🧩Georges Clemenceau : guider la France de 1917 à 1919

🎯 Pourquoi Clemenceau devient-il une figure décisive en 1917 ?

Georges Clemenceau revient au pouvoir en 1917, au moment où la France doute et souffre. Pourtant, il impose un cap simple : tenir, puis gagner. De plus, il parle clair, tranche vite, et assume les conflits. Ainsi, son rôle entre 1917 et 1919 éclaire la fin de la Première Guerre mondiale et l’après-guerre.

🗂️ Dans cet article, tu vas découvrir :

👉 Poursuivons avec le premier chapitre pour bien comprendre le contexte de ce thème.

🧭 Georges Clemenceau en 1917 : le retour au pouvoir

📌 Une France épuisée, une crise politique ouverte

En 1917, la France vit une année de rupture. D’abord, l’usure des tranchées pèse sur les soldats et les familles, comme on le voit dans l’article sur la vie dans les tranchées. Ensuite, les offensives coûteuses nourrissent la colère, et la confiance dans les chefs baisse. De plus, l’arrière souffre aussi : rationnement, deuil, tensions sociales. Ainsi, le pays cherche une autorité capable de tenir la barre.

La crise est aussi politique. Les gouvernements se succèdent, et les débats divisent. Pourtant, la guerre demande une direction stable. En outre, l’entrée en guerre des États-Unis en avril 1917 donne de l’espoir, mais rien n’est immédiat. Donc, il faut “tenir” avant d’espérer l’aide massive. C’est dans ce climat que Georges Clemenceau redevient central.

🗳️ 16 novembre 1917 : Clemenceau prend les commandes

Le 16 novembre 1917, Georges Clemenceau devient président du Conseil et, en même temps, ministre de la Guerre. Cette double casquette lui permet d’agir vite, sans se cacher derrière un autre ministre. De plus, sa réputation de “Tigre” annonce un style dur et direct. Ensuite, il impose une idée simple : il ne promet pas la paix rapide, il promet l’effort. Ainsi, il cherche d’abord à restaurer l’autorité.

Son message frappe parce qu’il colle à la réalité. D’abord, il reconnaît l’épuisement, donc il parle de discipline et de volonté. Ensuite, il refuse les discours flous, et il assume les décisions impopulaires. En revanche, il ne gouverne pas seul : il doit convaincre la Chambre, surveiller les alliances, et gérer l’opinion. Pourtant, son tempérament donne un rythme différent à l’État.

🧠 Un choix lié à la longue chaîne des causes de guerre

Comprendre ce retour au pouvoir, c’est aussi relire l’engrenage du conflit. En effet, la guerre née en 1914 n’est pas un accident simple, comme l’explique l’article sur les causes de la Première Guerre mondiale. Ensuite, une fois la guerre lancée, les États basculent vers la “guerre totale”. Donc, en 1917, il ne suffit plus de “résister”, il faut organiser une société entière pour gagner. C’est précisément le rôle politique que Georges Clemenceau revendique.

Il arrive aussi après des moments symboliques. La bataille de la Marne en 1914 a montré qu’un sursaut peut sauver un pays, et tu peux la revoir dans l’article sur la bataille de la Marne (1914). Cependant, 1917 n’est plus 1914 : l’enthousiasme a disparu. Par conséquent, Clemenceau ne joue pas sur l’élan, il joue sur la résistance et l’organisation. Ainsi, il incarne une dernière montée en puissance de l’État en guerre.

⚙️ Georges Clemenceau : tenir le front et l’armée en 19171918

🪖 “Je fais la guerre” : une ligne politique nette

Georges Clemenceau résume sa politique par une formule célèbre : il fait la guerre. D’abord, il veut rassurer l’armée : le pouvoir civil soutient l’effort, sans hésiter. Ensuite, il veut rassurer les alliés : la France ne lâche pas. De plus, il veut couper court aux rumeurs de négociation rapide. Ainsi, il fixe un objectif clair : gagner, puis négocier en position de force.

Cette ligne s’appuie sur une idée centrale : la guerre n’est pas finie, donc l’État doit agir comme un “chef d’orchestre”. En outre, il contrôle les priorités : hommes, armes, moral, logistique. Cependant, il ne “commande” pas les batailles comme un général. En revanche, il pèse sur les choix, et il exige des résultats. Donc, il se place comme un superviseur politique de la guerre.

