🧭 Frontiùres maritimes et ZEE : comprendre les limites en mer

🎯 Pourquoi les frontiùres en mer font-elles autant parler d’elles ?

Les frontiĂšres maritimes et ZEE dĂ©cident qui contrĂŽle la mer, ses ressources et ses routes, donc elles pĂšsent sur la puissance. Depuis 1982 et la convention de Montego Bay, les États tracent des limites plus prĂ©cises, mais les tensions restent fortes. Or, pour rĂ©viser efficacement, tu dois relier les cartes, le droit et les exemples concrets. Pour commencer, tu peux revoir le cadre gĂ©nĂ©ral sur le thĂšme HGGSP des frontiĂšres, puis revenir ici pour la mer.

đŸ—‚ïž Dans cet article, tu vas dĂ©couvrir :

👉 Poursuivons avec le premier chapitre de fond pour poser des dĂ©finitions claires et Ă©viter les confusions.

🧭 FrontiĂšres maritimes et ZEE : le droit de la mer en 6 notions clĂ©s

Pour comprendre les frontiĂšres maritimes et ZEE, il faut d’abord maĂźtriser le droit de la mer, car il fixe qui peut faire quoi, oĂč, et jusqu’oĂč. En effet, la mer n’est pas un « vide » sur la carte : elle est dĂ©coupĂ©e en espaces avec des droits, des devoirs et des limites. De plus, ces rĂšgles expliquent pourquoi certains conflits restent gelĂ©s, tandis que d’autres explosent vite. Enfin, en HGGSP, c’est un moyen sĂ»r de structurer une copie avec des dĂ©finitions propres et des exemples solides.

📌 Une idĂ©e simple : la mer est dĂ©coupĂ©e en espaces juridiques

À terre, la frontiĂšre sĂ©pare des souverainetĂ©s, donc la logique paraĂźt intuitive. Or, en mer, c’est plus subtil : la souverainetĂ© existe, mais elle diminue quand on s’éloigne des cĂŽtes. Ainsi, on passe d’un espace « presque comme le territoire » Ă  des zones oĂč l’État a seulement des droits Ă©conomiques, puis Ă  la haute mer oĂč domine la libertĂ©. Par consĂ©quent, les États cherchent souvent Ă  sĂ©curiser leurs zones proches, car elles concentrent les ressources et les routes.

Cette logique vaut partout, mais elle prend une dimension politique quand les espaces se superposent. Par exemple, si deux pays se font face Ă  moins de 400 milles nautiques, leurs prĂ©tentions Ă  une ZEE de 200 milles nautiques se chevauchent forcĂ©ment. DĂšs lors, la carte devient une nĂ©gociation, parfois un arbitrage, et parfois une crise. C’est prĂ©cisĂ©ment pour cela que les frontiĂšres maritimes occupent autant les mĂ©dias et les diplomaties.

đŸ•°ïž Les textes et dates Ă  connaĂźtre : la « constitution des ocĂ©ans »

Le texte central, c’est la Convention des Nations unies sur le droit de la mer signĂ©e en 1982 Ă  Montego Bay, souvent appelĂ©e CNUDM ou UNCLOS. Elle ne crĂ©e pas la mer moderne Ă  partir de zĂ©ro, mais elle harmonise des pratiques et pose des dĂ©finitions communes. Ensuite, son entrĂ©e en vigueur en 1994 rend le cadre plus opĂ©rationnel, car les États s’y rĂ©fĂšrent dans leurs lois et leurs contentieux. Pour un repĂšre institutionnel fiable, tu peux consulter la page des Nations unies sur la convention du droit de la mer.

À cĂŽtĂ©, des dĂ©cisions judiciaires et arbitrales prĂ©cisent comment appliquer ces rĂšgles au cas par cas. Cependant, il ne faut pas les apprendre comme une liste de jurisprudences : en HGGSP, l’objectif est surtout de comprendre les principes. Ainsi, tu peux expliquer pourquoi une « ligne sur l’eau » n’est jamais seulement technique : elle touche la sĂ©curitĂ©, l’énergie, la pĂȘche et la puissance. D’ailleurs, cette approche complĂšte bien le chapitre sur frontiĂšre et État-nation, car la mer prolonge directement la souverainetĂ© des États.

⚖ Trois principes clĂ©s : souverainetĂ©, libertĂ©, responsabilitĂ©

Premier principe : la souverainetĂ© s’exerce pleinement dans les eaux intĂ©rieures et surtout dans la mer territoriale, jusqu’à 12 milles nautiques des cĂŽtes. NĂ©anmoins, mĂȘme lĂ , les navires Ă©trangers peuvent bĂ©nĂ©ficier du passage inoffensif, tant qu’ils ne menacent pas l’ordre ou la sĂ©curitĂ©. Ensuite, dans la zone contiguĂ« (jusqu’à 24 milles nautiques), l’État peut agir pour prĂ©venir certaines infractions, par exemple douaniĂšres. Donc, on voit dĂ©jĂ  une souverainetĂ© « graduĂ©e ».

DeuxiĂšme principe : la libertĂ© domine en haute mer, car aucun État ne peut s’approprier cet espace. En revanche, la libertĂ© ne signifie pas absence de rĂšgles : navigation, survol, cĂąbles sous-marins, pĂȘche, recherche, tout cela est encadrĂ©. TroisiĂšme principe : la responsabilitĂ© progresse, notamment sur l’environnement marin et la sĂ©curitĂ©. Par consĂ©quent, les États et les armateurs doivent composer avec des obligations croissantes, car les risques de pollution et de tensions augmentent.

  • Mer territoriale : souverainetĂ© forte, mais passage inoffensif possible.
  • ZEE : droits Ă©conomiques exclusifs, surtout sur les ressources.
  • Haute mer : libertĂ©s, mais encadrement et coopĂ©ration.

đŸ§© RĂ©gler les litiges : tribunaux, arbitrages et rapports de force

Quand un dĂ©saccord Ă©clate, plusieurs voies existent : nĂ©gociation bilatĂ©rale, mĂ©diation, arbitrage, ou justice internationale. Le Tribunal international du droit de la mer (souvent citĂ© comme TIDM, Ă  Hambourg) peut ĂȘtre mobilisĂ©, tout comme la Cour internationale de Justice selon les cas. Toutefois, la solution n’est jamais seulement juridique, car la puissance compte aussi : prĂ©sence navale, alliances, contrĂŽle des dĂ©troits, pression Ă©conomique. Ainsi, deux pays peuvent « connaĂźtre » la rĂšgle, mais la contester sur le terrain.

