🕯️ repression franquiste : prisons, exils et victimes sous Franco

🎯 Pourquoi la repression franquiste marque-t-elle autant les mémoires ?

La repression franquiste ne commence pas “après” la guerre d’Espagne : elle s’installe dès la victoire des nationalistes en 1939 et structure la vie quotidienne pendant des décennies. D’emblée, elle vise à punir, à intimider et à “reclasser” une société sortie de la guerre civile espagnole (1936–1939). Ainsi, comprendre prisons, exils et victimes permet aussi de comprendre la nature du franquisme et ses institutions. Et, par conséquent, tu retiens mieux les repères utiles pour le brevet et le bac.

🗂️ Dans cet article, tu vas découvrir :

👉 Poursuivons avec le premier chapitre de fond pour comprendre comment la repression franquiste se met en place, étape par étape.

🧭 Un État de peur : la repression franquiste après 1939

📌 D’abord, une victoire militaire qui devient une “paix armée”

En 1939, la fin de la guerre d’Espagne ne signifie pas la réconciliation : au contraire, le régime de Francisco Franco transforme la victoire en domination durable. D’une part, il présente les vaincus comme des “ennemis intérieurs” à éliminer ou à “redresser”. D’autre part, il installe une logique d’exception, comme si la guerre continuait sous une autre forme. Ainsi, la repression franquiste s’inscrit dans le temps long et touche autant la politique que la vie ordinaire.

Concrètement, le régime cherche à contrôler trois choses : les personnes, les idées et les territoires. Par exemple, il surveille les quartiers, les villages et les lieux de travail, notamment en Catalogne et au Pays basque. Ensuite, il neutralise les réseaux opposants, qu’ils soient syndicaux, républicains, anarchistes ou communistes. Enfin, il impose un récit officiel qui justifie la violence au nom de l’ordre, de la patrie et de la religion.

⚖️ Des lois pour punir : quand le droit devient une arme

La repression franquiste ne repose pas uniquement sur la police : elle s’appuie aussi sur des textes qui donnent une apparence “légale” à la punition. Dès 1939, la Ley de Responsabilidades Políticas permet de sanctionner des comportements passés, parfois simplement pour avoir soutenu la République. De plus, en 1940, la Ley de Represión de la Masonería y el Comunismo cible des catégories entières, en les associant à une menace globale. Ainsi, le régime n’accuse pas seulement des actes ; il accuse des identités.

Ce mécanisme a un effet massif : il étend la répression à des millions de vies, y compris celles qui ne sont pas “militantes”. En effet, perdre un procès politique peut signifier perdre un emploi, une maison, ou un droit de vivre “tranquillement”. Par conséquent, la peur s’installe dans les familles, et pas seulement chez les activistes. Pour comprendre cette logique d’ensemble, tu peux relier ce chapitre à l’article sur le franquisme definition et ses institutions, qui montre comment le régime organise l’État au quotidien.

🕵️ Police, dénonciations, surveillance : la répression au ras du sol

Une dictature vit aussi de ses relais locaux. Ainsi, la repression franquiste fonctionne grâce à la Garde civile, à la police, mais aussi à un tissu de dénonciations, parfois liées à des rivalités personnelles. De plus, les autorités contrôlent les papiers, les déplacements et les réseaux de sociabilité. En revanche, ce contrôle n’est jamais total, ce qui pousse le régime à frapper fort pour décourager toute contestation.

Dans ce système, l’incertitude devient une arme : on ne sait pas qui écoute, qui rapporte, ni quand l’État peut intervenir. Par conséquent, beaucoup de gens se taisent, même quand ils désapprouvent. D’ailleurs, le pouvoir joue sur la honte et la menace, notamment contre les familles de “rouges”. Pour replacer cette logique dans un parcours plus large, l’article sur le franco parcours et l’ascension t’aide à comprendre comment Franco apprend à gouverner par la discipline militaire.

