📉 crise de 1929 et montée des extrêmes : comprendre le basculement politique

🎯 Pourquoi ce lien entre crise et radicalisation marque-t-il les années 1930 ?

La crise de 1929 et montée des extrêmes résume un enchaînement brutal : un choc économique, puis un choc politique. D’abord, la chute de la finance et du commerce casse les emplois. Ensuite, la peur, la colère et la recherche de coupables ouvrent la porte aux discours radicaux. Enfin, selon les pays, la démocratie résiste ou s’effondre, et ce contraste prépare la suite des années 1930.

🗂️ Dans cet article, tu vas découvrir :

👉 Poursuivons avec le premier chapitre pour bien comprendre comment un choc économique peut alimenter des choix politiques extrêmes.

🧭 crise de 1929 et montée des extrêmes : les mécanismes

📌 Un choc économique qui casse la confiance

La crise de 1929 et montée des extrêmes commence par une rupture de confiance. En octobre 1929, l’effondrement boursier à Wall Street à New York frappe les esprits, même si la crise ne se limite pas à la Bourse. Ensuite, les banques fragilisées prêtent moins, et les entreprises investissent moins. Par conséquent, la machine économique se grippe, et l’inquiétude devient quotidienne.

Très vite, la crise atteint l’économie “réelle”. Les commandes diminuent, les usines ralentissent, et les licenciements s’enchaînent. De plus, quand le crédit disparaît, beaucoup de ménages n’achètent plus à tempérament. Ainsi, une baisse de consommation nourrit une nouvelle baisse de production. Pour revoir le déclenchement financier pas à pas, tu peux lire l’explication sur le krach de Wall Street et son enchaînement.

🧩 Le chômage de masse, carburant de la radicalisation

Le chômage de masse change tout, car il touche à la dignité. Quand un père ou une mère perd son emploi, c’est le budget qui explose, mais aussi le statut social. Ensuite, la peur de “tomber” entraîne des réflexes de survie, parfois violents. En outre, les jeunes sans avenir se sentent rejetés, donc ils écoutent plus volontiers ceux qui promettent un renversement rapide.

La misère ne crée pas automatiquement l’extrémisme, pourtant elle rend certains discours plus “audibles”. D’abord, les partis modérés paraissent lents et impuissants. Ensuite, les extrêmes promettent des solutions simples, souvent avec un ennemi désigné. Enfin, la rue devient un espace politique : meetings, affrontements, milices, et propagande. Pour mesurer l’ampleur sociale de la période, tu peux consulter l’article sur la Grande Dépression et ses effets sociaux.

⚙️ La recherche de coupables et les “récits” qui séduisent

En temps de crise, beaucoup cherchent une explication claire. C’est humain, et c’est aussi dangereux. Ainsi, certains accusent les “banquiers”, les “étrangers”, les “élites”, ou des minorités, selon les pays et les idéologies. De plus, des théories complotistes circulent plus vite quand l’angoisse domine. Par conséquent, la politique devient un combat de récits autant qu’un débat de solutions.

La crise de 1929 et montée des extrêmes se nourrit aussi d’un sentiment d’humiliation nationale. En Allemagne, le souvenir du traité de Versailles de 1919 pèse déjà. En revanche, la crise amplifie la colère : “On nous a volés, et maintenant on nous laisse mourir.” Dans ce contexte, des slogans radicaux paraissent “logiques” à ceux qui ont tout perdu.

🧠 Pourquoi la démocratie résiste parfois, et parfois non

La démocratie résiste mieux quand les institutions sont solides et quand la société garde confiance. Par exemple, une justice indépendante et une presse pluraliste limitent la dérive. De plus, un État capable d’aider les plus fragiles réduit la tentation du “tout casser”. Pourtant, si les gouvernements changent sans cesse, ou si les coalitions se déchirent, l’opinion se lasse, et les extrêmes montent.