Pour Ă©viter de te perdre, retiens une idĂ©e : le droit sert de cadre, et la gĂ©opolitique explique la tension. De plus, en copie, tu peux montrer que les crises en mer se relient Ă  d’autres formes de frontiĂšres, comme les murs et les flux migratoires, car la mer devient aussi un espace de contrĂŽle. À ce sujet, l’article sur murs, frontiĂšres et migrations t’aide Ă  faire un lien pertinent. Enfin, pour transformer ces notions en points faciles au bac, appuie-toi sur l’étude critique de document HGGSP : mĂ©thode et entraĂźne-toi avec les annales HGGSP corrigĂ©es.

👉 Dans le chapitre suivant, on passe des principes aux tracĂ©s concrets : lignes de base, distances, et surtout la maniĂšre dont on dĂ©limite une ZEE quand plusieurs États se font face.

⚙ FrontiĂšres maritimes et ZEE : comment trace-t-on concrĂštement une limite en mer ?

AprĂšs les principes, il faut comprendre la mĂ©canique des tracĂ©s, car une carte maritime n’est jamais un simple trait au feutre. Les frontiĂšres maritimes et ZEE se construisent Ă  partir de points, de distances et de rĂšgles, mais aussi d’exceptions. Ainsi, un mĂȘme littoral peut produire plusieurs limites selon qu’on parle de mer territoriale, de ZEE ou de plateau continental. De plus, la gĂ©ographie locale change tout : Ăźles, baies, dĂ©troits et cĂŽtes trĂšs dĂ©coupĂ©es compliquent le travail.

📍 La base du calcul : la cĂŽte, les « lignes de base » et les milles nautiques

Tout commence avec la ligne de base, car c’est depuis elle qu’on mesure les 12, 24 ou 200 milles nautiques. En gĂ©nĂ©ral, la ligne de base suit la cĂŽte au plus prĂšs, en reliant les points de basse mer, ce qui paraĂźt logique. Cependant, certains États utilisent des lignes de base droites quand la cĂŽte est trĂšs dĂ©coupĂ©e ou quand il existe un chapelet d’üles proches. Donc, un mĂȘme rivage peut « projeter » plus loin ses espaces maritimes, et cette projection peut ĂȘtre contestĂ©e.

Les eaux intĂ©rieures se situent du cĂŽtĂ© terrestre de la ligne de base, ce qui donne Ă  l’État une souverainetĂ© trĂšs forte, comparable Ă  celle du territoire. Ensuite, la mer territoriale s’étend jusqu’à 12 milles nautiques, puis la zone contiguĂ« jusqu’à 24 milles nautiques. Enfin, la ZEE va jusqu’à 200 milles nautiques, mais seulement si l’espace n’entre pas en chevauchement avec un voisin. Par consĂ©quent, plus les cĂŽtes sont proches, plus la nĂ©gociation devient inĂ©vitable.

🧭 DĂ©limiter entre deux États : Ă©quidistance, circonstances particuliĂšres, compromis

Quand deux États se font face ou sont voisins, on ne peut pas simplement appliquer « 200 milles » de chaque cĂŽtĂ©, car les zones se recouvrent. La solution la plus intuitive, c’est la ligne mĂ©diane dite d’équidistance, qui place la frontiĂšre Ă  Ă©gale distance des cĂŽtes. Pourtant, cette mĂ©thode n’est pas automatique, car une petite Ăźle peut dĂ©placer fortement la ligne et donner un avantage disproportionnĂ©. Ainsi, on parle souvent de « circonstances pertinentes » : forme des cĂŽtes, prĂ©sence d’üles, longueur des rivages, accĂšs aux ressources.

En pratique, beaucoup d’accords cherchent un rĂ©sultat jugĂ© « Ă©quitable » plutĂŽt qu’une pure gĂ©omĂ©trie. Donc, la frontiĂšre peut suivre l’équidistance au dĂ©but, puis ĂȘtre ajustĂ©e. De plus, les États signent parfois des accords provisoires pour exploiter une ressource sans trancher dĂ©finitivement le tracĂ©, ce qui Ă©vite une crise immĂ©diate. Cependant, ce type de compromis reste fragile, car il dĂ©pend du climat politique et de la confiance. VoilĂ  pourquoi, en HGGSP, tu dois toujours lier le droit au rapport de force.

đŸïž Le piĂšge des Ăźles, des rochers et des archipels

Les Ăźles sont souvent le cƓur des tensions, car elles projettent des espaces maritimes autour d’elles. Or, toutes les terres Ă©mergĂ©es ne se valent pas juridiquement : une Ăźle habitĂ©e ou capable de vie Ă©conomique a plus de poids qu’un simple rocher. Ainsi, un point minuscule peut changer l’accĂšs Ă  une zone de pĂȘche ou Ă  un gisement d’hydrocarbures, ce qui explique des disputes acharnĂ©es. Par consĂ©quent, les États dĂ©fendent parfois un Ăźlot pour la mer qu’il « ouvre », pas pour sa valeur propre.

Dans le cas des États archipĂ©lagiques, les rĂšgles permettent de relier des Ăźles entre elles pour former un ensemble, puis de mesurer les espaces depuis cet ensemble. Cependant, ce statut ne s’applique pas Ă  tout le monde, et c’est une source de dĂ©bats. De plus, les dĂ©troits et les passages stratĂ©giques ajoutent une dimension de sĂ©curitĂ©, car la libertĂ© de navigation devient un enjeu vital pour le commerce mondial. C’est pour cela que les frontiĂšres maritimes ne sont jamais seulement « Ă©conomiques » : elles touchent aussi la circulation.

⛏ Le plateau continental : la profondeur compte autant que la distance

On confond souvent ZEE et plateau continental, alors que les logiques ne sont pas identiques. La ZEE concerne surtout la colonne d’eau et les ressources, par exemple la pĂȘche ou l’énergie. Le plateau continental, lui, vise le sol et le sous-sol marins, donc les ressources minĂ©rales. En outre, certains États peuvent demander une extension au-delĂ  de 200 milles nautiques si la gĂ©ologie le justifie, ce qui relance les rivalitĂ©s dans certaines mers.