⛪ Idéologie et ordre moral : quand la répression “corrige” la société

La repression franquiste ne vise pas seulement la politique ; elle vise aussi les mœurs, la culture et l’école. Ainsi, le régime promeut un ordre moral inspiré du national-catholicisme, qui associe “bonne” citoyenneté et conformité religieuse. De plus, il encadre la jeunesse, les femmes et la famille, en imposant des rôles stricts. Cependant, cette “moralisation” sert aussi à dépolitiser la société : elle détourne l’attention des libertés perdues.

Pour comprendre ce lien entre État et religion, tu peux lire l’article sur le national catholicisme sous Franco, qui montre pourquoi l’Église joue un rôle clé dans la légitimation du régime. Ensuite, garde une idée simple : quand un pouvoir prétend sauver la société, il se donne souvent le droit de punir au nom du “bien”. C’est exactement l’une des logiques de la repression franquiste.

⚙️ Prisons, camps et travail forcé : punir et surveiller

🏚️ Prisons et surpopulation : l’enfermement de masse

Après 1939, la repression franquiste remplit les prisons à une échelle énorme. D’abord, le régime enferme des combattants républicains, des militants, des élus et des syndicalistes. Ensuite, il élargit la répression à des suspects, à des familles, et parfois à des “mauvais antécédents”. Ainsi, l’enfermement devient un outil politique : il retire des individus de la société et il fait peur à ceux qui restent dehors.

Cette politique produit une surpopulation carcérale et une violence administrative. En effet, les procès sont souvent rapides, et les garanties de défense restent faibles, surtout dans les juridictions d’exception. Cependant, l’objectif n’est pas seulement de “juger” : l’objectif est de casser des réseaux et de montrer que l’État peut frapper quand il veut. Voilà pourquoi la repression franquiste se lit aussi à travers ses institutions pénitentiaires.

🏕️ Camps de concentration : trier, contrôler, humilier

On associe souvent les camps à d’autres régimes, mais l’Espagne franquiste utilise aussi des camps, surtout dans l’immédiat après-guerre. Par exemple, le camp de Miranda de Ebro devient un lieu de détention important. De plus, de nombreux centres de tri et de détention temporaires apparaissent pour gérer des milliers de prisonniers. Ainsi, la repression franquiste s’organise comme un appareil : elle classe, elle surveille, et elle élimine les opposants les plus exposés.

Dans ces espaces, le but est double : obtenir des informations et briser les solidarités. En revanche, il ne faut pas imaginer un dispositif uniforme : selon les régions et les moments, la violence varie. Pourtant, l’effet politique reste le même : le régime crée un traumatisme collectif et un sentiment d’impuissance. Pour mieux situer l’Espagne dans le contexte européen de 1939–1945, tu peux consulter l’article sur l’Espagne franco seconde guerre mondiale.

⛏️ Travail forcé : punir tout en reconstruisant

Un point central de la repression franquiste, c’est l’usage du travail comme punition. D’abord, le régime crée des unités de travailleurs prisonniers, souvent dans des Batallones de Trabajadores. Ensuite, il utilise ces forces pour des chantiers, des routes, des infrastructures et des projets symboliques. Ainsi, l’État punit tout en profitant économiquement, ce qui renforce sa capacité à durer.

De plus, le travail forcé sert à “rééduquer” : on veut transformer le vaincu en sujet docile. En revanche, la rééducation n’est pas un apprentissage neutre ; elle impose une idéologie et une soumission. Par conséquent, l’exploitation du travail devient un langage politique : elle dit qui commande et qui obéit. Pour faire le lien avec les transformations économiques du régime, l’article sur l’economie franquiste t’aide à comprendre comment le pouvoir combine coercition et modernisation.

⚔️ Tribunaux militaires et justice d’exception : juger comme on combat

Beaucoup de procédures passent par des tribunaux militaires, notamment via des consejos de guerra. D’abord, cela permet de traiter l’opposition comme une affaire de sécurité, pas comme un débat politique. Ensuite, la justice devient un prolongement de la guerre, avec des peines lourdes et une logique de “victoire”. Ainsi, la repression franquiste se présente comme une défense nationale, alors qu’elle écrase une partie de la population.