Enfin, le contexte international compte. Si chaque pays se replie, le commerce baisse encore, et la crise dure. Ensuite, la peur de l’autre renforce le nationalisme. Ainsi, l’économie mondiale fragmentée pousse certains régimes vers l’autarcie et la force. Pour un rappel simple et pédagogique, tu peux aussi explorer les ressources Lumni sur la crise et les régimes politiques.

⚙️ crise de 1929 et montée des extrêmes en Allemagne : Weimar sous pression

🧭 Une République fragilisée avant même 1929

La République de Weimar naît en 1919 dans un climat difficile. D’abord, elle porte la défaite de 1918 et la signature du traité de Versailles. Ensuite, elle subit des violences politiques, entre extrême gauche et extrême droite. De plus, l’hyperinflation de 1923 a déjà détruit l’épargne de nombreux ménages. Ainsi, la confiance est fragile, même avant le choc de 1929.

Malgré tout, les “années stabilisées” de 1924 à 1928 donnent un répit. Pourtant, cette stabilisation dépend beaucoup des crédits américains. Donc, quand la finance se tend aux États-Unis, l’économie allemande tremble immédiatement. Pour une fiche claire sur cette période, tu peux lire l’article sur la République de Weimar et ses fragilités.

📉 Le choc : crédit coupé, faillites et chômage massif

Après 1929, des banques américaines rapatrient leurs capitaux. Alors, des entreprises allemandes perdent leur financement. Ensuite, des faillites s’enchaînent, et le chômage explose, notamment en 1931 et 1932. De plus, l’État a moins de recettes fiscales, donc il coupe dans les dépenses, ce qui aggrave encore la crise. Par conséquent, la rue s’agite, et la politique se durcit.

Ce contexte rend la crise de 1929 et montée des extrêmes très visible en Allemagne. Les discours radicaux se présentent comme des “solutions d’urgence”. D’abord, les communistes promettent une rupture révolutionnaire. Ensuite, les nazis promettent ordre, travail, et revanche nationale. Enfin, beaucoup d’électeurs basculent non par idéologie pure, mais par désespoir.

🧩 Le rôle des élections et la progression du NSDAP

Le NSDAP de Adolf Hitler progresse fortement au début des années 1930. D’abord, la propagande cible les jeunes, les anciens combattants, et les classes moyennes ruinées. Ensuite, les réunions de masse donnent une impression de puissance et d’avenir. En outre, les nazis promettent de casser “le système” tout en rassurant certains milieux économiques. Ainsi, ils apparaissent comme un parti “anti-crise”.

La stratégie est aussi violente. Les SA occupent la rue, intimident, et provoquent des bagarres. De plus, chaque affrontement renforce l’idée que le pays est ingouvernable. Par conséquent, certains élites finissent par croire qu’il faut intégrer les nazis pour “les contrôler”. Pour un récit détaillé du basculement, tu peux consulter l’explication sur l’arrivée de Hitler au pouvoir en 1933.

🏛️ 1933 : du pouvoir légal à la dictature

En janvier 1933, Adolf Hitler devient chancelier. C’est un tournant, car l’accès au pouvoir se fait par des mécanismes institutionnels. Ensuite, l’exploitation de la peur permet de restreindre les libertés. De plus, la mise au pas de l’État et la répression des opposants installent rapidement une dictature. Ainsi, la démocratie de Weimar s’effondre en quelques mois.

Il faut être clair : la crise n’explique pas tout, mais elle accélère tout. Sans la misère, la peur et l’instabilité, la dynamique aurait pu être différente. Pourtant, la crise de 1929 et montée des extrêmes donne aux nazis une opportunité historique. Enfin, une fois au pouvoir, ils transforment la société, l’économie, et la politique extérieure, ce qui mène vers la guerre.

🧠 Ce que l’exemple allemand révèle

L’exemple allemand montre un mécanisme récurrent : quand le centre politique perd sa crédibilité, les extrêmes prennent l’espace. Ensuite, quand la violence de rue devient “normale”, la démocratie s’abîme. De plus, si des élites pensent “utiliser” un parti radical, elles prennent un risque énorme. Par conséquent, la leçon est simple : on ne domestique pas facilement un mouvement qui veut détruire les règles.

