Par Luc Pitallier · Tous les parcours

🎯 Pourquoi « FLN et armĂ©e française » est au cƓur de la guerre d’AlgĂ©rie ?

Entre 1954 et 1962, l’affrontement entre le FLN et l’armĂ©e française structure la guerre d’AlgĂ©rie. Comprendre cette dualitĂ©, c’est saisir les causes, les mĂ©thodes et les consĂ©quences du conflit, de l’insurrection du 1er novembre aux Accords d’Évian.

Tu verras comment le FLN s’organise, comment l’armĂ©e rĂ©pond par la contre-insurrection, et comment cette lutte façonne l’mĂ©moire du conflit. Pour aller plus loin, reviens sur les causes du conflit et sur l’indĂ©pendance de l’AlgĂ©rie.

👉 Poursuivons avec le contexte et la chronologie pour situer l’affrontement entre le FLN et l’armĂ©e française.

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📅 Contexte et chronologie 1954–1962

Pour comprendre l’affrontement entre le FLN et l’armĂ©e française, il faut situer le conflit dans une chronologie prĂ©cise. D’abord, la mĂ©moire des violences du 8 mai 1945 Ă  SĂ©tif, Guelma et Kherrata nourrit une radicalisation progressive. Ensuite, les Ă©checs des rĂ©formes politiques et l’inĂ©galitĂ© des droits attisent la contestation.

Avant 1954 : tensions coloniales et impasses politiques

AprĂšs 1945, des partis nationalistes rĂ©clament l’égalitĂ© ou l’autonomie. Cependant, la IVe RĂ©publique tarde Ă  rĂ©former en profondeur. Par ailleurs, la guerre d’Indochine mobilise l’armĂ©e française et pĂšse sur l’Empire. Ainsi, la voie armĂ©e gagne du terrain chez certains militants.

1954–1956 : l’insurrection s’organise

Le 1er novembre 1954, la « Toussaint rouge » marque le dĂ©but coordonnĂ© d’actions armĂ©es. TrĂšs vite, le FLN se structure en zones (wilayas) et cherche Ă  contrĂŽler la reprĂ©sentation nationaliste. En 1956, le congrĂšs de la Soummam affirme une organisation politique et militaire centralisĂ©e. Dans le mĂȘme temps, le gouvernement, dotĂ© des pouvoirs spĂ©ciaux votĂ©s par l'AssemblĂ©e, dĂ©cide d'envoyer le contingent, militarisant le conflit.

1957–1959 : guerre urbaine et tournant politique

La bataille d’Alger (1957) voit l’armĂ©e dĂ©ployer des mĂ©thodes de contre-insurrection et de renseignement, tandis que le FLN pratique grĂšves, attentats et rĂ©seaux urbains. Cependant, la crise du 13 mai 1958 entraĂźne le retour du gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Puis, en 1959, il ouvre la voie Ă  l’autodĂ©termination, ce qui change l’horizon politique du conflit.

1960–1962 : nĂ©gociations et fin de la guerre

Les manifestations de 1960, le putsch d’Alger (avril 1961) et la violence de l’OAS illustrent la profondeur de la crise. MalgrĂ© tout, les nĂ©gociations s’ouvrent et aboutissent aux Accords d’Évian en mars 1962. Ensuite, le cessez-le-feu conduit au rĂ©fĂ©rendum et Ă  l’indĂ©pendance de l’AlgĂ©rie.

RepÚres pour réviser

Pour replacer chaque Ă©pisode, n’hĂ©site pas Ă  lire l’aperçu global de la guerre d’AlgĂ©rie et Ă  revenir sur les causes du conflit. Enfin, la comprĂ©hension de la sortie de guerre passe par l’étude des mĂ©canismes de l’indĂ©pendance et de la mĂ©moire du conflit.

Infographie prĂ©sentant la chronologie simplifiĂ©e de la guerre d’AlgĂ©rie, des violences de 1945 Ă  la Toussaint rouge de 1954, puis jusqu’aux Accords d’Évian et Ă  l’indĂ©pendance en 1962.