🚂 Aller au front : un style qui compte

Clemenceau visite souvent le front. D’abord, ces visites servent à montrer que le gouvernement ne reste pas à Paris. Ensuite, elles permettent de parler aux soldats, d’écouter les officiers, et de mesurer la réalité. De plus, elles créent des images fortes, utiles pour l’opinion. Ainsi, il transforme sa présence en outil de cohésion.

Ce geste n’est pas seulement symbolique. En effet, le moral est une arme en 1917. Or, après des mois de boue, de peur et de pertes, la confiance se casse vite. Donc, il faut des signes d’attention, mais aussi des décisions. Par conséquent, Clemenceau combine proximité et fermeté. Cela explique pourquoi il marque autant les mémoires.

🧩 Mutineries, discipline et justice : le sujet le plus sensible

Après les crises de 1917, l’armée connaît des refus d’obéissance et des mutineries. Clemenceau arrive après le pic de ces troubles, mais il doit traiter leurs causes et leurs effets. D’abord, il soutient une ligne d’autorité, car il craint l’effondrement. Ensuite, il cherche aussi à rétablir la confiance par des améliorations concrètes. De plus, il s’appuie sur une hiérarchie qui adapte la discipline. Ainsi, il vise un retour à l’efficacité, sans laisser la défiance s’installer.

La question est délicate, car la guerre use les corps et les esprits. Pourtant, Clemenceau pense qu’un État en guerre ne peut pas tolérer l’indiscipline massive. En revanche, il sait que punir sans comprendre aggrave tout. Donc, il accepte des mesures qui améliorent la vie des soldats : repos, permissions, meilleure organisation. Par conséquent, l’autorité devient un mélange de contrainte et d’attention. Cette logique aide à stabiliser l’armée jusqu’en 1918.

🧠 L’armée et la nation : un lien vital

Dans une guerre longue, l’armée dépend de la nation. D’abord, les hommes viennent de toutes les régions, donc la cohésion est un enjeu permanent. Ensuite, les familles vivent l’absence et le deuil, ce qui fragilise le consentement. De plus, la guerre transforme les économies locales et les rythmes de vie. Ainsi, Clemenceau cherche à faire tenir ensemble le front et l’arrière.

Pour comprendre cette tension, il faut aussi voir comment la guerre a changé d’échelle. La “guerre totale” mobilise tout : industrie, transports, finances, propagande. Tu peux relier ce thème à l’article sur la notion de guerre totale. Cependant, une mobilisation totale crée aussi des fractures. Donc, un chef politique doit gérer l’unité autant que la stratégie. C’est l’une des clés du rôle de Georges Clemenceau.

📜 Georges Clemenceau et la guerre totale : l’arrière sous pression

🏭 Produire, ravitailler, tenir : la logistique comme champ de bataille

La victoire ne dépend pas seulement des combats. D’abord, il faut des obus, des fusils, des rails, des camions, et des usines qui tournent. Ensuite, il faut nourrir les villes et le front, malgré les pénuries. De plus, le blocus et la guerre sous-marine compliquent l’approvisionnement. Ainsi, l’arrière devient un autre “front”, moins visible, mais décisif.

Clemenceau pousse l’État à agir plus vite. D’abord, il soutient la coordination entre ministères et industrie. Ensuite, il cherche à limiter les gaspillages et les lenteurs. Cependant, il doit composer avec des rivalités politiques et économiques. En revanche, son style bouscule les habitudes. Donc, il accélère les décisions, car il pense que le temps coûte des vies.

🗞️ Opinion publique, censure, propagande : contrôler sans casser

En temps de guerre, l’information devient stratégique. D’abord, une rumeur peut démoraliser un pays. Ensuite, un scandale peut diviser l’arrière et le front. De plus, les ennemis utilisent aussi la propagande. Ainsi, l’État surveille la presse, et Clemenceau assume cette logique de contrôle.

Ce contrôle n’est pas simple à justifier. En effet, la République se dit attachée aux libertés. Pourtant, Clemenceau répond que la survie nationale prime. En outre, il préfère un discours de vérité “dure” à des illusions. Donc, il combine censure et communication politique. Pour approfondir, tu peux lier ce thème à l’article sur la propagande pendant la Première Guerre mondiale.