📜 crise de 1929 et montée des extrêmes en Europe : fascismes et autoritarismes

⚔️ Italie : un fascisme déjà au pouvoir, renforcé par la crise

En Italie, le fascisme de Benito Mussolini est déjà installé depuis 1922. Donc, la crise ne “crée” pas le régime, mais elle renforce ses arguments. D’abord, le régime promet stabilité et grandeur. Ensuite, il contrôle davantage l’économie, et il met en scène l’unité nationale. En outre, la crise mondiale pousse à l’autarcie, et ce choix se marie bien avec un discours autoritaire.

Le fascisme italien propose aussi un modèle : parti unique, culte du chef, encadrement de la jeunesse, et répression des opposants. De plus, il inspire d’autres mouvements. Pour réviser les caractéristiques, tu peux lire l’article sur le fascisme italien et ses mécanismes.

🧩 Allemagne et Italie : deux trajectoires, une même logique de force

Il existe une différence majeure : en Allemagne, les nazis utilisent la crise pour prendre le pouvoir. En Italie, le fascisme utilise la crise pour consolider son contrôle. Pourtant, la logique se ressemble : un chef, un parti, un ennemi, et une promesse d’ordre. Ensuite, les libertés reculent, et la propagande s’impose. Par conséquent, le débat démocratique s’éteint, remplacé par l’obéissance.

La crise de 1929 et montée des extrêmes favorise aussi des idées “radicales” à droite comme à gauche. Dans plusieurs pays, des partis communistes gagnent de l’audience, car ils dénoncent le capitalisme. En revanche, la peur du communisme pousse d’autres citoyens vers l’extrême droite. Ainsi, la société se polarise, et le compromis devient plus difficile.

🧭 Europe centrale : autoritarismes et fragilité des démocraties

Dans l’Europe centrale et orientale, de nombreuses démocraties sont jeunes et fragiles. Ensuite, la crise réduit les exportations agricoles, ce qui appauvrit des campagnes entières. De plus, les États manquent d’argent pour aider la population. Par conséquent, certains dirigeants imposent un pouvoir plus autoritaire, au nom de la “stabilité”.

On voit alors des régimes qui limitent les partis, contrôlent la presse, et réduisent le Parlement. Ces régimes ne sont pas tous identiques, pourtant ils partagent un point : la méfiance envers le pluralisme. Ainsi, la crise de 1929 et montée des extrêmes ne se résume pas à Hitler et Mussolini. Elle s’inscrit dans une vague plus large de durcissement politique.

🇪🇸 Espagne : crise sociale, polarisation, et guerre civile

En Espagne, la crise renforce des tensions déjà profondes : inégalités sociales, conflits religieux, et oppositions régionales. Ensuite, la polarisation politique s’intensifie, entre réformes et conservatisme. De plus, la peur et la violence de rue augmentent. Ainsi, le pays se dirige vers un affrontement majeur, qui éclate en 1936 avec la guerre civile.

La guerre d’Espagne devient un laboratoire idéologique. D’abord, des volontaires étrangers viennent soutenir un camp ou l’autre. Ensuite, les dictatures testent des armes et des stratégies. Enfin, l’Europe observe, mais n’agit pas assez pour empêcher l’escalade. Cette dynamique s’insère dans la marche vers 1939, et elle montre le poids des choix politiques face à la crise.

🌍 Une diplomatie plus agressive : économie, empire, et prestige

Quand l’économie souffre, certains régimes cherchent des solutions par l’extérieur. Ainsi, ils parlent d’“espace vital”, de colonies, ou de marchés forcés. Ensuite, la propagande présente l’expansion comme une nécessité. De plus, le réarmement crée des emplois, donc il devient populaire à court terme. Par conséquent, la crise économique peut pousser vers une politique étrangère agressive.