Frise chronologique des grandes Ă©tapes de la guerre d’AlgĂ©rie, de la Toussaint rouge de 1954 Ă  la sortie de guerre et Ă  l’indĂ©pendance en 1962. 📾 Source : reviserhistoire.fr

đŸ•Šïž Naissance, organisation et objectifs du FLN

Le Front de libĂ©ration nationale (FLN) naĂźt Ă  l’automne 1954, lorsque des militants issus de courants nationalistes dĂ©cident de rompre avec l’attentisme. Leur objectif principal est clair : obtenir l’indĂ©pendance par l’action politique et militaire. Pour replacer ce basculement, revois les causes du conflit et l’échec des rĂ©formes sous la IVe RĂ©publique.

Origines politiques : unifier la mouvance nationaliste

Avant 1954, la mouvance indĂ©pendantiste est fragmentĂ©e. DĂšs lors, les fondateurs du FLN veulent unifier la reprĂ©sentation du nationalisme algĂ©rien. Ils s’attachent Ă  marginaliser les organisations concurrentes (parfois violemment, comme le MNA), afin de parler « d’une seule voix » Ă  l’intĂ©rieur comme Ă  l’international. Cette stratĂ©gie vise aussi Ă  contrĂŽler la lutte armĂ©e et sa justification politique.

Des structures politico-militaires : CNRA, CCE puis GPRA

TrĂšs tĂŽt, le FLN se dote d’instances : le CNRA (Conseil national de la RĂ©volution algĂ©rienne) fixe les grandes orientations, tandis que le CCE (ComitĂ© de coordination et d’exĂ©cution) dirige au quotidien. En 1958, la crĂ©ation du GPRA (Gouvernement provisoire de la RĂ©publique algĂ©rienne) donne un visage diplomatique Ă  la cause, crucial pour prĂ©parer la sortie de guerre.

L’ALN et les wilayas : la guerre en rĂ©seau

Le bras armĂ© du FLN est l’ALN (ArmĂ©e de libĂ©ration nationale). Elle se dĂ©ploie par wilayas (zones militaires) et par secteurs, avec des maquis souvent mobiles. Ainsi, l’organisation privilĂ©gie la guĂ©rilla et la dispersion des forces. Par ailleurs, une ALN « extĂ©rieure » s’installe aux frontiĂšres tunisienne et marocaine pour la logistique, l’entraĂźnement et le passage des combattants.

Objectifs : indépendance, contrÎle du terrain et légitimité

Politiquement, le FLN vise l’indĂ©pendance et veut s’imposer comme seul interlocuteur des autoritĂ©s françaises. Militairement, il cherche Ă  user l’adversaire, Ă©tendre l’insĂ©curitĂ©, et prouver qu’aucune solution strictement rĂ©pressive n’est durable. Sur le plan international, il s’efforce d’obtenir des soutiens pour peser lors des futures nĂ©gociations.

Financement, logistique et réseaux

Le FLN se finance par des contributions, des taxes rĂ©volutionnaires et des soutiens extĂ©rieurs. En outre, les rĂ©seaux de militants en mĂ©tropole et dans la diaspora prennent part Ă  la collecte d’argent, au renseignement et Ă  l’acheminement de matĂ©riel. Cette infrastructure, bien que rĂ©guliĂšrement visĂ©e par la rĂ©pression, nourrit la rĂ©silience de l’organisation.

Propagande et encadrement de la population

Enfin, la propagande et l’encadrement des villages visent Ă  gagner l’adhĂ©sion ou, Ă  dĂ©faut, la soumission. Des tribunaux rĂ©volutionnaires et des structures locales relayent les directives. Toutefois, cette emprise suscite aussi des tensions internes et des rivalitĂ©s, que l’appareil tente de maĂźtriser pour prĂ©server son autoritĂ©.

