🧭 Guernica : bombardement, propagande et mémoire expliqués simplement

🎯 Pourquoi guernica est-il devenu un symbole mondial ?

Guernica n’est pas seulement une ville du Pays basque : c’est aussi un choc historique du 26 avril 1937, au cœur de la guerre d’Espagne. Pourtant, ce qui rend l’événement unique, c’est l’effet domino : un bombardement, puis une bataille d’images, et enfin une mémoire qui dépasse l’Espagne. Ainsi, tu vas voir comment un raid aérien devient un symbole universel de la souffrance des civils. Et, surtout, tu comprendras pourquoi ce sujet tombe souvent dans les copies du brevet et du bac.

🗂️ Dans cet article, tu vas découvrir :

👉 Poursuivons avec le premier chapitre pour bien comprendre pourquoi cette ville devient une cible et, ensuite, un symbole.

🧭 Guernica : une ville, un symbole, un contexte

📌 Où se situe guernica, et pourquoi la ville compte autant ?

Guernica (souvent écrit Gernika en basque) se trouve au Pays basque, dans le nord de l’Espagne, non loin de Bilbao. Ce n’est pas une mégapole, pourtant la ville possède une valeur symbolique forte pour les Basques, car elle se rattache à une tradition d’assemblées et de libertés locales. De plus, sa position dans une zone de front en 1937 la place au cœur des mouvements de troupes et des routes de repli. Ainsi, comprendre la géographie aide déjà à comprendre le choix de la cible.

Pour replacer ce chapitre dans le conflit, tu peux relire la synthèse sur la guerre d’Espagne (1936–1939), car guernica n’est pas un épisode isolé. En effet, la ville se situe dans une guerre civile, mais aussi dans une guerre d’influence, car l’Europe observe, hésite, et parfois intervient. Par conséquent, l’événement devient rapidement un enjeu international.

🧩 La guerre d’Espagne : un conflit total qui vise aussi les civils

La guerre d’Espagne commence en juillet 1936, quand une partie de l’armée se soulève contre la Seconde République espagnole. Très vite, le pays se coupe en deux camps, avec des zones contrôlées par les Républicains et d’autres par les Nationalistes autour de Francisco Franco. Pour clarifier les forces en présence, le plus simple est de consulter l’article sur les camps de la guerre d’Espagne, car les alliances expliquent ensuite l’aviation engagée à guernica.

Dans ce conflit, la violence ne se limite pas aux combats entre soldats. Au contraire, la guerre se durcit : elle vise les arrières, les villes, la population, et elle mélange stratégie militaire et intimidation. De plus, l’expérience de 1914–1918 a déjà montré l’importance de la propagande et des mobilisations de masse, ce qui rend les opinions publiques plus sensibles aux images et aux récits. Ainsi, guernica devient autant un fait militaire qu’un fait médiatique.

🕰️ Un moment précis : la campagne du Nord en 1937

Le bombardement de Guernica arrive pendant la campagne du Nord, au moment où les forces nationalistes cherchent à prendre des positions clés au Pays basque. Dans ce cadre, les routes, les ponts et les nœuds de communication deviennent des objectifs importants. Cependant, l’attaque frappe une ville et, surtout, marque les esprits parce qu’elle touche des civils et détruit un espace urbain. Pour situer les dates et les phases du conflit, tu peux t’appuyer sur la chronologie de la guerre d’Espagne (1936–1939), qui aide à comprendre l’enchaînement des offensives.

Enfin, il faut déjà retenir une idée simple : en 1937, l’aviation devient une arme décisive. Elle peut frapper loin, vite, et avec un effet psychologique énorme. Par conséquent, guernica s’inscrit dans une modernisation brutale de la guerre, où l’arrière n’est plus totalement protégé. Et c’est précisément cette modernité qui alimente la propagande et la mémoire.

⚙️ Le bombardement du 26 avril 1937 : déroulé et acteurs

🧭 Les acteurs : qui bombarde guernica et dans quel camp ?