🤝 L’union sacrée, mais des fractures réelles

Au début du conflit, l’“union sacrée” vise à rassembler les forces politiques. En 1917, elle s’effrite, car la guerre dure trop. D’abord, certains réclament des négociations. Ensuite, d’autres accusent le gouvernement d’incompétence. De plus, les tensions sociales montent avec les prix et les pénuries. Ainsi, Clemenceau tente de maintenir une unité minimale.

Il utilise plusieurs leviers. D’abord, il parle au Parlement avec une énergie combative. Ensuite, il attaque les “défaitistes” et les soupçons de trahison. Cependant, il doit éviter une chasse aux sorcières permanente. En revanche, il ne tolère pas les jeux politiques qui fragilisent l’effort de guerre. Donc, il gouverne comme un homme de crise, pas comme un arbitre neutre.

⚖️ Réprimer ou convaincre : le dilemme démocratique

Clemenceau incarne une tension : protéger la démocratie en utilisant des méthodes dures. D’abord, il affirme que la liberté n’existe plus si la nation s’effondre. Ensuite, il vise les réseaux qu’il juge dangereux pour l’effort militaire. De plus, il veut éviter la contagion révolutionnaire dans un contexte marqué par la Russie de 1917. Ainsi, il accepte des mesures de répression, tout en restant dans le cadre républicain.

Ce dilemme pose une question d’histoire politique. En effet, une démocratie peut-elle suspendre une partie de ses règles pour survivre ? Pourtant, Clemenceau se voit comme le gardien de la République. En outre, il insiste sur la responsabilité devant la Chambre. Donc, il cherche une légitimité parlementaire constante. Cela distingue son pouvoir d’une dictature, même si son style choque.

🎨 Georges Clemenceau : alliés, généraux et stratégie commune

🌍 Une guerre mondiale : coordonner sans se perdre

En 19171918, la guerre dépasse largement la France. D’abord, le Royaume-Uni tient une partie du front et contrôle des ressources maritimes. Ensuite, les États-Unis apportent des hommes et une puissance industrielle croissante. De plus, la sortie progressive de la Russie du conflit bouleverse l’équilibre. Ainsi, Clemenceau doit penser “coalition”, pas seulement “nation”.

Cette coalition crée des tensions. Chaque pays a ses intérêts, ses opinions, et ses priorités. Pourtant, l’ennemi commun oblige à coopérer. En outre, les offensives exigent un calendrier coordonné. Donc, Clemenceau pousse vers une unité de commandement. Il sait qu’une armée isolée s’épuise plus vite.

🧭 Le tournant de mars 1918 : vers un commandement unique

Au printemps 1918, l’armée allemande lance de grandes offensives. D’abord, l’ennemi profite du transfert de troupes après la crise à l’Est. Ensuite, le front menace de se rompre, et la panique guette. De plus, les alliés risquent de réagir chacun de leur côté. Ainsi, la coordination devient une urgence vitale.

Clemenceau soutient alors la nomination d’un chef coordonnateur : Ferdinand Foch. En mars 1918, il devient le commandant en chef des forces alliées sur le front occidental. D’abord, cela clarifie la stratégie commune. Ensuite, cela évite des décisions contradictoires entre Français et Britanniques. Donc, l’unité de commandement aide à tenir face au choc. Clemenceau assume ce choix, car il pense en termes d’efficacité.

🤝 Relations avec les généraux : soutien, pression, résultats

Clemenceau ne dirige pas les opérations, mais il influence la relation pouvoir civil / pouvoir militaire. D’abord, il soutient les chefs quand ils tiennent le front. Ensuite, il exige des comptes quand les échecs s’accumulent. De plus, il refuse les querelles d’ego qui coûtent du temps. Ainsi, il impose une forme de “contrat” : il protège l’armée politiquement, mais il veut des résultats.

Cette attitude crée des tensions, car les généraux défendent leur autonomie. Pourtant, Clemenceau rappelle que la guerre engage tout le pays. En outre, le Parlement exige aussi des explications. Donc, il sert parfois d’intermédiaire entre l’armée et la Chambre. Cela renforce l’idée qu’il gouverne au centre d’un système complexe, pas en chef solitaire.

🇺🇸 Les États-Unis et Wilson : alliés indispensables, visions différentes

L’arrivée des États-Unis change l’équation. D’abord, leur puissance économique soutient l’effort allié. Ensuite, leurs soldats renforcent le front en 1918. De plus, leur président Woodrow Wilson défend une vision politique de la paix. Ainsi, l’alliance apporte une force militaire, mais aussi un débat sur l’après-guerre.