Cette extension se discute avec des instances spĂ©cialisĂ©es et s’appuie sur des donnĂ©es scientifiques, mais elle produit des effets gĂ©opolitiques. Ainsi, des pays investissent dans l’ocĂ©anographie et la cartographie sous-marine, car la science devient un outil de puissance. Pourtant, la technique ne suffit pas : il faut aussi des accords et une stratĂ©gie diplomatique. En HGGSP, c’est un excellent exemple de lien entre connaissance et puissance, mĂȘme si le sujet semble lointain au dĂ©part.

đŸ—ș Comment le prĂ©senter dans une copie : la mĂ©thode « dĂ©finition → rĂšgle → exemple → enjeu »

Pour ĂȘtre clair le jour du devoir, tu peux suivre un schĂ©ma simple. D’abord, tu dĂ©finis la notion : ligne de base, mer territoriale, ZEE, plateau continental. Ensuite, tu rappelles une rĂšgle chiffrĂ©e, car les distances structurent tout : 12, 24, 200 milles nautiques. Puis, tu donnes un exemple de situation typique : deux cĂŽtes proches, une Ăźle qui dĂ©forme la ligne, ou un espace disputĂ©. Enfin, tu termines par l’enjeu : contrĂŽle des ressources, sĂ©curitĂ©, routes maritimes, prestige.

Si tu veux t’entraĂźner Ă  « lire » une carte et en tirer un raisonnement, la dĂ©marche est trĂšs proche d’une analyse guidĂ©e. De plus, la structure « repĂ©rer → expliquer → discuter » fonctionne particuliĂšrement bien en devoir. Pour gagner en efficacitĂ©, tu peux t’appuyer sur la mĂ©thode d’analyse de document HGGSP, car les frontiĂšres maritimes sont souvent Ă©valuĂ©es Ă  partir d’une carte. Ainsi, tu transformes une image en argumentaire, sans rester descriptif.

👉 Maintenant que tu sais comment on trace une limite, on peut passer Ă  ce que permet vraiment une ZEE : ressources, Ă©conomie, et stratĂ©gies de puissance.

📜 Frontiùres maritimes et ZEE : à quoi sert vraiment une ZEE ?

Les frontiĂšres maritimes et ZEE ne servent pas seulement Ă  « faire joli » sur une carte : elles donnent des droits concrets sur des ressources, des activitĂ©s et des infrastructures. En effet, une ZEE n’est pas un territoire maritime « annexĂ© », mais elle permet Ă  l’État cĂŽtier d’exploiter et de gĂ©rer des richesses. De plus, elle transforme la mer en espace stratĂ©gique, car l’économie, la sĂ©curitĂ© et l’environnement s’y croisent en permanence. Ainsi, comprendre la ZEE, c’est comprendre une partie de la puissance contemporaine.

🐟 Ressources vivantes : la pĂȘche, la souverainetĂ© alimentaire et les tensions

Dans une ZEE, l’État cĂŽtier dispose de droits souverains sur l’exploitation des ressources vivantes, donc surtout la pĂȘche. ConcrĂštement, il peut fixer des rĂšgles, dĂ©livrer des licences et lutter contre la pĂȘche illĂ©gale. Cependant, ces droits ne rendent pas la mer « fermĂ©e » : d’autres États gardent des libertĂ©s de navigation, ce qui oblige Ă  contrĂŽler sans bloquer. Par consĂ©quent, la surveillance en mer devient un enjeu majeur, surtout quand les stocks diminuent.

Les tensions viennent souvent d’un dĂ©calage simple : la ressource est mobile, mais la limite est fixe. Ainsi, un banc de poissons peut se dĂ©placer, alors que la frontiĂšre maritime reste la mĂȘme, ce qui crĂ©e des frictions entre flottes. De plus, certains pays utilisent la pĂȘche comme outil d’influence, en envoyant des navires en nombre, parfois escortĂ©s. Donc, la ZEE devient un espace oĂč se joue la sĂ©curitĂ© alimentaire, mais aussi la diplomatie et la puissance.

đŸ›ąïž Ressources non vivantes : hydrocarbures, Ă©nergies marines et sous-sol

La ZEE donne aussi des droits sur les ressources non vivantes, comme les hydrocarbures offshore et certaines formes d’énergie en mer. En outre, l’État peut autoriser des installations, par exemple des plateformes ou des parcs d’éoliennes en mer, car il contrĂŽle l’exploitation Ă©conomique. Cependant, l’acceptation sociale et environnementale compte de plus en plus, car les risques de pollution choquent vite l’opinion. Ainsi, une dĂ©cision Ă©nergĂ©tique peut devenir un sujet politique national.

Le sous-sol ajoute un autre niveau, car la logique du plateau continental peut prolonger des droits sur le fond marin au-delĂ  de la ZEE selon les cas. Donc, certains États investissent dans la recherche et la cartographie, car la connaissance soutient la revendication. Pourtant, mĂȘme avec des donnĂ©es, il faut des accords, sinon la rivalitĂ© repart. Par consĂ©quent, les ressources Ă©nergĂ©tiques renforcent la compĂ©tition, surtout quand elles touchent la sĂ©curitĂ© d’approvisionnement.

🚱 Routes maritimes, ports et dĂ©troits : la ZEE comme espace de circulation

On associe la ZEE aux ressources, mais elle touche aussi aux routes maritimes, car la mer reste l’axe principal du commerce mondial. Or, une grande partie des navires traverse des ZEE sans s’y arrĂȘter, grĂące aux libertĂ©s de navigation. Cependant, la prĂ©sence d’une ZEE change le calcul stratĂ©gique, car l’État cĂŽtier surveille, protĂšge et peut signaler des risques. Ainsi, la mer devient un espace de sĂ©curitĂ©, pas seulement un espace Ă©conomique.

Les dĂ©troits et les abords des grands ports amplifient encore l’enjeu, car ils concentrent flux et vulnĂ©rabilitĂ©s. De plus, la piraterie, les trafics ou les tensions militaires se greffent souvent sur ces couloirs. Donc, la frontiĂšre maritime n’est pas un mur, mais elle structure des contrĂŽles et des prioritĂ©s. Pour relier cela Ă  l’épreuve et aux attendus, tu peux cadrer ta prĂ©paration via le dossier Bac HGGSP, car ces exemples s’insĂšrent trĂšs bien dans une copie argumentĂ©e.

