaque État veut protéger ses entreprises, ensuite il cherche des marchés sûrs, et enfin il peut durcir sa politique extérieure. Ainsi, la Grande Dépression participe à un climat international plus tendu, même si elle n’est pas la seule cause des conflits ultérieurs.

Pour mettre en perspective l’enchaînement des crises des années 1930 et la route vers la guerre, tu peux consulter l’article sur les causes de la Seconde Guerre mondiale, qui relie économie, diplomatie et idéologies.

🧠 Ce qu’on retient pour le brevet et le bac : notions incontournables

Pour un devoir, trois notions sont essentielles : krach, dépression et chômage. Ensuite, il faut savoir expliquer le cercle vicieux : chute des investissements, faillites, crédit bloqué, baisse de la consommation, nouvelles fermetures. De plus, il faut connaître la réponse politique : intervention de l’État, programmes publics, réformes bancaires, protection sociale. Enfin, on relie la crise à la montée des tensions politiques en Europe.

Un bon plan de copie peut être simple : 1) causes et fragilités, 2) mécanismes d’aggravation, 3) conséquences sociales, 4) réponses politiques, 5) effets internationaux. Ainsi, tu montres que tu comprends le fil logique de la Grande Dépression, et pas seulement des dates.

📚 Ressources publiques : apprendre avec des supports fiables

Pour réviser avec des supports accessibles, tu peux chercher des contenus pédagogiques sur Lumni, via une recherche sur la crise de 1929, qui propose souvent des formats courts et clairs. De plus, pour replacer les choix économiques dans l’action publique, tu peux consulter Vie publique pour des repères sur l’action de l’État, en gardant une lecture de cours adaptée à ton niveau.

Ce qui compte, c’est de relier les documents à ton raisonnement. Donc, tu lis, puis tu reformules, et enfin tu construis une explication structurée. Ainsi, la Grande Dépression devient un chapitre maîtrisé, utile aussi pour comprendre les ruptures du XXe siècle.

🧠 À retenir sur la Grande Dépression

  • La Grande Dépression commence après le choc de 1929, mais elle devient durable à cause du crédit bloqué, des faillites et de la déflation.
  • Le chômage et la pauvreté explosent dans les années 1930, de New York à Berlin, et ils transforment la vie quotidienne.
  • Aux États-Unis, Roosevelt répond par le New Deal : réformes bancaires, emplois publics, protections sociales, donc un État plus présent.
  • En Europe, la crise nourrit les tensions et favorise la montée des extrêmes, ce qui éclaire les bascules politiques des années 1930.
  • Pour un devoir, il faut relier mécanismes économiques, conséquences sociales et choix politiques, car c’est la logique globale qui fait la force du chapitre.

❓ FAQ : Questions fréquentes sur la Grande Dépression

🧩 La Grande Dépression, c’est la même chose que le krach de 1929 ?

Non : le krach est une chute brutale des cours en 1929, alors que la Grande Dépression est une crise longue qui touche la production, l’emploi et la société pendant les années 1930.

🧩 Pourquoi le chômage a-t-il autant augmenté pendant la Grande Dépression ?

Parce que le crédit se bloque, les entreprises vendent moins, puis elles ferment ou licencient ; ensuite, la consommation baisse encore, donc la crise s’amplifie et le chômage devient massif.

🧩 Le New Deal a-t-il “résolu” la Grande Dépression ?

Il a atténué la crise et changé la place de l’État, notamment par des réformes bancaires et des programmes d’emploi ; cependant, la reprise reste progressive, et le débat sur l’efficacité exacte continue.

🧩 Pourquoi la crise de 1929 favorise-t-elle la montée des extrêmes en Europe ?

Parce que la misère et le chômage fragilisent la confiance dans la démocratie, et certains partis promettent des solutions radicales ; pour approfondir, consulte l’analyse sur la montée des extrêmes liée à la crise.

🧩 Quiz – Grande Dépression : chômage, pauvreté, politiques

1. Quelle phrase décrit le mieux une “dépression” économique ?



2. Quel enchaînement correspond au cercle vicieux de la Grande Dépression ?



3. Quel pays est au cœur du choc financier initial de 1929 ?



4. Pourquoi la déflation peut-elle aggraver une crise ?



5. Quel terme désigne les retraits massifs d’argent par les clients d’une banque ?



6. Qui devient président des États-Unis en 1933 et lance le New Deal ?



7. Quelle idée résume le mieux l’esprit du New Deal ?



8. Quel effet peut avoir un protectionnisme généralisé pendant une crise ?



9. Quelle image illustre souvent la pauvreté aux États-Unis pendant la crise ?



10. Quel concept relie monnaie et réserves d’or dans l’entre-deux-guerres ?



11. Pourquoi le blocage du crédit est-il si dangereux ?



12. Quel effet social majeur accompagne la Grande Dépression ?



13. Quel lien est souvent étudié en Europe dans les années 1930 ?



14. Une politique d’austérité en pleine crise peut avoir quel effet ?



15. Quel élément explique la diffusion mondiale de la crise ?



16. Quel outil politique vise directement à créer des emplois ?



17. Pourquoi certains ménages ont-ils souffert du crédit dans les années 1920 ?



18. Que cherche à faire un État qui dévalue sa monnaie en crise ?



19. Quelle compétence est attendue dans un devoir sur la Grande Dépression ?



20. Quel point résume le mieux l’héritage de la Grande Dépression ?



Luc Pitallier
Écrit par Luc Pitallier

Créateur du site reviserhistoire.fr, j’aide les collégiens, les lycéens et les adultes en reprise d’études à progresser sans stress, avec des explications nettes, des exemples concrets et une vraie méthode.
Sur le blog reviserhistoire.fr, tu trouveras des cours complets du programme, des fiches synthèse, des schémas, des cartes et des quiz pour être prêt le jour du contrôle, du brevet, du bac ou d’un concours.

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