Cette logique n’est pas automatique, pourtant elle est fréquente dans les régimes autoritaires. En effet, ils peuvent décider vite, sans opposition parlementaire. De plus, ils utilisent la peur et le nationalisme pour souder la population. Ainsi, la crise de 1929 et montée des extrêmes prépare un monde plus instable, où la force paraît plus “efficace” que la négociation.

📚 Un repère documentaire simple pour réviser

Si tu veux un point d’entrée institutionnel pour réviser les repères sur les régimes et la vie publique, tu peux consulter les dossiers de Vie-publique sur les régimes politiques, puis relier ces notions aux années 1930.

🎨 crise de 1929 et montée des extrêmes aux États-Unis : tensions et New Deal

📉 La crise américaine : choc social et colère politique

Aux États-Unis, la crise frappe fort : faillites, ruines personnelles, et chômage massif. Ensuite, des files d’attente devant les soupes populaires deviennent un symbole. De plus, des familles perdent leur maison, donc la colère vise banques et grandes entreprises. Pourtant, le système politique américain dispose d’institutions plus stables, ce qui limite certaines dérives.

La crise de 1929 et montée des extrêmes se voit aux États-Unis sous des formes particulières. D’abord, des mouvements populistes et des figures démagogiques apparaissent. Ensuite, des discours très durs contre les “élites” circulent. En revanche, l’alternance électorale fonctionne encore, et la presse reste largement pluraliste. Ainsi, la démocratie tient, même si la société est secouée.

🧩 Populismes, radicalités, et peur du “système”

Dans les années 1930, des Américains réclament des solutions radicales. Certains veulent nationaliser des banques, d’autres veulent distribuer massivement de l’argent. De plus, des groupes extrémistes existent, même s’ils restent minoritaires. Par conséquent, la crise alimente un débat violent sur le rôle de l’État et sur l’avenir du capitalisme.

Pourtant, une différence importante apparaît : les institutions peuvent canaliser la colère. D’abord, les élections offrent un moyen légal de sanctionner un gouvernement. Ensuite, la séparation des pouvoirs freine les décisions autoritaires. Enfin, la diversité des médias rend plus difficile la propagande unique. Ainsi, la crise de 1929 et montée des extrêmes ne produit pas le même résultat qu’en Allemagne.

🏛️ Roosevelt et le New Deal : une réponse politique à la crise

En 1933, Franklin D. Roosevelt lance le New Deal. L’objectif est clair : relancer l’économie, aider les plus touchés, et restaurer la confiance. Ensuite, l’État investit dans de grands travaux, ce qui crée des emplois. De plus, des réformes bancaires cherchent à sécuriser l’épargne. Pour une synthèse complète, tu peux lire l’article sur le New Deal de Roosevelt.

Le New Deal n’efface pas la crise en un jour, pourtant il modifie la relation entre citoyens et État. D’abord, il montre que la démocratie peut agir. Ensuite, il réduit un peu la peur sociale, donc il affaiblit certaines radicalités. Enfin, il devient un repère politique durable : l’idée d’un État régulateur et protecteur s’installe dans l’imaginaire américain.

🌍 Un pays qui hésite : isolationnisme et tensions internationales

La crise pousse aussi les États-Unis vers le repli. Beaucoup estiment qu’il faut éviter les conflits européens. Ensuite, des lois de neutralité cherchent à empêcher l’engagement. De plus, l’opinion se concentre sur les problèmes internes, ce qui laisse davantage d’espace aux dictatures en Europe et en Asie. Ainsi, la crise influence indirectement l’équilibre international.

En résumé, la crise de 1929 et montée des extrêmes existe bien aux États-Unis, mais elle se traduit surtout par des tensions sociales et politiques. Pourtant, l’alternance, les contre-pouvoirs et les réformes limitent la dérive. Par conséquent, on observe un modèle de “résilience démocratique”, même si la souffrance sociale reste immense.