đŸ›°ïž ContrĂŽler sans « fermer » : surveillance, garde-cĂŽtes et technologies

Une ZEE oblige Ă  contrĂŽler de vastes espaces, ce qui coĂ»te cher et demande des moyens. Ainsi, les États mobilisent la marine, les garde-cĂŽtes, l’aviation maritime et les satellites pour repĂ©rer les activitĂ©s. En outre, le droit sert d’appui : arraisonnement, inspection, sanctions, coopĂ©ration rĂ©gionale. Pourtant, la difficultĂ© reste la mĂȘme : faire respecter des rĂšgles sur un espace immense, souvent loin des cĂŽtes.

La technologie aide, mais elle n’efface pas la gĂ©opolitique. En effet, un navire peut couper ses signaux, changer de pavillon ou se glisser dans une zone grise. Donc, la surveillance devient un jeu d’anticipation, oĂč l’État doit choisir ses prioritĂ©s : pĂȘche, pollution, trafic, prĂ©sence militaire Ă©trangĂšre. Par consĂ©quent, la capacitĂ© Ă  agir en mer devient un marqueur de puissance, au mĂȘme titre que la diplomatie ou l’économie.

🌊 ProtĂ©ger l’environnement : aires marines, pollution et arbitrages difficiles

Les frontiĂšres maritimes et ZEE sont aussi un outil de politique environnementale, car l’État cĂŽtier a des responsabilitĂ©s en matiĂšre de protection. De plus, la crĂ©ation d’aires marines protĂ©gĂ©es permet de limiter certaines pratiques, de prĂ©server des habitats et de contrĂŽler des activitĂ©s. Cependant, la protection se heurte aux intĂ©rĂȘts Ă©conomiques, car pĂȘche, Ă©nergie et transport restent essentiels. Ainsi, la mer oblige souvent Ă  arbitrer entre croissance, souverainetĂ© et Ă©cologie.

Les accidents et les pollutions rappellent vite la fragilitĂ© de l’espace marin. Or, une marĂ©e noire, une collision ou un rejet illĂ©gal peut dĂ©passer les frontiĂšres juridiques, car l’eau circule. Donc, la coopĂ©ration devient indispensable, mĂȘme entre rivaux, car personne ne gagne dans un ocĂ©an dĂ©gradĂ©. Par consĂ©quent, la ZEE illustre une tension centrale : l’État veut contrĂŽler, mais il doit aussi coopĂ©rer, surtout quand l’environnement est en jeu.

  • Dans sa ZEE, l’État cĂŽtier peut exploiter les ressources, encadrer la pĂȘche, autoriser des installations et protĂ©ger l’environnement.
  • Dans sa ZEE, l’État cĂŽtier ne peut pas interdire la navigation internationale, car les libertĂ©s de circulation demeurent.
  • En cas de chevauchement, la nĂ©gociation, l’arbitrage ou le rapport de force pĂšsent sur la solution finale.

👉 Dans le chapitre suivant, on passe aux tensions : pourquoi certaines frontiĂšres maritimes restent disputĂ©es, et comment le droit et la puissance s’affrontent en mer.

🎹 Frontiùres maritimes et ZEE : pourquoi les tensions explosent-elles en mer ?

Les frontiĂšres maritimes et ZEE crĂ©ent des tensions parce qu’elles touchent Ă  trois nerfs : la souverainetĂ©, les ressources et la sĂ©curitĂ©. Or, la mer mĂ©lange droit et rapport de force, donc une rĂšgle Ă©crite ne suffit pas toujours Ă  calmer un rival. De plus, les cartes maritimes se lisent comme des promesses de puissance, car une limite peut ouvrir ou fermer l’accĂšs Ă  une zone riche. Ainsi, un dĂ©saccord technique devient vite un enjeu national.

⚔ Les causes classiques : chevauchement, Ăźles, ressources

La cause la plus frĂ©quente, c’est le chevauchement : deux États revendiquent la mĂȘme zone, car leurs cĂŽtes sont proches ou parce qu’une Ăźle change la gĂ©omĂ©trie. Ensuite, la valeur Ă©conomique met de l’huile sur le feu : pĂȘche, gaz, pĂ©trole ou Ă©nergies marines attirent des acteurs publics et privĂ©s. Enfin, les symboles comptent : dĂ©fendre un Ăźlot, c’est parfois dĂ©fendre une image de puissance. Par consĂ©quent, le compromis paraĂźt difficile, mĂȘme quand la carte suggĂšre une solution simple.

Les Ăźles jouent un rĂŽle explosif, car elles « projettent » de la mer autour d’elles. Pourtant, leur statut peut ĂȘtre contestĂ©, ce qui ouvre une bataille juridique et politique. Ainsi, certains États contestent l’effet maritime d’un rocher, tandis que d’autres y voient une Ăźle Ă  part entiĂšre. De plus, l’opinion publique pĂšse, car un gouvernement craint de paraĂźtre faible. Donc, les frontiĂšres maritimes deviennent un sujet interne autant qu’international.

đŸ§© Les « zones grises » : quand on Ă©vite la guerre sans renoncer

Beaucoup de crises restent sous le seuil de la guerre grĂące Ă  des stratĂ©gies dites de zone grise. ConcrĂštement, un État peut envoyer des garde-cĂŽtes, des navires administratifs ou des flottilles de pĂȘche, plutĂŽt qu’une marine de guerre. Ainsi, il occupe l’espace, teste la rĂ©action adverse, et maintient une pression constante, tout en gardant une apparence « civile ». Cependant, l’effet est le mĂȘme : il impose un fait accompli et rend la nĂ©gociation plus difficile.

Dans ces situations, le droit devient un outil de combat, ce qu’on appelle parfois le lawfare. D’abord, chaque camp publie des cartes, des lois nationales et des communiquĂ©s pour lĂ©gitimer sa lecture. Ensuite, les incidents se multiplient : manƓuvres dangereuses, arraisonnements, installations temporaires. Pourtant, personne ne veut « tirer le premier », car l’escalade coĂ»te trop cher. Par consĂ©quent, la tension dure, et elle Ă©puise les diplomaties.

🚱 Navigation et dĂ©troits : la libertĂ© de circuler contre le contrĂŽle

Les routes maritimes mondiales traversent des zones sensibles, donc la libertĂ© de navigation devient un enjeu stratĂ©gique. Or, certains États veulent encadrer davantage des passages qu’ils jugent proches de leur sĂ©curitĂ©. De plus, les dĂ©troits concentrent les flux, ce qui augmente la moindre friction. Ainsi, un exercice militaire, une inspection ou une restriction temporaire peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme une provocation. En revanche, les puissances commerçantes dĂ©fendent la circulation, car elle soutient la mondialisation.