Le 26 avril 1937, Guernica subit un bombardement mené par l’aviation allemande et italienne engagée aux côtés des Nationalistes. L’Allemagne nazie soutient le camp de Franco avec la Légion Condor, tandis que l’Italie fasciste apporte aussi un appui aérien. Ainsi, guernica illustre l’internationalisation du conflit, ce que tu peux approfondir grâce à l’article sur l’internationalisation de la guerre d’Espagne.

Ce point est crucial pour une copie : on ne peut pas expliquer guernica sans rappeler que la guerre d’Espagne sert de terrain d’essai à des puissances européennes. De plus, cette aide étrangère s’insère dans un contexte diplomatique tendu, car la France et le Royaume-Uni défendent officiellement la non-intervention. Pour comprendre ce paradoxe, tu peux consulter l’analyse sur la non-intervention, qui montre comment des principes affichés coexistent avec des réalités contournées.

🕰️ Le déroulement : une attaque en plusieurs vagues

Le bombardement de Guernica se déroule sur une partie de l’après-midi, avec des vagues d’avions qui larguent des bombes explosives et incendiaires. L’effet recherché combine destruction matérielle et panique, car une ville en feu devient difficile à secourir. En outre, l’attaque vise une zone urbaine, ce qui augmente mécaniquement le risque pour les civils présents dans les rues, les maisons et les abris improvisés.

Il faut toutefois rester rigoureux : les détails exacts du raid varient selon les sources, et l’historien doit comparer les témoignages, les rapports militaires et les articles de presse. Cependant, un point fait consensus : l’attaque détruit une grande partie de la ville et provoque de nombreuses victimes civiles. De plus, la date compte : 1937 se situe avant la Seconde Guerre mondiale, ce qui renforce l’idée que certaines méthodes de guerre aérienne se mettent en place avant 1939.

📌 Objectifs militaires et effets réels : comprendre sans simplifier

Pourquoi frapper Guernica ? Les hypothèses se croisent : couper une route, gêner un repli, frapper un point de communication, ou terroriser pour accélérer la chute du Pays basque. En réalité, ces objectifs peuvent se combiner, et c’est là que l’analyse devient intéressante. Ainsi, au lieu de choisir une explication unique, il vaut mieux montrer comment la logique militaire et la logique psychologique peuvent se renforcer.

Dans une copie, tu peux expliquer cela avec une idée simple : l’aviation cherche à imposer un choc. Or ce choc produit un résultat immédiat (destructions, morts, fuite), mais il produit aussi un résultat politique (indignation, mobilisation, propagande). Par conséquent, guernica devient un événement total : il agit sur le terrain et dans les esprits. Et c’est précisément ce lien entre guerre et opinion publique qui prépare le chapitre sur la propagande.

🧨 Les victimes : prudence, débats, et méthode d’historien

Les bilans humains de Guernica ont longtemps fait débat, car les chiffres ont varié selon les périodes, les sources et les intentions politiques. Ainsi, certains récits ont gonflé les nombres pour dénoncer l’horreur, tandis que d’autres ont cherché à minimiser pour réduire la responsabilité. Pour rester sérieux, tu peux dire que les victimes se comptent en centaines, et rappeler que l’incertitude vient du chaos, des déplacements et des conflits de témoignages.

Cette prudence n’affaiblit pas le sujet, au contraire : elle montre la démarche historique. De plus, elle te permet d’expliquer pourquoi guernica est aussi un objet de mémoire conflictuelle. En effet, quand un chiffre devient un argument politique, la bataille des récits s’intensifie. Donc, au lieu de réciter un nombre, tu analyses la construction de l’information.

📜 Propagande : comment l’événement est raconté

📰 La première bataille : raconter guernica dès 1937

Après le 26 avril 1937, la question n’est pas seulement « que s’est-il passé ? », mais aussi « qui va imposer sa version ? ». Très vite, des journalistes, des diplomates et des propagandistes s’emparent de Guernica. Ainsi, l’événement se transforme en récit, avec des mots choisis, des images sélectionnées, et des responsabilités désignées. De plus, dans un conflit civil, chaque camp cherche à convaincre ses propres partisans et l’étranger.