Clemenceau respecte l’aide américaine, mais il se méfie des principes trop abstraits. En effet, il vit la guerre sur le sol français, donc il pense d’abord à la sécurité. En outre, il sait que la paix se négocie entre États, pas seulement avec des idées. Donc, dès 1918, une tension apparaît entre la “paix de principes” et la “paix de sécurité”. Cette tension reviendra à Versailles en 1919.

🌍 Georges Clemenceau : de la crise à la victoire en 1918

🔥 Le printemps 1918 : tenir quand tout vacille

Le printemps 1918 est un moment critique. D’abord, l’armée allemande avance et menace des points clés. Ensuite, les pertes augmentent, et l’idée d’un effondrement revient. De plus, les civils voient la guerre se rapprocher à nouveau. Ainsi, la pression sur le gouvernement devient énorme.

Clemenceau réagit en homme de crise. D’abord, il soutient la coordination alliée et l’unité de commandement. Ensuite, il parle au pays avec fermeté, sans promettre un miracle. Cependant, il doit maintenir la confiance dans une période de peur. Donc, il renforce la logique : tenir, absorber le choc, puis contre-attaquer.

🧨 L’été et l’automne 1918 : reprendre l’initiative

Après les offensives allemandes, les alliés reprennent l’initiative. D’abord, l’arrivée progressive de troupes américaines pèse de plus en plus. Ensuite, la coordination permet des attaques successives. De plus, les lignes allemandes s’usent, car elles manquent de réserves. Ainsi, la dynamique change en faveur des alliés.

Clemenceau suit de près cette bascule. D’abord, il soutient l’idée d’une pression continue, sans pause trop longue. Ensuite, il veut éviter que l’ennemi se réorganise. Pourtant, il doit aussi gérer les limites humaines et matérielles. Donc, il cherche l’équilibre entre vitesse et capacité réelle. Cette période montre que la victoire dépend autant de l’endurance que d’un “coup” unique.

🕊️ 11 novembre 1918 : l’Armistice, et un nouveau combat

L’Armistice du 11 novembre 1918 met fin aux combats, mais il n’apporte pas une paix immédiate. D’abord, la population célèbre, car la peur s’éloigne. Ensuite, les blessures physiques et morales restent massives. De plus, les questions politiques explosent : frontières, réparations, sécurité. Ainsi, la victoire ouvre un nouveau dossier : construire la paix.

Pour Clemenceau, l’Armistice n’est pas un point final. En effet, il veut une paix qui protège la France sur le long terme. En outre, il doit représenter un pays meurtri, avec des régions détruites. Donc, il se prépare à négocier durement. Cela conduit directement à la Conférence de la Paix en 1919, et au futur traité de Versailles.

🧩 Le symbole du chef : Clemenceau et la mémoire de la victoire

Les sociétés cherchent des figures pour raconter la guerre. D’abord, elles veulent donner un visage à l’effort collectif. Ensuite, elles ont besoin de récits simples pour supporter le deuil. De plus, la politique utilise aussi ces images. Ainsi, Clemenceau devient une figure de “victoire”, même si la victoire vient d’un effort immense et partagé.

Cette mémoire est utile, mais elle peut simplifier. Pourtant, comprendre l’histoire demande de voir les mécanismes. En outre, les causes de la guerre, les alliances, et la violence de masse dépassent un seul homme. Donc, il faut replacer Georges Clemenceau dans un système : une République en guerre, une armée de masse, et une coalition mondiale. C’est cette lecture qui aide pour les contrôles et les examens.

🤝 Georges Clemenceau à Versailles : négocier en 1919

🏛️ La Conférence de la Paix : intérêts, rapports de force, compromis

En 1919, les vainqueurs se réunissent pour fixer la paix. D’abord, chaque pays arrive avec ses pertes et ses objectifs. Ensuite, les débats portent sur les frontières, la sécurité, et l’économie. De plus, les peuples espèrent une paix “juste”, mais ils ne s’accordent pas sur le sens du mot. Ainsi, la négociation devient un affrontement politique, pas un simple “partage”.

Clemenceau représente une France ravagée dans le Nord et l’Est. D’abord, il veut des garanties contre une nouvelle attaque allemande. Ensuite, il veut des réparations, car la reconstruction coûte très cher. Cependant, il doit compter avec les positions de Wilson et de Lloyd George. Donc, il cherche un compromis qui protège la France sans isoler ses alliés.