RepÚres de révision

Retiens l’articulation FLN–ALN–GPRA, les wilayas comme maillage militaire et l’objectif politique d’unification. Pour la suite, passe aux stratĂ©gies pour comprendre comment ces structures se traduisent en actions sur le terrain, puis confronte-les aux mĂ©thodes de la contre-insurrection française. Tu peux aussi consulter la mĂ©moire du conflit pour mesurer les hĂ©ritages.

Infographie expliquant la crĂ©ation du FLN Ă  l’automne 1954, son organisation politico-militaire (ALN, CNRA, CCE, GPRA) et ses objectifs d’indĂ©pendance et de contrĂŽle de la lutte armĂ©e pendant la guerre d’AlgĂ©rie.

SchĂ©ma de la naissance du FLN, de son organisation politico-militaire et de ses objectifs pour mener la lutte d’indĂ©pendance en AlgĂ©rie. 📾 Source : reviserhistoire.fr

đŸ—ș StratĂ©gies du FLN : maquis, rĂ©seaux urbains et guerre d’usure

Face Ă  l’armĂ©e française, le FLN privilĂ©gie une guerre asymĂ©trique. L’objectif est d’user l’adversaire, d’étendre l’insĂ©curitĂ© et d’imposer le FLN comme seul interlocuteur politique. Cette logique Ă©claire l’affrontement « FLN et armĂ©e française » tout au long du conflit.

Guerre de guérilla rurale : mobilité et dispersion

Dans les campagnes, l’ALN opĂšre en petites unitĂ©s mobiles. Les groupes connaissent le terrain, frappent vite puis se replient. Cette dispersion contrarie les opĂ©rations lourdes et Ă©tire le dispositif militaire. Par ailleurs, les wilayas coordonnent les actions pour multiplier les points de pression.

Réseaux urbains : grÚves, attentats et clandestinité

En ville, le FLN s’appuie sur des rĂ©seaux clandestins. Ils organisent la propagande, la collecte de fonds et des actions spectaculaires destinĂ©es Ă  marquer l’opinion. La grĂšve des huit jours (janvier 1957) et les vagues d’attentats Ă  la bombe s’inscrivent dans cette stratĂ©gie.

Ces mĂ©thodes annoncent la bataille d’Alger, moment clĂ© oĂč l’armĂ©e française dĂ©ploie une contre-insurrection intensive.

FrontiĂšres et logistique : l’ALN « extĂ©rieure »

Aux frontiĂšres tunisienne et marocaine, l’ALN « extĂ©rieure » gĂšre l’entraĂźnement, les transits et l’acheminement d’armes. Les filiĂšres d’infiltration soutiennent les maquis. Cependant, les dispositifs frontaliers français compliquent ces passages, ce qui pousse Ă  innover sans cesse.

Cette dynamique frontaliÚre illustre la confrontation continue entre FLN et armée française, chacune adaptant ses modes opératoires.

Gagner la population et la scĂšne internationale

Le FLN cherche l’adhĂ©sion des habitants par l’encadrement politique local et la justice rĂ©volutionnaire. Il contrĂŽle la fiscalitĂ© clandestine et les liaisons entre villages et maquis. En parallĂšle, il internationalise la cause pour prĂ©parer les nĂ©gociations et l’indĂ©pendance.

Sur le plan extĂ©rieur, les organes internationaux sensibles aux mouvements de dĂ©colonisation deviennent des relais d’opinion utiles Ă  la cause.

Limites et vulnérabilités

La clandestinitĂ© expose les rĂ©seaux Ă  l’infiltration et aux arrestations. Des rivalitĂ©s internes, la pression militaire et l’exil de cadres vers l’extĂ©rieur fragilisent aussi la coordination. MalgrĂ© tout, la stratĂ©gie d’usure contribue Ă  rendre impossible une solution uniquement rĂ©pressive.

RepÚres de révision

Retiens l’articulation maquis ruraux + rĂ©seaux urbains + frontiĂšres logistiques. Ensuite, compare ces options aux mĂ©thodes de la contre-insurrection française et mesure leurs effets culminant lors de la bataille d’Alger. Pour replacer l’ensemble dans le conflit, revois les causes et la mĂ©moire du conflit.