La tension monte encore quand des navires militaires traversent une zone disputĂ©e. D’un cĂŽtĂ©, un État revendicateur parle de souverainetĂ© et de prĂ©vention des menaces. De l’autre, un État extĂ©rieur invoque la libertĂ© de navigation et le respect du droit de la mer. Donc, la mer devient un théùtre oĂč l’on affiche sa puissance sans forcĂ©ment dĂ©clencher la guerre. Pour replacer ces logiques dans le thĂšme global, tu peux aussi relier ce chapitre Ă  l’exemple des frontiĂšres dans l’Union europĂ©enne, car la question du contrĂŽle et de la circulation s’y retrouve autrement.

⚖ Arbitrages et justice : une sortie de crise parfois fragile

Quand la tension devient trop coĂ»teuse, les États peuvent nĂ©gocier un accord ou accepter un arbitrage. Cependant, une dĂ©cision juridique ne rĂšgle pas tout, car un pays peut la contester ou la contourner par des actions de terrain. Ainsi, le droit sert souvent Ă  renforcer une position diplomatique, pas seulement Ă  « trancher ». De plus, certains dossiers restent bloquĂ©s car reconnaĂźtre une juridiction est dĂ©jĂ  un choix politique. Par consĂ©quent, le rĂšglement pacifique existe, mais il dĂ©pend de la volontĂ© des acteurs.

Dans une copie, tu peux montrer cette idĂ©e avec une formule claire : le droit encadre, mais la puissance arbitre souvent le rythme. Ensuite, tu ajoutes un exemple bref, puis tu conclus sur l’enjeu : ressources, sĂ©curitĂ©, prestige. Pour un repĂšre institutionnel europĂ©en sur les enjeux maritimes, tu peux consulter le portail officiel de l’Union europĂ©enne, qui rappelle l’importance des mers dans les politiques communes. Enfin, pour gagner des points, pense Ă  transformer une carte de crise en dĂ©monstration, comme tu l’as fait avec l’étude critique de document HGGSP : mĂ©thode.

🧹 De l’incident Ă  la crise : le mĂ©canisme d’escalade Ă  connaĂźtre

Un incident en mer suit souvent le mĂȘme scĂ©nario. D’abord, un navire entre dans une zone contestĂ©e, parfois pour pĂȘcher, parfois pour patrouiller. Ensuite, l’autre camp rĂ©agit, ce qui entraĂźne une manƓuvre d’intimidation, puis un choc ou un arraisonnement. Or, les images circulent vite, donc les opinions publiques s’enflamment. Par consĂ©quent, les gouvernements durcissent le ton, et la crise s’installe.

Pour Ă©viter l’escalade, les États signent parfois des mĂ©canismes de communication, comme des lignes directes ou des rĂšgles de conduite entre navires. Cependant, ces outils ne suffisent pas si l’objectif stratĂ©gique reste l’occupation progressive. Ainsi, on peut « gĂ©rer » le risque sans rĂ©soudre le conflit. C’est prĂ©cisĂ©ment ce que tu vas voir ensuite : des Ă©tudes de cas montrent comment les frontiĂšres maritimes et ZEE se traduisent en rivalitĂ©s concrĂštes selon les rĂ©gions du monde.

👉 Poursuivons avec des exemples prĂ©cis pour comprendre oĂč se concentrent les tensions et pourquoi certaines zones restent durablement disputĂ©es.

🌍 FrontiĂšres maritimes et ZEE : 4 Ă©tudes de cas pour comprendre les zones de tension

Les frontiĂšres maritimes et ZEE se comprennent mieux quand tu les vois « en action » sur une carte. En effet, les mĂȘmes rĂšgles produisent des situations trĂšs diffĂ©rentes selon la gĂ©ographie, les ressources et la puissance des acteurs. De plus, une Ă©tude de cas te permet de passer du cours abstrait Ă  un raisonnement concret, ce qui fait gagner des points. Ainsi, tu vas repĂ©rer des mĂ©canismes communs, puis les rĂ©utiliser le jour du devoir.

🧹 Mer de Chine mĂ©ridionale : quand la carte devient une dĂ©monstration de puissance

La mer de Chine mĂ©ridionale concentre un mĂ©lange explosif : routes maritimes majeures, zones de pĂȘche, et soupçons de ressources Ă©nergĂ©tiques. Or, plusieurs États s’y superposent, notamment Chine, Philippines, Vietnam, Malaisie et Brunei, autour d’archipels comme les Spratleys et les Paracels. Ainsi, chaque Ăźlot devient un levier pour projeter une ZEE ou contester celle du voisin. Par consĂ©quent, la discussion juridique s’enchevĂȘtre avec une compĂ©tition de prĂ©sence.

Le cƓur du problĂšme, c’est l’écart entre une lecture extensive de l’espace et la logique de la CNUDM. En 2016, une dĂ©cision arbitrale a marquĂ© les esprits, mais elle n’a pas suffi Ă  Ă©teindre les tensions, car le rapport de force pĂšse sur le terrain. De plus, certains acteurs utilisent des stratĂ©gies de zone grise : garde-cĂŽtes, navires de pĂȘche, installations, ce qui Ă©vite le conflit ouvert tout en modifiant la situation. Donc, c’est un cas parfait pour montrer que le droit encadre, mais que la puissance organise souvent le rythme.

🧊 Arctique : la course aux plateaux continentaux et aux nouvelles routes

Dans l’Arctique, la question des frontiĂšres maritimes et ZEE s’ajoute Ă  un autre enjeu : l’accĂšs au plateau continental et la maĂźtrise de routes plus praticables Ă  certaines pĂ©riodes. Ici, les acteurs principaux sont Russie, Canada, États-Unis, NorvĂšge et Danemark via le Groenland. Or, les distances sont immenses, donc la surveillance et la logistique deviennent dĂ©jĂ  une forme de puissance. Ainsi, la science et la cartographie sous-marine prennent une valeur stratĂ©gique.