🌍 crise de 1929 et montée des extrêmes en France : ligues et Front populaire

🧭 Une crise plus tardive, mais une crise durable

En France, la crise arrive un peu plus tard qu’aux États-Unis ou qu’en Allemagne. Pourtant, quand elle s’installe au début des années 1930, elle dure et fragilise le pays. Ensuite, le chômage et la baisse des salaires touchent de nombreux foyers. De plus, les petits commerçants et les paysans souffrent du recul des prix. Ainsi, l’inquiétude s’installe dans la vie quotidienne.

La crise de 1929 et montée des extrêmes en France se comprend aussi par la crise de confiance envers le Parlement. D’abord, des scandales et des affaires nourrissent l’idée d’un “système corrompu”. Ensuite, l’instabilité ministérielle donne une impression d’impuissance. Par conséquent, des mouvements anti-parlementaires gagnent du terrain, surtout dans les grandes villes.

⚔️ Les ligues : un climat de rue et de violence politique

Les ligues d’extrême droite jouent un rôle important dans le climat politique. Elles organisent des manifestations, parfois violentes, et elles dénoncent la “décadence”. De plus, elles valorisent l’ordre, l’autorité, et la nation. Ensuite, des affrontements peuvent éclater, ce qui accentue la peur d’une guerre civile. Ainsi, la politique sort de l’hémicycle et se déplace dans la rue.

Le 6 février 1934 reste un repère majeur à retenir. Ce jour-là, la tension monte autour de l’Assemblée à Paris, et la violence marque les esprits. Ensuite, la gauche interprète l’événement comme une menace fasciste. En revanche, la droite y voit parfois une “colère légitime”. Par conséquent, le pays se polarise encore davantage, ce qui alimente la crise de 1929 et montée des extrêmes.

🤝 La réponse de la gauche : le Front populaire

Face à la peur du fascisme, une stratégie d’union apparaît. D’abord, socialistes, radicaux et communistes cherchent un accord. Ensuite, cette dynamique aboutit à la victoire électorale de 1936 et au Front populaire. De plus, des grèves massives accompagnent le moment, et elles obtiennent des avancées sociales. Pour comprendre ce tournant, tu peux lire l’article sur le Front populaire et ses réformes.

Les réformes du Front populaire, comme les congés payés et la semaine de 40 heures, visent aussi à calmer la société. Ainsi, la démocratie tente de répondre à la crise par des droits sociaux. Pourtant, la situation économique reste difficile, et les oppositions sont très fortes. En outre, le contexte international devient plus dangereux, ce qui complique les choix français.

🧩 Une polarisation aussi culturelle et médiatique

La polarisation ne se limite pas aux partis. Elle touche aussi la culture, la presse, et les discussions de tous les jours. D’abord, chacun lit “son” journal et écoute “ses” leaders. Ensuite, les caricatures, slogans et affiches deviennent des armes politiques. De plus, la peur du communisme et la peur du fascisme s’alimentent l’une l’autre. Par conséquent, le compromis paraît suspect, et l’apaisement devient un défi.

La crise de 1929 et montée des extrêmes en France montre donc un pays qui hésite. D’un côté, la République résiste, et elle propose des réformes. De l’autre, la violence politique et la crise sociale menacent l’équilibre. Ainsi, l’histoire française des années 1930 se lit comme une lutte pour maintenir le jeu démocratique sous pression.

🤝 crise de 1929 et montée des extrêmes : de la crise à la guerre

🌍 Un monde qui se replie : protectionnisme et rivalités

La crise entraîne souvent un réflexe de fermeture. D’abord, des États augmentent les droits de douane pour protéger leurs industries. Ensuite, le commerce mondial ralentit, ce qui prolonge la dépression. De plus, chaque pays cherche à sauver ses emplois, parfois au détriment des voisins. Par conséquent, les tensions économiques deviennent des tensions politiques.