Plus tard, en 1963, la création du Tribunal de Orden Público montre une évolution : le régime cherche une façade plus “civile” tout en gardant un contrôle strict. Cependant, l’objectif reste le même : décourager la contestation, surtout quand l’Espagne s’ouvre davantage. Par conséquent, même quand les formes changent, la repression franquiste conserve un noyau dur : punir l’opposition et discipliner la société.

📜 Exils et diasporas : fuir, survivre, transmettre

🏃 La Retirada : un exode massif vers la France

L’un des visages les plus connus de la repression franquiste, c’est l’exil. En février 1939, la Retirada pousse des centaines de milliers d’Espagnols vers la France, notamment par les Pyrénées. D’abord, beaucoup fuient les représailles immédiates. Ensuite, ils découvrent une vie de camps, d’incertitudes et de séparations familiales. Ainsi, la frontière devient un traumatisme, et l’exil devient une mémoire transmise de génération en génération.

Cet exil ne concerne pas seulement des combattants : il concerne aussi des civils, des enfants et des personnes âgées. De plus, l’exil recompose des communautés politiques, syndicales et culturelles à l’étranger. En revanche, la diaspora n’efface pas la peur : les familles restées en Espagne peuvent subir des pressions. C’est pourquoi la repression franquiste dépasse largement le territoire espagnol.

🧳 Amériques, Afrique du Nord, Europe : des routes multiples

Après 1939, certains exilés partent vers le Mexique, d’autres vers l’Argentine, le Chili ou encore l’URSS. D’abord, ces destinations dépendent des réseaux politiques et des accueils diplomatiques. Ensuite, elles dépendent de la capacité à obtenir des papiers et des moyens. Ainsi, l’exil devient une aventure forcée, où l’on reconstruit une vie sans avoir choisi de partir.

De plus, l’exil transforme la culture espagnole : des écrivains, des artistes et des scientifiques continuent à créer hors d’Espagne. Cependant, l’exil comporte aussi des tensions : certains veulent préparer un retour, d’autres veulent s’intégrer. Par conséquent, l’exil est à la fois une survie et une fracture. Pour replacer ce moment dans la dynamique globale de la guerre d’Espagne, tu peux lire l’article sur la guerre d’Espagne (1936–1939).

📚 Transmettre sous surveillance : lettres, silence, mémoire familiale

La repression franquiste ne s’arrête pas au moment où tu passes une frontière, car le régime garde une capacité d’intimidation. D’abord, les échanges avec l’intérieur restent surveillés et risqués. Ensuite, le retour peut être impossible pendant longtemps, surtout pour les figures visibles. Ainsi, beaucoup de familles vivent avec un double langage : on parle librement à l’extérieur, mais on se tait au téléphone ou dans le courrier.

Ce silence n’est pas seulement de la prudence : il devient parfois une habitude. Pourtant, la mémoire familiale survit : on raconte la République, la guerre, les disparus, et les humiliations. De plus, l’exil fabrique des “archives privées” : photos, carnets, certificats, récits. Par conséquent, quand les débats publics s’ouvrent après 1975, ces mémoires reviennent, et la question de la repression franquiste redevient centrale.

🤝 Exil et résistance : réseaux, presse, solidarité

Beaucoup d’exilés ne restent pas passifs. D’abord, ils s’organisent en associations, en partis, en syndicats et en réseaux de solidarité. Ensuite, ils publient des journaux et des tracts pour dénoncer la dictature de Franco. Ainsi, l’exil devient aussi un espace de lutte, même si cette lutte reste difficile et parfois divisée.

De plus, certains exilés participent à la résistance contre le nazisme en France pendant la Seconde Guerre mondiale. En revanche, l’issue de 1945 ne renverse pas Franco, ce qui provoque une grande désillusion. Par conséquent, une partie de la diaspora comprend que la dictature peut durer longtemps. Cette durée est l’une des clés pour comprendre la repression franquiste : elle n’est pas une crise courte, c’est un système.