Ce cas illustre un mĂ©canisme simple : quand l’espace s’ouvre, la compĂ©tition s’intensifie. D’abord, les États cherchent Ă  sĂ©curiser leurs approches et leurs ressources potentielles. Ensuite, ils investissent dans des moyens navals, des bases et des Ă©quipements adaptĂ©s. Cependant, la coopĂ©ration existe aussi, car la sĂ©curitĂ© maritime et l’environnement imposent des rĂšgles communes. Par consĂ©quent, tu peux montrer une tension permanente entre rivalitĂ© et coordination, ce qui fait une conclusion nuancĂ©e et solide.

đŸ”„ MĂ©diterranĂ©e orientale : Ăźles, gaz et rivalitĂ©s gĂ©opolitiques

La MĂ©diterranĂ©e orientale montre Ă  quel point une Ăźle peut peser dans une dĂ©limitation. Des tensions opposent notamment GrĂšce et Turquie, avec la question de Chypre et des droits d’exploration offshore. Or, la gĂ©ographie est serrĂ©e, donc les ZEE se chevauchent trĂšs vite et la nĂ©gociation devient incontournable. De plus, la perspective de gisements gaziers renforce la crispation, car l’énergie touche directement la sĂ©curitĂ© des États.

Dans ce type de dossier, chaque camp mobilise une lecture du droit, mais aussi une stratĂ©gie de prĂ©sence. Ainsi, des navires de prospection ou des bĂątiments d’escorte deviennent des messages politiques. Pourtant, mĂȘme quand la tension monte, les acteurs cherchent souvent Ă  Ă©viter l’accident, car le coĂ»t d’une escalade est Ă©norme. Donc, en copie, tu peux expliquer le double niveau : un dĂ©bat juridique sur la dĂ©limitation, et une bataille politique sur l’influence rĂ©gionale.

đŸŒŹïž Manche et mer du Nord : des disputes « froides » mais trĂšs concrĂštes

Dans la Manche et la mer du Nord, la logique est diffĂ©rente : les États ont l’habitude de coopĂ©rer, mais des dĂ©saccords surgissent sur la pĂȘche, l’accĂšs aux zones et la gestion des ressources. Ici, la tension vient moins d’un risque militaire que d’un enjeu Ă©conomique immĂ©diat pour les littoraux. Ainsi, une dĂ©cision administrative, une licence ou un contrĂŽle peut provoquer une crise politique, car les pĂȘcheurs vivent au jour le jour. Par consĂ©quent, la frontiĂšre maritime devient un sujet social autant que diplomatique.

Ce cas est prĂ©cieux pour ton cours, car il montre que les frontiĂšres maritimes ne concernent pas seulement des « zones lointaines ». Au contraire, elles touchent la vie quotidienne, l’emploi et l’alimentation, donc elles peuvent dĂ©clencher des rĂ©actions fortes. De plus, cela te permet d’illustrer un point clĂ© : une ZEE donne des droits Ă©conomiques, mais elle oblige aussi Ă  nĂ©gocier, surtout quand les espaces sont Ă©troits. Ainsi, tu obtiens un exemple proche, concret, et facile Ă  argumenter.

  • Les crises naissent souvent d’un chevauchement de ZEE ou d’un dĂ©saccord sur l’effet maritime d’une Ăźle.
  • Les acteurs utilisent frĂ©quemment la zone grise pour avancer sans dĂ©clencher une guerre ouverte.
  • Les ressources, surtout pĂȘche et Ă©nergie, transforment vite une carte en enjeu national.

👉 Dans le chapitre suivant, on se focalise sur un cas essentiel pour la France : comment l’outre-mer fait de la France une puissance maritime majeure, et pourquoi cela change la lecture des frontiùres maritimes et ZEE.

đŸ€ FrontiĂšres maritimes et ZEE : la France, puissance maritime grĂące Ă  l’outre-mer

Les frontiĂšres maritimes et ZEE prennent un sens particulier pour la France, car son espace maritime dĂ©pend largement de l’outre-mer. En effet, en additionnant les zones autour de ses territoires, la France dispose d’un domaine maritime parmi les plus vastes du monde. De plus, cette rĂ©alitĂ© change la gĂ©opolitique française : elle n’est pas seulement europĂ©enne, elle est aussi indo-pacifique, atlantique et polaire. Ainsi, comprendre la France en mer, c’est lier souverainetĂ©, ressources et sĂ©curitĂ©.

đŸ—ș Une puissance maritime « Ă©clatĂ©e » : des points sur tous les ocĂ©ans

La particularitĂ© française, c’est la dispersion gĂ©ographique. Dans l’Atlantique, on trouve par exemple Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-BarthĂ©lemy et Saint-Pierre-et-Miquelon, donc des espaces proches des routes transatlantiques. Dans l’ocĂ©an Indien, La RĂ©union et Mayotte projettent une prĂ©sence dans une zone trĂšs stratĂ©gique. Enfin, dans le Pacifique, PolynĂ©sie française et Nouvelle-CalĂ©donie donnent une profondeur majeure, loin de l’hexagone.

Cette dispersion produit un effet simple : la France possĂšde des ZEE trĂšs Ă©loignĂ©es les unes des autres, donc elle doit gĂ©rer des prioritĂ©s multiples. Ainsi, un mĂȘme État doit surveiller des espaces tropicaux, des zones de pĂȘche, des passages maritimes et des approches sensibles. Cependant, cela apporte aussi des avantages : prĂ©sence diplomatique, accĂšs Ă  des ressources et capacitĂ© d’action sur plusieurs théùtres. Par consĂ©quent, la mer devient un instrument de puissance, mais aussi un dĂ©fi permanent.

🌊 ZEE : des droits Ă©conomiques, mais pas un territoire fermĂ©

Dans ses espaces maritimes, la France exerce des droits Ă©conomiques, surtout dans sa ZEE. Elle peut encadrer la pĂȘche, autoriser des installations et protĂ©ger des zones sensibles, ce qui compte pour l’économie des littoraux. Pourtant, une ZEE n’est pas une « mer privĂ©e » : les navires Ă©trangers gardent la libertĂ© de navigation. Donc, la France doit contrĂŽler sans bloquer, et elle doit prouver sa capacitĂ© Ă  agir.

Ce point est essentiel en HGGSP, car beaucoup d’élĂšves confondent souverainetĂ© et droits souverains. En mer territoriale, la souverainetĂ© est forte, alors que dans la ZEE le droit porte surtout sur les ressources. Ainsi, une copie solide explique ce dĂ©gradĂ©, puis illustre avec un exemple français, comme la surveillance d’une zone de pĂȘche ou la lutte contre des activitĂ©s illĂ©gales. Pour fixer la dĂ©finition juridique sans te tromper, tu peux consulter le texte intĂ©gral de la convention de Montego Bay.