Pour voir comment une institution culturelle présente l’œuvre et ses enjeux, tu peux consulter la présentation pédagogique de guernica sur Passerelles (BnF). Ce type de ressource montre comment on relie l’œuvre au contexte, tout en gardant une démarche explicative. Ainsi, tu comprends mieux pourquoi la propagande et la mémoire se mélangent autour de l’événement.

🧩 Les stratégies de propagande : accuser, nier, détourner

La propagande fonctionne souvent avec trois réflexes : accuser l’adversaire, nier sa propre responsabilité, ou détourner l’attention. Dans le cas de Guernica, on voit apparaître des récits concurrents : certains dénoncent un bombardement volontaire sur une ville civile, tandis que d’autres tentent de présenter les destructions comme un effet secondaire, voire comme une action attribuable à l’ennemi. Pourtant, ces récits ne se valent pas, et l’historien doit les évaluer.

Pour faire ce tri, tu peux utiliser une méthode simple : qui parle, quand, pour quel public, et avec quels intérêts ? Ensuite, tu compares les versions avec des éléments matériels : traces de bombardement, témoignages croisés, et cohérence chronologique. De plus, tu observes le vocabulaire : certains mots cherchent à choquer, d’autres à banaliser. Par conséquent, analyser guernica, c’est aussi apprendre à lire un discours politique.

📷 Images, émotions, opinion publique : la force du choc visuel

Guernica frappe parce que l’événement se raconte avec des descriptions d’incendies, de ruines et de civils pris au piège. Or ces images, même sans photographie parfaite, produisent un effet émotionnel immédiat. Ainsi, l’opinion publique en France, au Royaume-Uni et ailleurs reçoit un signal : la guerre moderne peut toucher n’importe quelle ville. De plus, cette peur s’insère dans les années 1930, marquées par la crise, la montée des régimes autoritaires et l’instabilité.

Pour relier ce sujet aux tensions de l’époque, tu peux faire un pont avec l’article sur la crise de 1929, car l’angoisse sociale et politique renforce la sensibilité aux messages de propagande. En outre, la circulation des informations accélère, ce qui rend les débats plus rapides et plus polarisés. Ainsi, guernica devient un symbole avant même que l’histoire ait le temps de se poser.

🎭 Propagande et violence : guernica dans une guerre civile brutale

Il faut aussi relier guernica à la violence globale de la guerre d’Espagne, car la propagande se nourrit de la peur et de la vengeance. Les récits sur le bombardement s’ajoutent à d’autres récits de massacres, de répressions et de terreur. Pour éviter les clichés, tu peux t’appuyer sur l’article sur les violences et la terreur, car il montre comment les catégories simplistes masquent des réalités complexes.

En somme, guernica devient un « condensé » : un événement que chaque camp utilise pour justifier sa cause. Cependant, au-delà de la propagande immédiate, une autre force surgit : l’art. Et c’est là que Pablo Picasso change la trajectoire de la mémoire.

🎨 Picasso et guernica : l’image qui frappe plus fort

🧭 Picasso en 1937 : un artiste face à la guerre

Pablo Picasso vit à Paris lorsque le bombardement de Guernica se produit, et il reçoit une commande liée à l’Exposition internationale de 1937. Dans ce contexte, la nouvelle de l’attaque agit comme un déclencheur. Ainsi, l’artiste transforme un événement précis en une œuvre qui parle à tous, sans raconter une scène réaliste au sens strict. De plus, il choisit un langage visuel brutal, fait de corps disloqués, de cris et de chaos.

Pour une approche courte et claire adaptée aux élèves, tu peux regarder la vidéo Lumni sur l’histoire du tableau guernica. Ce format aide à mémoriser les repères essentiels, tout en rappelant que l’œuvre n’est pas un reportage, mais une interprétation artistique. Ainsi, tu distingues mieux l’événement historique et sa mise en image.