🎨 Victimes : profils, chiffres, silences et peurs

👥 Qui sont les victimes ? Une répression large, pas “ciblée”

Quand on parle de victimes, il faut éviter une image trop simple. D’abord, il y a les militants républicains et les combattants vaincus. Ensuite, il y a les syndicalistes, les enseignants, les élus locaux, les journalistes et les intellectuels. Ainsi, le régime vise des gens qui structurent la société, car il veut empêcher le retour de la République et de ses idées.

Mais la repression franquiste touche aussi des “anonymes”. Par exemple, une famille peut être punie pour le passé d’un frère, d’un père ou d’une épouse. De plus, des communautés rurales subissent des représailles collectives, surtout dans certaines zones où la guerre a été très violente. En revanche, la répression ne suit pas une logique “égale” : elle dépend des rapports de force locaux. Pourtant, l’effet final reste massif : la peur devient une norme sociale.

⚰️ Exécutions, disparitions, fosses : la violence et le secret

Une partie des victimes de la repression franquiste meurt dans des exécutions, souvent après des procès expéditifs ou des condamnations politiques. D’abord, le régime veut éliminer les opposants jugés dangereux. Ensuite, il veut envoyer un message à tous les autres : “personne n’est à l’abri”. Ainsi, la violence a une fonction exemplaire, même quand elle reste “administrative”.

On parle aussi de disparitions et de fosses, car beaucoup de familles ne savent pas où se trouvent leurs morts. De plus, l’absence de sépulture officielle prolonge la souffrance : elle empêche le deuil et maintient la peur. Cependant, ce thème demande de la prudence : les chiffres varient selon les sources et les méthodes. Par conséquent, retiens surtout la logique : le secret fait partie de la repression franquiste, car il empêche une mémoire publique stable.

🚺 Femmes, enfants, ordre moral : réprimer sans toujours emprisonner

La répression ne passe pas toujours par la prison. D’abord, les femmes subissent souvent une répression “sociale” : humiliations publiques, exclusion, pression religieuse, contrôles de la moralité. Ensuite, on les accuse parfois d’être les “mères de rouges”, ce qui transforme la famille en cible politique. Ainsi, l’ordre moral sert à contrôler les corps et les comportements, tout en masquant l’objectif politique.

De plus, certains enfants grandissent avec un stigmate : la famille “n’est pas fiable”. En revanche, l’école et les institutions peuvent aussi devenir des lieux de normalisation, où l’on inculque le récit officiel. Par conséquent, la repression franquiste fabrique une société où l’on apprend à se taire, à se méfier et à éviter les sujets dangereux. Pour voir comment certaines régions vivent une répression culturelle spécifique, lis l’article sur franco catalogne pays basque.

🗣️ Langues, culture, travail : quand la vie quotidienne devient politique

Une dictature contrôle aussi la culture. D’abord, le régime impose une vision unitaire de l’Espagne, ce qui met sous pression les langues régionales comme le catalan ou le basque. Ensuite, il surveille la presse, le cinéma, les chansons et les réunions. Ainsi, parler, chanter ou publier peut devenir un acte risqué, selon le contexte et la période.

De plus, le monde du travail est encadré : syndicats indépendants interdits, organisations contrôlées, sanctions. Pourtant, à partir des années 1960, l’industrialisation et l’ouverture créent de nouvelles tensions sociales. Par conséquent, la repression franquiste s’adapte : elle réprime des grèves, elle surveille les universités, et elle tente d’éviter un basculement politique. Pour comprendre cette bascule finale, l’article sur la fin du franquisme et la transition est un excellent complément.