Infographie prĂ©sentant les principales stratĂ©gies du FLN pendant la guerre d’AlgĂ©rie : guĂ©rilla rurale en maquis, rĂ©seaux urbains clandestins, soutien logistique aux frontiĂšres et guerre d’usure contre l’armĂ©e française.

SchĂ©ma des stratĂ©gies du FLN, combinant maquis ruraux, rĂ©seaux urbains et logistique frontaliĂšre dans une guerre d’usure face Ă  l’armĂ©e française. 📾 Source : reviserhistoire.fr

đŸ›Ąïž ArmĂ©e française : doctrine, maintien de l’ordre et contre-insurrection

Face au FLN, l’armĂ©e française dĂ©veloppe une doctrine de guerre contre-rĂ©volutionnaire. Elle mĂȘle opĂ©rations militaires, police, justice et actions sur les populations. Cette approche vise Ă  couper les maquis de leurs soutiens, tout en revendiquant le rĂ©tablissement de « l’ordre » dans un contexte devenu clairement guerre.

Doctrine et commandement : de la théorie à la pratique

Des officiers popularisent l’idĂ©e que l’adversaire est un mouvement politico-militaire et qu’il faut combattre sa propagande autant que ses unitĂ©s. D’oĂč l’importance donnĂ©e au renseignement, au contrĂŽle des espaces et Ă  la neutralisation des rĂ©seaux urbains Ă©voquĂ©s dans les stratĂ©gies du FLN. Par ailleurs, la centralisation du commandement cherche Ă  coordonner armĂ©e, gendarmerie et forces locales.

Quadrillage, SAS et renseignement

Le territoire est dĂ©coupĂ© en secteurs et sous-secteurs quadrillĂ©s. Les Sections administratives spĂ©cialisĂ©es (SAS) mĂšnent actions sociales, santĂ© et scolarisation pour gagner « les cƓurs et les esprits ». SimultanĂ©ment, files de renseignement, barrages routiers et contrĂŽles d’identitĂ© se multiplient. Ces dispositifs rĂ©pondent aux rĂ©seaux clandestins prĂ©sentĂ©s dans la bataille d’Alger.

Barrages et plans opératoires

Aux frontiĂšres, des barrages Ă©lectrifiĂ©s et minĂ©s cherchent Ă  couper l’ALN « extĂ©rieure » de l’intĂ©rieur. Sur le plan opĂ©rationnel, de grands plans visent Ă  dĂ©sorganiser les wilayas et Ă  fixer les unitĂ©s adverses. L’objectif est double : affaiblir la logistique dont dĂ©pend la guĂ©rilla et montrer la capacitĂ© de contrĂŽle militaire du terrain.

Regroupements de populations

Environ deux millions d’habitants (prĂšs d'un quart de la population) sont dĂ©placĂ©s dans des villages de regroupement afin d’isoler les maquis. Officiellement, il s’agit d’assurer sĂ©curitĂ© et ravitaillement. Toutefois, ces mesures bouleversent les sociabilitĂ©s rurales et l’économie. Elles nourrissent aussi les controverses mĂ©morielles Ă©tudiĂ©es dans la mĂ©moire du conflit.

Pratiques controversées : torture, internements et disparitions

La lutte antiterroriste s’accompagne de pratiques illĂ©gales (torture, exĂ©cutions sommaires, internements). À court terme, elles produisent du renseignement. Mais, Ă  long terme, elles entachent la lĂ©gitimitĂ© politique et alimentent l’hostilitĂ© des populations comme des opinions internationales, un enjeu dĂ©terminant jusqu’aux Accords d’Évian.

Appelés, engagés, forces supplétives

L’effort militaire s’appuie sur les appelĂ©s du contingent, des unitĂ©s professionnelles et des supplĂ©tifs (harkis, moghaznis, GMS). Leur rĂŽle local est crucial pour le renseignement et la protection. Mais la situation des harkis Ă  la fin de la guerre et aprĂšs l’indĂ©pendance demeure un hĂ©ritage douloureux.