🖤 Pourquoi le noir et blanc ? Une esthétique qui ressemble à un cri

Le choix du noir et blanc n’est pas anodin : il rappelle la presse, les photos de journaux et l’atmosphère de deuil. Ainsi, l’œuvre ressemble à un « témoignage visuel » même si elle reste une construction artistique. De plus, l’absence de couleur concentre l’attention sur les formes et les expressions, ce qui rend la scène plus universelle. Par conséquent, guernica ne renvoie pas seulement au Pays basque : elle renvoie à toutes les guerres.

Pour une copie, retiens une formule efficace : Picasso ne peint pas un lieu, il peint une expérience, celle de la terreur et du chaos. Ensuite, tu peux ajouter que l’œuvre transforme la souffrance en symbole, ce qui explique sa puissance durable. Enfin, tu peux expliquer que ce choix esthétique renforce l’impact propagandiste, car l’image circule et marque les esprits.

🐂 Le taureau, le cheval, la mère : interpréter sans inventer

Dans Guernica, on voit un taureau, un cheval, une mère qui crie, un enfant mort, des flammes et des corps fragmentés. Beaucoup cherchent des « codes » fixes, pourtant il faut rester prudent : Picasso ne donne pas une légende officielle qui verrouille un sens unique. Ainsi, tu peux proposer des interprétations possibles, mais tu dois les annoncer comme telles. De plus, tu peux expliquer que cette ambiguïté permet à l’œuvre de parler à des publics très différents.

Une bonne méthode consiste à relier chaque figure à une idée simple : la douleur, la panique, la violence, la perte, et l’impuissance. Ensuite, tu rappelles que l’événement de départ reste le bombardement du 26 avril 1937, ce qui évite de partir dans l’imaginaire pur. Ainsi, tu construis une analyse solide, utile au bac, surtout si l’exercice te demande de commenter une œuvre en contexte historique.

🏛️ De l’œuvre à l’arme symbolique : exposition, circulation, influence

Après sa présentation, l’œuvre circule et devient un symbole politique. Elle peut soutenir une cause, alerter, et mobiliser, car elle rend la guerre visible d’une manière que les discours n’atteignent pas toujours. De plus, le tableau traverse des périodes où l’Espagne vit sous la dictature franquiste, ce qui renforce l’idée d’une œuvre « en exil » et d’un symbole retenu jusqu’au retour de la démocratie. Ainsi, guernica devient une mémoire en mouvement.

Pour relier cela au programme, tu peux faire le lien avec les conséquences du conflit : victoire nationaliste, répression, exils et fractures durables. Pour revoir ces effets, tu peux consulter l’article sur les conséquences de la guerre d’Espagne, car la mémoire de guernica s’inscrit dans une histoire plus longue que l’année 1937. Et, par conséquent, tu comprends mieux comment une œuvre d’art se charge d’un poids politique.

🌍 Mémoire de guernica : du Pays basque au monde

🧠 Mémoire locale : le Pays basque et la transmission

Au Pays basque, Guernica n’est pas un simple chapitre de manuel : c’est un repère identitaire et une blessure collective. La mémoire se transmet par des commémorations, des récits familiaux et des lieux qui rappellent la destruction. Ainsi, l’événement s’inscrit dans une histoire régionale, mais il dialogue aussi avec l’histoire nationale espagnole. De plus, cette mémoire locale peut entrer en tension avec des mémoires concurrentes, selon les positions politiques.

Pour un élève, le point important est le suivant : la mémoire n’est pas un miroir parfait du passé. Au contraire, elle sélectionne, elle insiste, et parfois elle se dispute. Par conséquent, tu dois distinguer le fait historique (le bombardement du 26 avril 1937) et les usages mémoriels (commémorer, dénoncer, justifier). Cette distinction te donne une vraie plus-value dans une copie, surtout en histoire-géo et en HGGSP.

🌐 Mémoire mondiale : pourquoi guernica devient universel

Guernica devient universel parce que l’œuvre de Picasso circule et parle à des personnes qui ne connaissent pas forcément l’histoire espagnole. Ainsi, le tableau fonctionne comme une alarme : il rappelle que les civils peuvent devenir des cibles. De plus, le XXe siècle multiplie les guerres et les bombardements, ce qui rend le symbole encore plus parlant. Par conséquent, guernica est souvent mobilisé dans des débats contemporains sur la guerre, la protection des populations et le droit international.