🌍 Mémoire et justice : pourquoi cela reste sensible

🕰️ Après 1975 : la transition démocratique et le choix de l’apaisement

Après la mort de Franco en 1975, l’Espagne entre dans une transition politique délicate. D’abord, il faut éviter un retour de violence, car une partie de l’appareil d’État reste franquiste. Ensuite, il faut construire des institutions démocratiques et des élections. Ainsi, beaucoup d’acteurs choisissent un compromis : avancer vers la démocratie sans ouvrir immédiatement tous les dossiers de la repression franquiste.

Ce choix prend une forme juridique et politique, notamment avec la Ley de Amnistía de 1977. De plus, on parle souvent d’un “pacte de l’oubli”, même si la réalité est plus nuancée. En revanche, ce compromis a un coût : des victimes et des familles ont l’impression que la société ne reconnaît pas leur histoire. Par conséquent, la question revient régulièrement dans l’espace public.

⚖️ Justice, droits humains, enquêtes : des débats qui traversent l’Europe

Quand on aborde la mémoire, une question revient : peut-on juger des crimes des décennies plus tard ? D’abord, cela dépend du droit, des preuves et de la volonté politique. Ensuite, cela dépend des catégories juridiques, comme les crimes contre l’humanité ou les disparitions. Ainsi, on touche à des notions de droits humains qui dépassent l’Espagne et concernent l’Europe entière.

Pour mieux comprendre ce cadre général, tu peux consulter les ressources de l’ONU sur les droits humains (OHCHR), qui donnent des repères sur la protection des victimes et la notion de disparition. De plus, tu peux découvrir le rôle de la Cour européenne des droits de l’homme pour comprendre comment l’Europe encadre les libertés et les recours. Par conséquent, tu vois mieux pourquoi la repression franquiste reste un sujet qui touche à la justice, pas seulement à l’histoire.

🧩 “Mémoire historique” : exhumations, monuments, récit national

Le débat espagnol porte aussi sur les lieux de mémoire, les fosses, les monuments et la place du franquisme dans l’espace public. D’abord, certaines familles demandent des exhumations pour identifier les morts et faire un deuil. Ensuite, des associations réclament une reconnaissance officielle plus forte. Ainsi, la mémoire devient un enjeu politique, car elle touche à la légitimité d’un récit national.

En revanche, d’autres craignent une “réouverture” des divisions. Pourtant, l’enjeu n’est pas de refaire la guerre : l’enjeu est de clarifier le passé et de reconnaître des violences. De plus, les programmes scolaires et les musées posent la question : que doit-on enseigner, et comment ? Pour des ressources patrimoniales et des repères sur la construction des mémoires, tu peux consulter le site du ministère de la Culture. Par conséquent, tu comprends pourquoi la repression franquiste n’est pas seulement un souvenir : c’est un terrain de débat.

🔍 Comment l’historien travaille : archives, prudence, vocabulaire

Un point essentiel pour réviser : l’historien ne “raconte” pas seulement, il démontre. D’abord, il s’appuie sur des archives judiciaires, policières, militaires et administratives. Ensuite, il croise des témoignages, des listes, des correspondances et des données locales. Ainsi, il évite les conclusions trop rapides, surtout quand les chiffres varient selon les régions et les périodes.

De plus, l’historien choisit ses mots : “répression”, “violences politiques”, “terreur”, “dictature”, “autoritarisme”. En revanche, pour ton apprentissage, retiens une idée simple : la repression franquiste forme un système, et ce système change de forme selon les moments. Par conséquent, tu gagnes des points si tu expliques une évolution : répression de masse après 1939, puis répression plus ciblée mais persistante, surtout quand l’opposition se réorganise.

🤝 Réviser : méthodes, notions, pièges et comparaisons

🧠 Les notions indispensables à maîtriser

Pour un contrôle, commence par définir clairement les mots. D’abord, une dictature supprime le pluralisme politique et limite les libertés. Ensuite, une répression désigne l’ensemble des moyens utilisés pour punir, intimider et empêcher l’opposition. Ainsi, la repression franquiste combine droit d’exception, police, prisons, propagande et contrôle social.