Infographie dĂ©crivant la doctrine de guerre contre-rĂ©volutionnaire de l’armĂ©e française pendant la guerre d’AlgĂ©rie, mĂȘlant quadrillage du territoire, actions des SAS, renseignement, regroupements de populations et pratiques controversĂ©es.

Vue d’ensemble de la doctrine de contre-insurrection de l’armĂ©e française en AlgĂ©rie, entre maintien de l’ordre, quadrillage et regroupements de populations. 📾 Source : reviserhistoire.fr

Pour aller plus loin

Sur la doctrine de contre-insurrection et ses débats, consulte des synthÚses de Vie-publique et des analyses historiques (dossiers universitaires et revues en accÚs ouvert). Pour les politiques de regroupement, des études du CNRS éclairent leurs effets sociaux.

đŸ™ïžđŸ§  Bataille d’Alger et guerre psychologique (1957)

Moment charniĂšre de l’affrontement FLN et armĂ©e française, la bataille d’Alger concentre en ville les logiques de rĂ©seaux clandestins et de contre-insurrection. Le FLN cherche Ă  frapper l’opinion par des attentats coordonnĂ©s ; l’armĂ©e entend dĂ©manteler les cellules par le quadrillage, le renseignement et l’isolement social.

GrÚve des huit jours et montée en puissance des réseaux

En janvier 1957, la grĂšve des huit jours vise Ă  montrer la capacitĂ© du FLN Ă  mobiliser. Elle s’accompagne d’attentats ciblĂ©s et d’une propagande intense. Cet Ă©pisode dĂ©montre l’importance des relais urbains : liaisons, caches, collecte de fonds et logistique, dĂ©jĂ  dĂ©crits dans les stratĂ©gies du FLN.

Quadrillage, couvre-feu et renseignement

L’armĂ©e met en place contrĂŽles d’identitĂ©, couvre-feu, barrages et opĂ©rations de sectorisation. Le but est de dĂ©capiter les rĂ©seaux, en reliant attentats et filiĂšres. Les mĂ©thodes de renseignement s’intensifient ; la pression judiciaire et administrative complĂšte l’action militaire.

Violences et controverses

La lutte antiterroriste s’accompagne de pratiques illĂ©gales (torture, disparitions, exĂ©cutions sommaires). Si elles obtiennent des informations Ă  court terme, elles entachent la lĂ©gitimitĂ© française et alimentent l’hostilitĂ© des populations, comme des opinions internationales, un enjeu dĂ©cisif jusqu’aux nĂ©gociations d’Évian.

Effets politiques et mémoriels

Militairement, les rĂ©seaux d’Alger sont dĂ©sorganisĂ©s ; politiquement, le coĂ»t en image est lourd. La bataille d’Alger illustre le paradoxe d’une victoire tactique qui fragilise la position stratĂ©gique. Elle pĂšse durablement dans la mĂ©moire du conflit.

RepÚres de révision

À retenir : grĂšve des huit jours, dĂ©mantĂšlement des rĂ©seaux, renseignement intensif, controverses sur les mĂ©thodes, victoire tactique mais coĂ»t politique. Pour Ă©largir, revois la doctrine de contre-insurrection et les options du FLN, puis la sortie de guerre.

Infographie retraçant la bataille d’Alger en 1957, la grĂšve des huit jours, le rĂŽle des rĂ©seaux urbains du FLN et la contre-insurrection de l’armĂ©e française dans une logique de guerre psychologique.

Infographie sur la bataille d’Alger de 1957, entre rĂ©seaux urbains du FLN, quadrillage militaire et guerre psychologique sur les populations. 📾 Source : reviserhistoire.fr

⚖ Bilan, pertes humaines et sortie de guerre

L’affrontement entre le FLN et l’armĂ©e française laisse un pays meurtri et une sociĂ©tĂ© fracturĂ©e. Le bilan se mesure autant en vies humaines qu’en dĂ©placements forcĂ©s, en traumatismes et en recompositions politiques. Pour comprendre la fermeture du conflit, revois les Accords d’Évian et l’indĂ©pendance qui s’ensuit.