Ce repli renforce la crise de 1929 et montée des extrêmes car il nourrit l’idée que la coopération ne sert à rien. Ainsi, les discours nationalistes gagnent en crédibilité. Ensuite, des régimes autoritaires affirment qu’ils peuvent “forcer” l’accès aux ressources. Enfin, l’économie devient un argument pour justifier l’expansion, voire la guerre.

⚔️ Le réarmement : une “solution” économique et un danger politique

Dans plusieurs pays, le réarmement sert de moteur économique. D’abord, il crée des emplois dans l’industrie lourde. Ensuite, il flatte l’orgueil national, surtout après une période d’humiliation. De plus, il prépare concrètement des affrontements, car les armes ne sont pas fabriquées “pour rien”. Ainsi, une politique économique peut accélérer une logique de guerre.

En Allemagne, la dictature nazie utilise le réarmement pour réduire le chômage et pour préparer l’expansion. En Italie, le régime fasciste cherche aussi prestige et empire. De plus, au Japon, la crise renforce l’influence des militaires, ce qui pousse vers une politique agressive en Asie. Par conséquent, la crise de 1929 et montée des extrêmes a un effet mondial, pas seulement européen.

🧭 Le choix de l’apaisement : entre peur et calcul

Face aux dictatures, des démocraties hésitent. D’abord, elles craignent une nouvelle guerre après 1914-1918. Ensuite, elles pensent parfois gagner du temps par la négociation. De plus, la crise économique limite les budgets militaires, donc la préparation est difficile. Ainsi, la politique d’apaisement s’explique par un mélange de peur, de calcul, et de faiblesse.

Pourtant, l’apaisement peut envoyer un signal dangereux : l’agresseur se sent encouragé. Ensuite, les concessions successives fragilisent les alliances. En outre, l’opinion publique se divise entre “tenir tête” et “éviter la guerre”. Par conséquent, la montée des extrêmes ne se joue pas seulement dans les élections, mais aussi dans les choix diplomatiques.

📌 1939 : l’aboutissement d’une décennie de ruptures

En 1939, l’Europe bascule dans la Seconde Guerre mondiale. Il serait faux de dire que tout vient uniquement de la crise. Pourtant, la crise de 1929 et montée des extrêmes a accéléré des dynamiques : effondrement de la confiance, durcissement idéologique, et politique de puissance. Ensuite, une fois les dictatures consolidées, la guerre devient plus probable, car la négociation perd sa place.

Pour relier cette décennie à la suite, tu peux consulter l’article sur les causes de la Seconde Guerre mondiale, puis revenir à cette idée centrale : une crise économique peut transformer les sociétés, donc elle peut transformer la politique.

🧠 Ce qu’il faut retenir pour le brevet et le bac

Pour un devoir, il faut montrer une chaîne logique et nuancée. D’abord, expliquer le choc économique : faillites, chômage, et pauvreté. Ensuite, décrire la crise politique : défiance, violence, et propagande. Enfin, comparer les pays : la démocratie résiste aux États-Unis, mais elle s’effondre en Allemagne. Ainsi, tu prouves que la crise de 1929 et montée des extrêmes est un phénomène commun, mais aux résultats différents.

📚 Une piste documentaire sur les sources et la mémoire

Pour comprendre comment on peut retrouver des traces de la période, pense aux journaux et aux affiches. Ensuite, les collections numériques aident à travailler sur des documents d’époque. Par exemple, tu peux explorer Gallica de la Bibliothèque nationale de France pour situer l’ambiance des années 1930 et la manière dont on parlait de la crise.

🧠 À retenir sur crise de 1929 et montée des extrêmes

  • La crise de 1929 déclenche une dépression mondiale : chômage, pauvreté et peur sociale.
  • La crise de 1929 et montée des extrêmes s’explique par la défiance envers les gouvernements et la recherche de coupables.
  • En Allemagne, la crise accélère l’effondrement de Weimar et favorise l’arrivée de Hitler en 1933.
  • Dans plusieurs pays d’Europe, la crise renforce fascismes et autoritarismes, tandis qu’aux États-Unis le New Deal aide la démocratie à résister.