🐟 PĂȘche, ressources et Ă©conomie : l’enjeu concret pour les territoires

Dans beaucoup de territoires ultramarins, la mer soutient directement l’emploi et l’alimentation. Ainsi, la pĂȘche artisanale dĂ©pend d’un espace sĂ»r, tandis que la pĂȘche industrielle pose la question des quotas et du contrĂŽle. De plus, les ressources marines ne sont pas infinies, donc la gestion durable devient un enjeu politique local. Par consĂ©quent, la frontiĂšre maritime protĂšge une Ă©conomie, mais elle oblige aussi Ă  rĂ©guler, ce qui crĂ©e parfois des tensions.

Les ressources ne se limitent pas Ă  la pĂȘche. Certaines zones peuvent attirer des projets Ă©nergĂ©tiques ou des activitĂ©s de recherche, ce qui donne un intĂ©rĂȘt stratĂ©gique Ă  la ZEE. Cependant, ces projets demandent des investissements et une acceptation locale, car l’impact environnemental peut ĂȘtre lourd. Donc, la France doit combiner dĂ©veloppement et protection, tout en gardant une cohĂ©rence nationale. C’est une façon trĂšs utile de montrer que les frontiĂšres maritimes sont liĂ©es Ă  des choix Ă©conomiques.

đŸ›Ąïž ProtĂ©ger un espace immense : surveillance, sĂ©curitĂ© et « prĂ©sence »

Avoir des droits en mer ne sert Ă  rien si l’État ne peut pas les faire respecter. Or, l’éloignement rend la surveillance coĂ»teuse : il faut des moyens navals, aĂ©riens et parfois satellitaires pour repĂ©rer des activitĂ©s. Ainsi, la Marine nationale et les services de l’État agissent pour contrĂŽler, secourir et dissuader, selon les situations. De plus, la mer impose aussi des missions de sĂ©curitĂ© civile, comme le sauvetage, ce qui renforce l’idĂ©e d’un espace Ă  administrer.

La sĂ©curitĂ© maritime inclut aussi les trafics et les risques de dĂ©stabilisation. Dans certaines rĂ©gions, les routes maritimes sont proches de zones de criminalitĂ©, ce qui complique la tĂąche. Pourtant, l’objectif n’est pas de militariser partout, mais d’assurer une prĂ©sence crĂ©dible et adaptĂ©e. Donc, la puissance se mesure ici Ă  la capacitĂ© de rĂ©pondre vite et de coopĂ©rer avec des voisins. Par consĂ©quent, la France utilise sa mer comme un levier, mais elle doit accepter le coĂ»t de cette ambition.

🧭 DĂ©limiter et nĂ©gocier : quand la France doit aussi composer avec ses voisins

Comme tous les États, la France fait face Ă  des cas de chevauchement ou de proximitĂ©, surtout autour de certains territoires. Ainsi, les frontiĂšres maritimes peuvent devenir un sujet diplomatique sensible, car une petite Ăźle peut dĂ©placer une ligne et modifier l’accĂšs Ă  des ressources. En outre, la dĂ©limitation exige souvent des accords techniques, puis des compromis politiques. Donc, mĂȘme une puissance maritime doit nĂ©gocier, car la gĂ©ographie impose des limites.

Ces situations sont trĂšs intĂ©ressantes pour une copie, car elles montrent que le droit ne suffit pas. D’abord, il faut une base juridique claire, puis une capacitĂ© Ă  maintenir un dialogue. Ensuite, il faut parfois accepter une solution « raisonnable » plutĂŽt qu’une victoire totale, surtout si la coopĂ©ration rĂ©gionale est utile. Par consĂ©quent, la mer rappelle un principe de HGGSP : la frontiĂšre est Ă  la fois une ligne et une relation. Cette idĂ©e complĂšte bien le chapitre frontiĂšre et État-nation, car l’outre-mer prolonge directement la souverainetĂ© française.

🌐 La France dans l’Indo-Pacifique : une lecture gĂ©opolitique essentielle

GrĂące Ă  Mayotte, La RĂ©union, Nouvelle-CalĂ©donie et PolynĂ©sie française, la France est un acteur de l’Indo-Pacifique. Or, cette zone concentre des rivalitĂ©s et des routes majeures, donc la prĂ©sence française y a une dimension stratĂ©gique. Ainsi, les frontiĂšres maritimes et ZEE françaises ne sont pas seulement un sujet « national », elles entrent dans des Ă©quilibres rĂ©gionaux. De plus, cela aide Ă  comprendre pourquoi la France parle souvent de coopĂ©ration et de stabilitĂ© en mer.

Pour un Ă©lĂšve, l’intĂ©rĂȘt est double. D’une part, tu peux montrer un exemple prĂ©cis de puissance qui s’exerce par la mer, sans ĂȘtre uniquement militaire. D’autre part, tu peux relier le thĂšme des frontiĂšres Ă  d’autres chapitres du programme, comme les puissances et les rivalitĂ©s. Si tu veux faire un pont entre thĂšmes, tu peux t’appuyer sur le pilier sur les puissances internationales, car la mer est un outil de puissance et un espace de compĂ©tition.

📝 Comment l’exploiter en devoir : plan rapide et phrases efficaces

En dissertation, tu peux utiliser la France comme exemple de puissance maritime « par l’outre-mer ». D’abord, tu dĂ©finis la ZEE, puis tu expliques le rĂŽle des territoires, et enfin tu prĂ©sentes deux enjeux : ressources et sĂ©curitĂ©. Ensuite, tu ajoutes une limite, par exemple le coĂ»t de la surveillance et la nĂ©cessitĂ© de coopĂ©rer. Donc, tu obtiens un raisonnement complet, avec nuance, et tu Ă©vites le simple catalogue.

Pour structurer ton argumentation, tu peux t’entraĂźner avec la mĂ©thode dissertation HGGSP : plan + intro, puis vĂ©rifier tes acquis avec des sujets type via les annales HGGSP corrigĂ©es. Enfin, si tu veux Ă©largir, tu peux relier ce chapitre aux transformations des frontiĂšres modernes avec l’exemple des frontiĂšres numĂ©riques, car le contrĂŽle passe aussi par la technologie.