Pour élargir encore, tu peux lire le document UNESCO “Guernica : le martyre des innocents”, qui montre comment l’institution présente la portée universelle du symbole. Cela t’aide à comprendre comment une mémoire s’internationalise : une œuvre devient un repère culturel partagé, et elle s’insère dans des discours sur la paix et les droits humains. Ainsi, l’événement dépasse son lieu d’origine.

⚖️ Mémoire et politique : un symbole utilisé, parfois instrumentalisé

Un symbole puissant attire forcément des usages politiques. Guernica sert à dénoncer des crimes, à alerter l’opinion, ou à rappeler des leçons du passé. Cependant, certains usages peuvent simplifier l’histoire, car ils transforment un événement complexe en slogan. Ainsi, l’historien, et donc l’élève, doit garder une vigilance : qui utilise guernica, dans quel but, et avec quels raccourcis ?

Cette vigilance ne veut pas dire qu’il faut « neutraliser » l’émotion, au contraire. Elle veut dire que tu dois garder deux niveaux : l’émotion légitime face à la souffrance, et l’analyse des mécanismes de récit. De plus, cette méthode te sert ailleurs, par exemple quand tu étudies les mémoires de guerres au programme. Ainsi, guernica devient un excellent exercice de maturité historique.

🕊️ De l’événement au repère civique : un pont avec l’EMC

Guernica permet aussi un pont vers l’EMC : comment protéger les civils, comment encadrer la guerre, et comment construire la paix ? Même si les règles internationales se renforcent surtout après 1945, l’événement montre déjà la peur de la guerre totale. Ainsi, tu peux expliquer que la mémoire de guernica aide à construire une culture de la paix, sans effacer les réalités politiques.

En résumé, guernica fonctionne comme un rappel : une guerre civile peut devenir un laboratoire d’une violence plus large. Et, par conséquent, l’Europe des années 1930 apparaît comme un continent où les tensions s’accumulent. Maintenant, voyons comment transformer tout cela en points faciles en copie.

🤝 Méthode : retenir, analyser, répondre en copie

🧩 La base : une phrase de définition efficace

Si tu dois définir Guernica en une phrase, vise simple : « Guernica est une ville du Pays basque bombardée le 26 avril 1937 pendant la guerre d’Espagne, événement devenu un symbole mondial grâce à l’œuvre de Pablo Picasso. » Ensuite, tu ajoutes une idée de contexte : l’appui allemand et italien aux nationalistes, et la guerre de l’information. Ainsi, tu poses un cadre solide en deux lignes.

Pour enrichir, tu peux rappeler l’amont : crise politique, polarisation, et radicalisation en Espagne dans les années 1930. Si tu as besoin d’un rappel rapide, tu peux t’appuyer sur l’article sur les causes de la guerre d’Espagne, car il te donne des repères utiles pour introduire guernica correctement. De plus, ce lien aide à montrer que l’événement s’insère dans une dynamique, et pas dans un accident isolé.

📌 Analyse de document : 4 questions que tu dois toujours te poser

Quand on te donne un document sur guernica (texte, affiche, photo, œuvre), pose quatre questions : qui produit le document, quand, pour quel public, et dans quel but. Ensuite, cherche les indices : vocabulaire, choix des images, informations omises, et émotions visées. Ainsi, tu distingues information et persuasion, ce qui est exactement ce qu’on attend en histoire.

Si le document est un extrait de presse, tu peux expliquer que la presse de 1937 se situe au cœur d’une guerre de l’opinion. De plus, tu peux rappeler que la non-intervention officielle rend l’opinion publique encore plus importante, car les gouvernements craignent l’escalade. Par conséquent, guernica devient un sujet qui dépasse l’Espagne : il teste la capacité des démocraties à réagir.