🧱 Sécurité : le Rhin, les frontières, la peur d’un retour allemand

Le cœur de la position de Clemenceau, c’est la sécurité. D’abord, la France a subi l’invasion et des destructions, donc elle veut des garanties concrètes. Ensuite, la proximité géographique rend la menace plus immédiate que pour les Anglo-Saxons. De plus, l’histoire récente montre qu’une défaite ne suffit pas toujours à empêcher un retour. Ainsi, Clemenceau privilégie des dispositifs qui limitent la puissance militaire allemande.

Il soutient notamment des mesures de limitation militaire et des zones de contrôle. Pourtant, il rencontre des résistances, car les alliés craignent une paix trop punitive. En revanche, Clemenceau répond que l’absence de sécurité prépare une nouvelle guerre. Donc, il négocie pied à pied. Tu peux mettre ce point en perspective avec l’article sur le traité de Versailles, qui sert aussi de passerelle vers la montée des tensions dans l’entre-deux-guerres.

💰 Réparations et reconstruction : une demande politique et sociale

Les réparations ne sont pas seulement un sujet d’argent. D’abord, elles symbolisent la responsabilité de l’agresseur aux yeux de nombreux Français. Ensuite, elles doivent financer une reconstruction réelle, avec des usines, des routes, et des villes détruites. De plus, elles apaisent une partie de la colère et du sentiment d’injustice. Ainsi, Clemenceau défend cette exigence comme un élément de stabilité intérieure.

La question reste complexe, car les économies européennes sont fragiles. Pourtant, Clemenceau pense que sans réparations, la France s’affaiblit durablement. En outre, il sait que l’opinion publique attend des résultats concrets. Donc, il lie le dossier financier à la sécurité. Cette logique explique une partie des choix de 1919.

🧠 Wilson, “principes”, et réalité du terrain : un choc de visions

Woodrow Wilson défend des principes : droit des peuples, coopération internationale, paix durable. D’abord, ces idées séduisent, car elles promettent une rupture avec la diplomatie secrète. Ensuite, elles portent l’espoir d’un nouvel ordre mondial. De plus, elles inspirent des peuples qui veulent décider de leur avenir. Ainsi, le discours de Wilson pèse sur la conférence.

Clemenceau n’ignore pas ces principes, mais il les juge insuffisants sans garanties. En effet, il pense que la géographie et la puissance comptent autant que les idées. De plus, il rappelle la réalité : la guerre s’est déroulée en France, donc la sécurité française n’est pas négociable. Donc, il accepte certains compromis, mais il cherche des protections concrètes. Ce face-à-face de visions est une clé pour comprendre Versailles.

🔫 19 février 1919 : l’attentat, et un symbole de tension

En février 1919, Clemenceau subit un attentat et survit. D’abord, l’épisode montre le climat politique tendu de l’après-guerre. Ensuite, il renforce l’image d’un homme “dur”, qui ne recule pas. De plus, il rappelle que la victoire n’efface pas les fractures sociales et idéologiques. Ainsi, même au moment de négocier la paix, la France reste traversée par des tensions.

Ce climat explique aussi la difficulté de “tourner la page”. Pourtant, la société veut revenir à la vie normale. En revanche, l’économie et la politique doivent gérer les conséquences de masse : anciens combattants, veuves, dettes, reconstruction. Donc, la paix n’est pas un repos, c’est un nouvel effort. Clemenceau incarne cette continuité : guerre puis paix, mais toujours sous pression.

📌 Comprendre 1919 pour comprendre l’entre-deux-guerres

Le traité de Versailles signé le 28 juin 1919 clôt une partie du conflit, mais il ouvre d’autres questions. D’abord, il redessine l’Europe et crée de nouveaux États. Ensuite, il nourrit des frustrations, notamment en Allemagne. De plus, il installe des mécanismes de contrôle et de sanctions. Ainsi, 1919 devient un point de départ de l’entre-deux-guerres.

Pour travailler ce lien, tu peux relier ce chapitre à des thèmes plus larges du programme. Par exemple, l’instabilité politique et économique explique des crises ultérieures. De plus, tu peux déjà faire le pont avec l’article sur les conséquences du traité de Versailles. En outre, cela éclaire des trajectoires politiques extrêmes. Donc, l’action de Georges Clemenceau en 1919 ne se limite pas à une signature : elle s’inscrit dans une chaîne longue.