❓ FAQ : Questions fréquentes sur crise de 1929 et montée des extrêmes

🧩 La crise de 1929 suffit-elle à expliquer l’arrivée de Hitler ?

Non. La crise accélère tout, mais il existe aussi le poids du traité de Versailles, la fragilité de Weimar et la stratégie violente du NSDAP. En revanche, la misère et le chômage de masse rendent les discours nazis plus “audibles”, surtout en 1931-1932.

🧩 Pourquoi la démocratie américaine résiste-t-elle mieux ?

Les institutions des États-Unis offrent des contre-pouvoirs et une alternance électorale stable. De plus, le New Deal de Roosevelt montre que la démocratie peut agir, donc il réduit une partie de la tentation radicale.

🧩 En France, parle-t-on d’un risque fasciste dans les années 1930 ?

Oui, car les ligues et la violence politique marquent l’opinion, surtout après le 6 février 1934 à Paris. Pourtant, la République résiste et le Front populaire en 1936 propose une réponse sociale et politique.

🧩 Les extrêmes, ce sont seulement le fascisme et le nazisme ?

Non. Dans les années 1930, des radicalités existent aussi à l’extrême gauche, notamment communiste, surtout dans un contexte de chômage et de pauvreté. Cependant, le fascisme et le nazisme installent des dictatures totalitaires qui pèsent lourdement dans la marche vers 1939.

🧩 Quel plan simple utiliser dans une copie ?

Tu peux faire : 1) le choc économique de 1929, 2) le choc social et politique, 3) la comparaison des trajectoires (effondrement en Allemagne, consolidation en Italie, résistance aux États-Unis, polarisation en France). Ainsi, tu montres bien le lien entre crise et choix politiques.

🧩 Quiz – Crise de 1929 et montée des extrêmes

1. Quel événement symbolise le déclenchement de la crise financière en octobre 1929 ?



2. Pourquoi le chômage de masse favorise-t-il la radicalisation politique ?



3. Quelle fragilité rend l’Allemagne très dépendante avant 1929 ?



4. Comment s’appelle le régime démocratique allemand né en 1919 ?



5. Quel élément accélère l’effondrement politique de Weimar au début des années 1930 ?



6. Quel chef arrive au pouvoir en Allemagne en janvier 1933 ?



7. En Italie, que fait surtout la crise de 1929 au fascisme déjà en place ?



8. Quel conflit éclate en Espagne en 1936 dans un contexte de polarisation ?



9. Quel concept décrit le repli économique d’un pays sur lui-même ?



10. Quelle réponse politique majeure est lancée aux États-Unis en 1933 ?



11. Pourquoi la démocratie américaine résiste-t-elle mieux qu’en Allemagne ?



12. Quel événement français du 6 février 1934 symbolise la tension politique ?



13. Quel gouvernement s’installe en France en 1936 avec des réformes sociales ?



14. Quel effet du protectionnisme prolonge souvent la crise ?



15. Pourquoi le réarmement peut-il séduire certains régimes en crise ?



16. Quel risque existe quand des élites pensent “contrôler” un parti radical ?



17. Pourquoi parle-t-on d’un phénomène mondial, pas seulement européen ?



18. Quel repère chronologique marque l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale en Europe ?



19. Quel bon plan de copie aide à montrer une analyse nuancée ?



20. Quel type de documents aide à sentir l’ambiance des années 1930 ?



Luc Pitallier
Écrit par Luc Pitallier

Créateur du site reviserhistoire.fr, j’aide les collégiens, les lycéens et les adultes en reprise d’études à progresser sans stress, avec des explications nettes, des exemples concrets et une vraie méthode.
Sur le blog reviserhistoire.fr, tu trouveras des cours complets du programme, des fiches synthèse, des schémas, des cartes et des quiz pour être prêt le jour du contrôle, du brevet, du bac ou d’un concours.

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