Pertes humaines et atteintes aux civils

La guerre touche massivement les populations civiles : attentats, opérations de quadrillage, bombardements, déplacements et violences. Les combats opposent maquis et unités réguliÚres, mais la ligne de front est diffuse, ce qui accroßt la vulnérabilité des non-combattants.

Déplacements, regroupements et exils

Les villages de regroupement bouleversent les Ă©quilibres ruraux. À la fin du conflit, des centaines de milliers de personnes quittent leur lieu de vie : EuropĂ©ens d’AlgĂ©rie, familles liĂ©es Ă  l’administration, harkis et exilĂ©s. Ces mouvements marquent durablement les mĂ©moires de part et d’autre de la MĂ©diterranĂ©e.

Sortie de guerre : 1961–1962

MalgrĂ© la poursuite des violences, les nĂ©gociations aboutissent aux Accords d’Évian (mars 1962). Le cessez-le-feu, puis les rĂ©fĂ©rendums, ouvrent la voie Ă  l’indĂ©pendance. Cependant, la fin officielle des hostilitĂ©s ne met pas un terme immĂ©diat aux tensions et aux rĂšglements de compte.

Transformations politiques

CĂŽtĂ© algĂ©rien, la victoire du FLN consacre un État nĂ© de la lutte armĂ©e, avec un rĂ©cit fondateur qui structure la lĂ©gitimitĂ© politique. CĂŽtĂ© français, la crise accĂ©lĂšre l’affaiblissement de la IVe RĂ©publique et renforce la prĂ©sidentialisation sous la Ve, Ă  replacer dans l’histoire politique du conflit.

Mémoires et controverses durables

Torture, disparitions, attentats et exils nourrissent une mĂ©moire conflictuelle. Les enjeux de reconnaissance, d’archives, de rĂ©cits scolaires et de commĂ©morations restent centraux ; ils sont Ă©tudiĂ©s dans l’article MĂ©moire de la guerre d’AlgĂ©rie.

RepÚres de révision

À retenir : victimes civiles nombreuses, dĂ©placements massifs, exils, sortie de guerre par la nĂ©gociation, indĂ©pendance en 1962 et mĂ©moires disputĂ©es. Pour consolider, relis les causes du conflit et les effets politiques prĂ©sentĂ©s dans l’article pilier.

Infographie prĂ©sentant le bilan humain de la guerre d’AlgĂ©rie, les dĂ©placements de populations, les exils, la sortie de guerre par les Accords d’Évian et l’indĂ©pendance, ainsi que les mĂ©moires conflictuelles qui en dĂ©coulent.

Bilan synthĂ©tique de la guerre d’AlgĂ©rie : pertes humaines, dĂ©placements, indĂ©pendance de 1962 et mĂ©moires disputĂ©es de part et d’autre de la MĂ©diterranĂ©e. 📾 Source : reviserhistoire.fr

đŸ•”ïž Le saviez-vous ? DerriĂšre les mots, des dĂ©bats...
L’histoire de la guerre d’AlgĂ©rie continue de s'Ă©crire. Si les grandes phases sont connues, certains chiffres (bilan humain exact, nombre de harkis, ampleur des camps de regroupement) font l’objet d’estimations variables selon les recherches. De mĂȘme, ce rĂ©sumĂ© se concentre sur le duel « FLN / ArmĂ©e française », mais la rĂ©alitĂ© du terrain incluait aussi des affrontements sanglants entre nationalistes (FLN contre MNA) et des violences franco-françaises (OAS).