📚 Pour aller plus loin avec des ressources publiques

Si tu veux une mise en contexte fiable et accessible, tu peux consulter les dossiers de Chemins de mémoire (Ministère des Armées), qui aident à replacer la guerre et l’après-guerre dans une histoire nationale. De plus, les ressources de Vie publique permettent de relier les acteurs aux institutions de la République. Enfin, pour lire des documents d’époque, Gallica (BnF) offre des sources numérisées utiles pour comprendre l’ambiance de 19171919.

🧠 À retenir sur Georges Clemenceau (1917–1919)

  • 16 novembre 1917 : Georges Clemenceau devient chef du gouvernement et ministre de la Guerre.
  • Il impose une ligne simple : tenir, coordonner, puis gagner, malgré l’usure des tranchées.
  • En mars 1918, l’unité alliée se renforce avec Foch comme chef coordonnateur sur le front occidental.
  • 11 novembre 1918 : l’Armistice ouvre la négociation de la paix, où Clemenceau défend la sécurité et les réparations.
  • 28 juin 1919 : le traité de Versailles fixe un nouvel ordre européen, mais crée aussi des tensions durables.

❓ FAQ : Questions fréquentes sur Georges Clemenceau

🧩 Pourquoi appelle-t-on Clemenceau “le Tigre” ?

On l’appelle “le Tigre” à cause de son style combatif : il attaque ses adversaires, tranche vite, et refuse les compromis faciles, surtout en 19171918.

🧩 Clemenceau commande-t-il directement l’armée ?

Non : il ne mène pas les batailles comme un général, mais il pèse sur la stratégie, soutient ou critique les chefs, et impose une coordination politique de la guerre.

🧩 Pourquoi Clemenceau est-il si dur sur la discipline en 1917 ?

Parce qu’il craint l’effondrement : après l’usure des tranchées et les tensions de 1917, il veut restaurer l’autorité, tout en améliorant l’organisation pour garder l’armée opérationnelle.

🧩 Quel est son objectif principal à Versailles en 1919 ?

Son but central est la sécurité de la France : il veut éviter une nouvelle attaque, obtenir des garanties, et financer la reconstruction via des réparations.

🧩 En quoi Clemenceau est-il lié au traité de Versailles ?

Il représente la France dans la négociation, défend une paix protectrice, et participe aux compromis qui aboutissent au traité signé le 28 juin 1919, étudié dans l’article sur le traité de Versailles.

🧩 Quiz – Georges Clemenceau (1917–1919)

1. Quand Georges Clemenceau devient-il président du Conseil en 1917 ?



2. Quelle double fonction Clemenceau cumule-t-il au gouvernement ?



3. Quel est l’enjeu central pour Clemenceau en 1917 ?



4. Quelle expression résume souvent sa ligne politique pendant la guerre ?



5. Pourquoi la coordination alliée devient-elle urgente au printemps 1918 ?



6. Quel chef allié prend un rôle central de coordination en mars 1918 ?



7. Quel est l’effet politique des visites de Clemenceau au front ?



8. Quel événement marque la fin des combats sur le front occidental ?



9. Pourquoi 1919 est-il un “nouveau combat” pour Clemenceau ?



10. Quel est l’objectif central de Clemenceau à la paix ?



11. Quel sujet revient sans cesse dans les débats de 1919 ?



12. Quel président américain pèse sur la Conférence de la Paix ?



13. Quel traité est signé le 28 juin 1919 ?



14. Pourquoi la France insiste-t-elle sur des garanties après 1918 ?



15. Quel lien peut-on faire entre Versailles et l’entre-deux-guerres ?



16. Quel surnom associé à Clemenceau souligne son tempérament ?



17. Quel problème politique Clemenceau doit-il gérer à l’arrière ?



18. Pourquoi dit-on que l’arrière devient un “front” ?



19. Quel événement en 1919 montre le climat tendu de l’après-guerre ?



20. Quel lien interne aide à réviser l’après-guerre avec Clemenceau ?



Luc Pitallier
Écrit par Luc Pitallier

Créateur du site reviserhistoire.fr, j’aide les collégiens, les lycéens et les adultes en reprise d’études à progresser sans stress, avec des explications nettes, des exemples concrets et une vraie méthode.
Sur le blog reviserhistoire.fr, tu trouveras des cours complets du programme, des fiches synthèse, des schémas, des cartes et des quiz pour être prêt le jour du contrôle, du brevet, du bac ou d’un concours.

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