De plus, apprends à distinguer “violences de guerre” et “violences d’après-guerre”. En effet, la guerre civile est déjà très violente, mais le régime prolonge la violence après 1939 au nom d’un ordre nouveau. En revanche, ne tombe pas dans le piège du “tout pareil tout le temps” : les années 1940 ne ressemblent pas exactement aux années 1960. Par conséquent, cite une ou deux ruptures : ouverture économique, changements d’institutions, adaptation de la répression.

🗺️ Construire une frise simple en 6 repères

Une bonne méthode : une mini-frise avec six repères. D’abord, 1936–1939 : guerre d’Espagne et polarisation. Ensuite, 1939 : victoire nationaliste et mise en place de la repression franquiste. Puis, 1940 : durcissement idéologique avec des lois répressives. Après cela, 1950–1959 : recherche de reconnaissance internationale et stabilisation. Ensuite, années 1960 : modernisation économique et contestations nouvelles. Enfin, 1975–1977 : mort de Franco et transition avec amnistie.

Avec ces repères, tu peux écrire un paragraphe de synthèse clair. De plus, tu peux intégrer une phrase de comparaison : “Comme d’autres dictatures européennes du XXe siècle, le régime franquiste utilise la peur, mais il se maintient aussi par des réseaux sociaux et religieux.” Cependant, évite les comparaisons “automatiques” : justifie toujours avec un exemple concret, comme le rôle des tribunaux d’exception ou la surveillance locale.

🧱 Un plan de dissertation simple, efficace, noté

Si tu dois rédiger, utilise une structure en trois axes. D’abord, explique la mise en place : victoire, lois, institutions. Ensuite, montre les outils : prisons, camps, travail forcé, surveillance. Enfin, analyse les effets : exils, silences, mémoires et débats. Ainsi, tu transformes un sujet très lourd en raisonnement clair, ce que les correcteurs apprécient.

Pour renforcer ton texte, ajoute des liens internes pertinents, comme des “ponts” de programme. Par exemple, relie ce sujet à l’article pilier sur Franco et la dictature franquiste pour montrer la cohérence du cluster. De plus, relie la répression aux identités régionales via le chapitre sur la répression en Catalogne et au Pays basque. Par conséquent, tu montres que la repression franquiste n’est pas un détail : c’est un pilier du régime.

⚠️ Les pièges fréquents des élèves

Premier piège : croire que tout se résume à la police. Or, la repression franquiste est aussi juridique, sociale et culturelle. Deuxième piège : oublier l’exil, alors qu’il touche des centaines de milliers de personnes et structure des mémoires en France et en Amérique. Troisième piège : confondre “fin de la violence” et “fin de la dictature”, car le régime se transforme sans disparaître avant 1975.

Enfin, quatrième piège : employer des mots trop vagues, comme “c’était dur”. Remplace-les par des notions précises : tribunaux d’exception, travail forcé, surveillance, censure, amnistie. De plus, pense à citer une date et un lieu, par exemple Madrid ou Barcelone, pour rendre ton propos concret. Ainsi, tu montres que tu comprends vraiment comment fonctionne la repression franquiste.

🔗 Une dernière mise en perspective : pourquoi ce thème compte aujourd’hui

Ce thème compte parce qu’il relie histoire et citoyenneté. D’abord, il montre comment un régime peut transformer le droit en instrument de domination. Ensuite, il fait comprendre que la peur n’est pas seulement un sentiment : c’est une stratégie politique. Enfin, il explique pourquoi la mémoire d’une dictature reste disputée, surtout quand la transition repose sur des compromis.

Si tu veux aller plus loin dans les liens du cluster, tu peux revisiter la page sur le franquisme definition puis celle sur la transition. De plus, garde une phrase simple pour conclure : la repression franquiste n’est pas un “excès”, c’est une méthode de gouvernement. Par conséquent, la comprendre, c’est comprendre le régime lui-même.