👉 Tu as maintenant l’ensemble des bases et des exemples : dans la suite, on passe au rĂ©sumĂ© « fiche », puis aux questions frĂ©quentes et au quiz pour t’entraĂźner.

🧠 À retenir sur les frontiùres maritimes et ZEE

  • La rĂ©fĂ©rence centrale est la convention de Montego Bay (1982), entrĂ©e en vigueur en 1994 : elle structure le droit de la mer et les frontiĂšres maritimes.
  • Trois distances clĂ©s : 12 milles nautiques (mer territoriale), 24 milles nautiques (zone contiguĂ«), 200 milles nautiques (ZEE), mesurĂ©es depuis la ligne de base.
  • La ZEE donne des droits Ă©conomiques (pĂȘche, Ă©nergie, ressources), mais elle ne supprime pas la libertĂ© de navigation : ce n’est pas une « mer privĂ©e ».
  • Les conflits naissent surtout des chevauchements de ZEE, des effets des Ăźles et des ressources, avec des stratĂ©gies de zone grise qui Ă©vitent la guerre ouverte.
  • La France est une grande puissance maritime grĂące Ă  l’outre-mer : elle doit exploiter, protĂ©ger et surveiller un espace immense, donc la mer devient un enjeu de souverainetĂ© et de sĂ©curitĂ©.
  • Pour le bac, une mĂ©thode efficace : dĂ©finition → rĂšgle chiffrĂ©e → exemple → enjeu, puis une nuance sur la coopĂ©ration ou les limites du rapport de force.

❓ FAQ : Questions frĂ©quentes sur les frontiĂšres maritimes et ZEE

đŸ§© Une ZEE, c’est une partie du territoire national en mer ?

Non, une ZEE n’est pas un territoire au sens strict. Dans la ZEE, l’État a surtout des droits souverains Ă©conomiques sur les ressources, mais les autres États gardent la libertĂ© de navigation. En revanche, dans la mer territoriale (jusqu’à 12 milles nautiques), la souverainetĂ© est beaucoup plus forte, mĂȘme si le passage inoffensif existe.

đŸ§© Pourquoi les Ăźles crĂ©ent-elles autant de disputes maritimes ?

Parce qu’une Ăźle peut « projeter » des espaces maritimes autour d’elle et dĂ©placer une dĂ©limitation. Or, un petit point sur la carte peut donner accĂšs Ă  une zone riche en pĂȘche ou en hydrocarbures. Ainsi, les États se battent parfois pour l’effet maritime d’un Ăźlot, plus que pour la terre elle-mĂȘme.

đŸ§© Comment trace-t-on une frontiĂšre maritime entre deux pays qui se font face ?

On utilise souvent une ligne d’équidistance ou une ligne mĂ©diane, mais ce n’est pas automatique. Ensuite, on ajuste en fonction de « circonstances pertinentes », par exemple la forme des cĂŽtes ou la prĂ©sence d’üles. Donc, beaucoup d’accords cherchent un rĂ©sultat « Ă©quitable », puis les États le sĂ©curisent par traitĂ© ou arbitrage.

đŸ§© Quelle diffĂ©rence entre ZEE et plateau continental ?

La ZEE concerne surtout l’exploitation Ă©conomique de la colonne d’eau et des ressources, comme la pĂȘche ou l’énergie en mer. Le plateau continental vise le sol et le sous-sol marins, donc des ressources minĂ©rales, et il peut parfois ĂȘtre Ă©tendu au-delĂ  de 200 milles nautiques si la gĂ©ologie le justifie. Ainsi, on peut avoir des dĂ©bats trĂšs techniques, mais avec de gros enjeux politiques.

đŸ§© Quel exemple français retenir facilement pour le bac ?

L’idĂ©e la plus simple est la puissance maritime française grĂące Ă  l’outre-mer : PolynĂ©sie française, Nouvelle-CalĂ©donie, La RĂ©union ou Mayotte donnent Ă  la France de vastes espaces maritimes. Donc, la France doit surveiller, protĂ©ger et exploiter sa ZEE, ce qui relie ressources, souverainetĂ© et sĂ©curitĂ©.

đŸ§© Quiz – FrontiĂšres maritimes et ZEE

1. Quelle convention est la référence centrale du droit de la mer contemporain ?



2. Jusqu’oĂč s’étend en principe la mer territoriale d’un État cĂŽtier ?



3. Quel espace maritime donne surtout des droits économiques exclusifs sur les ressources ?



4. Depuis quoi mesure-t-on les distances maritimes (12, 24, 200 milles) ?



5. Dans la zone contiguĂ«, jusqu’à quelle distance peut-on agir en prĂ©vention de certaines infractions ?



6. Quel principe domine en haute mer ?



7. Pourquoi deux ZEE se chevauchent-elles souvent ?



8. Une ZEE permet-elle d’interdire la navigation internationale ?



9. Quel élément complique fortement une délimitation maritime ?



10. Quel mot décrit des actions qui restent sous le seuil de la guerre tout en imposant une pression ?



11. Quel est l’intĂ©rĂȘt stratĂ©gique d’un dĂ©troit ?



12. Quel espace est le plus proche d’une souverainetĂ© « comme Ă  terre » ?



13. Pourquoi un petit ßlot peut-il déclencher une crise ?



14. Quel cas illustre souvent la compĂ©tition entre droit et puissance autour d’üles et de revendications ?



15. Quel espace renvoie surtout au sol et au sous-sol marins ?



16. Pourquoi la France est-elle une grande puissance maritime ?



17. Dans quel espace l’État peut-il surtout encadrer la pĂȘche et exploiter des ressources ?



18. Quelle méthode est la plus efficace pour présenter une notion en HGGSP ?



19. Quel type d’acteur est souvent mobilisĂ© dans les tensions « sous le seuil » ?



20. Quel lien simple peux-tu faire entre frontiĂšres maritimes et puissance ?



Luc Pitallier
Écrit par Luc Pitallier ‱

CrĂ©ateur du site reviserhistoire.fr, j’aide les collĂ©giens, les lycĂ©ens et les adultes en reprise d’études Ă  progresser sans stress, avec des explications nettes, des exemples concrets et une vraie mĂ©thode.
Sur le blog reviserhistoire.fr, tu trouveras des cours complets du programme, des fiches synthĂšse, des schĂ©mas, des cartes et des quiz pour ĂȘtre prĂȘt le jour du contrĂŽle, du brevet, du bac ou d’un concours.

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