🧠 À retenir : l’essentiel sur « FLN et armĂ©e française »

  • Le conflit oppose un mouvement politico-militaire (FLN/ALN) Ă  une armĂ©e rĂ©guliĂšre française engagĂ©e dans une contre-insurrection.
  • Le FLN s’organise dĂšs 1954 (CNRA, CCE, puis GPRA) et dĂ©ploie l’ALN en wilayas, combinant maquis ruraux et rĂ©seaux urbains.
  • L’armĂ©e met en Ɠuvre quadrillage, renseignement, SAS, regroupements de populations et barrages frontaliers.
  • Point culminant : la bataille d’Alger (1957) mĂȘle grĂšve, attentats, dĂ©mantĂšlement des rĂ©seaux et guerre psychologique.
  • Des pratiques illĂ©gales (torture, internements) entachent la lĂ©gitimitĂ© française et pĂšsent dans l’opinion internationale.
  • La stratĂ©gie d’usure du FLN rend impossible une issue purement rĂ©pressive et ouvre la voie aux nĂ©gociations d’Évian.
  • La guerre provoque pertes civiles, dĂ©placements et exils, laissant des mĂ©moires conflictuelles durables.
  • RepĂšres Ă  relire : causes du conflit → affrontement FLN/armĂ©e → indĂ©pendance (1962).

❓ FAQ : Questions frĂ©quentes sur « FLN et armĂ©e française »

Le FLN était-il uniquement une armée clandestine ?

Non. Le FLN est un mouvement politico-militaire : il dirige l’ALN (bras armĂ©), mais dispose aussi d’instances politiques (CNRA, CCE) et d’un GPRA diplomatique (1958) pour prĂ©parer les nĂ©gociations.

Pourquoi l’armĂ©e française parle-t-elle de « contre-insurrection » ?

Parce que l’adversaire n’est pas une armĂ©e rĂ©guliĂšre, mais un rĂ©seau politico-militaire s’appuyant sur la population. La doctrine combine renseignement, quadrillage, actions civiles (SAS) et dĂ©mantĂšlement des rĂ©seaux urbains (voir bataille d’Alger).

Les « regroupements » de populations, c’était pour quoi faire ?

Officiellement, assurer la sĂ©curitĂ© et couper les maquis de leurs soutiens. En pratique, ces dĂ©placements massifs ont bouleversĂ© la vie rurale et restent au cƓur des dĂ©bats de mĂ©moire.

La bataille d’Alger a-t-elle Ă©tĂ© une victoire française ?

Tactiquement, les rĂ©seaux urbains du FLN sont dĂ©sorganisĂ©s. Mais les mĂ©thodes illĂ©gales (torture, internements) entachent la lĂ©gitimitĂ© française et pĂšsent sur l’opinion internationale, jusqu’aux Accords d’Évian.

Qu’est-il arrivĂ© aux harkis aprĂšs 1962 ?

Beaucoup de supplĂ©tifs engagĂ©s aux cĂŽtĂ©s de l’armĂ©e française ont Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  des reprĂ©sailles. Une partie a fui vers la France dans des conditions difficiles. Voir l’article dĂ©diĂ© : Harkis et exilĂ©s.

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1. La « Toussaint rouge » marque le dĂ©but de l’insurrection en

2. Le congrùs de la Soummam se tient en

3. Le GPRA (Gouvernement provisoire de la RĂ©publique algĂ©rienne) est créé en

4. L’ALN est

5. L’objectif principal du FLN pendant la guerre est

6. Une « wilaya » dĂ©signe

7. Dans les campagnes, l’ALN privilĂ©gie

8. La « grĂšve des huit jours » Ă  Alger a lieu en

9. Le quadrillage et le renseignement visent d’abord à

10. Les SAS servent principalement à

11. Les barrages frontaliers (ex. lignes Ă©lectrifiĂ©es) visent à

12. Quelle affirmation décrit des pratiques controversées pendant la guerre ?
13. À Alger en 1957, l’armĂ©e cherche surtout à

14. Le GPRA a principalement pour fonction

15. La crise du 13 mai 1958 aboutit

16. L’« usure » recherchĂ©e par le FLN signifie

17. Les Accords d’Évian sont signĂ©s en

18. Aprùs le cessez-le-feu, la sortie de guerre passe par

19. Les harkis étaient

20. La sortie de crise s’amorce principalement grñce


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