🧠 À retenir sur la repression franquiste

  • Après 1939, la repression franquiste transforme la victoire de Franco en système durable de peur et de contrôle.
  • Le régime utilise des lois comme la Ley de Responsabilidades Políticas (1939) et des juridictions d’exception pour punir et exclure.
  • Prisons, camps (ex. Miranda de Ebro) et travail forcé servent à briser l’opposition tout en reconstruisant l’État.
  • L’exil (notamment la Retirada vers la France en 1939) et les silences familiaux montrent que la répression dépasse l’Espagne.
  • Après 1975, la transition et l’amnistie de 1977 apaisent, mais la mémoire des victimes reste un débat majeur.

❓ FAQ : Questions fréquentes sur la repression franquiste

🧩 La repression franquiste, c’est seulement après 1939 ?

Non. La violence commence pendant la guerre d’Espagne (1936–1939), mais la repression franquiste devient un système d’État après la victoire de Franco en 1939, avec lois, prisons et surveillance.

🧩 Pourquoi parle-t-on autant des exils ?

Parce que l’exil touche des centaines de milliers de personnes, surtout lors de la Retirada en 1939 vers la France, et parce qu’il transmet une mémoire familiale durable, parfois marquée par le silence et la peur.

🧩 Le régime réprime-t-il de la même façon en 1940 et en 1965 ?

Pas exactement. Les années 1940 sont souvent plus massives et brutales, alors que les années 1960 voient une répression plus ciblée, notamment contre les grèves et les opposants, même si la dictature reste ferme.

🧩 Pourquoi la question de la mémoire divise-t-elle encore ?

Parce que la transition après 1975 repose sur des compromis, dont l’amnistie de 1977, et parce que les familles de victimes demandent encore reconnaissance et vérité sur des disparitions et des fosses.

🧩 Quel lien faire avec le reste du programme ?

Tu peux comparer les méthodes de contrôle social, la place du droit et les libertés publiques avec d’autres dictatures européennes du XXe siècle, tout en gardant des exemples précis propres à l’Espagne de Franco.

🧩 Quiz – Repression franquiste : prisons, exils, victimes

1. Quel repère marque l’installation durable de la repression franquiste ?



2. À quoi sert la Ley de Responsabilidades Políticas (1939) dans la logique du régime ?



3. Quel exemple illustre l’existence de camps sous Franco ?



4. Quel est l’un des objectifs centraux de l’enfermement de masse ?



5. La “Retirada” désigne surtout :



6. Le travail forcé sert notamment à :



7. Pourquoi la repression franquiste touche-t-elle aussi des “anonymes” ?



8. Quel organisme est créé en 1963 pour juger des opposants, sous une façade plus “civile” ?



9. Quel lien est juste entre répression et national-catholicisme ?



10. Quel repère marque la mort de Franco, point de départ de la transition ?



11. La Ley de Amnistía de 1977 est surtout associée à :



12. Quelle idée résume le mieux le rôle de la peur dans une dictature ?



13. Quel couple “outil + objectif” correspond à la repression franquiste ?



14. Pourquoi l’exil reste-t-il une mémoire forte après 1975 ?



15. Dans le cadre des victimes, pourquoi parle-t-on de “secret” ?



16. Quel thème régional illustre une répression culturelle spécifique ?



17. Quel bon réflexe de rédaction fait gagner des points ?



18. Quel lien est correct entre économie et répression ?



19. Quel acteur incarne souvent la surveillance locale sous Franco ?



20. Quelle phrase résume le mieux la conclusion du cours ?



Luc Pitallier
Écrit par Luc Pitallier

Créateur du site reviserhistoire.fr, j’aide les collégiens, les lycéens et les adultes en reprise d’études à progresser sans stress, avec des explications nettes, des exemples concrets et une vraie méthode.
Sur le blog reviserhistoire.fr, tu trouveras des cours complets du programme, des fiches synthèse, des schémas, des cartes et des quiz pour être prêt le jour du contrôle, du brevet, du bac ou d’un concours.

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