🎨 Comment commenter le tableau de Picasso au brevet ou au bac

Pour commenter Guernica de Picasso, évite deux pièges : raconter une histoire inventée, ou lister des détails sans sens. Au contraire, commence par le contexte : 1937, guerre d’Espagne, bombardement de la ville. Ensuite, décris deux ou trois éléments majeurs (formes brisées, cris, cheval, lumière) et relie-les à une idée : la violence faite aux civils. Enfin, termine par la portée : une œuvre symbole, reprise et commentée pendant des décennies.

Un bon plan en copie peut tenir en trois axes : contexte historique, langage artistique, portée mémorielle. Ainsi, tu fais un commentaire structuré, et tu évites le hors-sujet. De plus, tu peux placer une phrase de mise en perspective : guernica annonce la brutalisation des conflits et l’importance des images au XXe siècle. Par conséquent, tu montres que tu comprends l’événement et sa mémoire.

🗺️ Les repères indispensables à mémoriser en 2 minutes

Pour réviser vite, mémorise cinq repères : 26 avril 1937, Pays basque, appui de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste aux nationalistes, rôle de Pablo Picasso à Paris, et transformation en symbole mondial. Ensuite, ajoute un lien logique : propagande et mémoire. Ainsi, tu peux répondre à une question courte, mais aussi construire un paragraphe argumenté.

Enfin, n’oublie pas un réflexe très utile : replacer guernica dans un récit plus large du conflit. Par exemple, tu peux évoquer l’issue de la guerre et l’exil, ce qui renforce la compréhension de la mémoire. Pour cela, le lien vers les conséquences de la guerre d’Espagne est un bon appui. Ainsi, tu passes du fait à la compréhension globale, ce qui fait gagner des points.

🧠 À retenir sur guernica

  • Guernica (au Pays basque) est bombardée le 26 avril 1937 pendant la guerre d’Espagne.
  • Le raid implique l’aviation allemande (Légion Condor) et italienne, ce qui montre l’internationalisation du conflit.
  • Guernica devient immédiatement un enjeu de propagande : chaque camp cherche à imposer sa version des faits.
  • Pablo Picasso transforme l’événement en symbole mondial avec le tableau Guernica présenté en 1937.
  • La mémoire de guernica dépasse l’Espagne : elle sert à penser la guerre moderne et la protection des civils.

❓ FAQ : Questions fréquentes sur guernica

🧩 Guernica est-elle une ville “sans importance” avant 1937 ?

Non : Guernica a une valeur symbolique au Pays basque et se situe dans une zone stratégique en 1937. De plus, une petite ville peut devenir centrale si elle se trouve sur des routes et des axes de repli. Enfin, l’importance historique vient aussi de ce qui arrive ensuite : la propagande et la mémoire.

🧩 Peut-on dire que guernica est “le premier bombardement de civils” de l’histoire ?

Non, ce serait faux : des civils ont déjà subi des bombardements auparavant. En revanche, Guernica devient un symbole majeur parce que l’événement choque l’opinion, s’insère dans la guerre d’Espagne, et se fixe dans la mémoire grâce au tableau de Picasso. Ainsi, son rôle symbolique dépasse la chronologie stricte.

🧩 Pourquoi les chiffres des victimes de guernica varient-ils ?

Parce que la guerre crée du chaos : déplacements, incendies, documents incomplets et témoignages contradictoires. De plus, la propagande a pu gonfler ou minimiser les bilans selon les intérêts politiques. Donc, en histoire, tu dois rester prudent et expliquer la raison des variations au lieu de réciter un chiffre isolé.

🧩 Comment relier guernica à la non-intervention de la France et du Royaume-Uni ?

Guernica met les démocraties face à un dilemme : condamner, agir, ou rester prudentes pour éviter l’escalade. Or la non-intervention officielle montre cette hésitation, même si des soutiens existent en coulisses. Pour approfondir, tu peux relire l’article sur la non-intervention, qui éclaire le contexte diplomatique.

🧩 Que répondre si on me demande “événement” versus “mémoire” ?

Tu distingues le fait et sa trace : l’événement, c’est le bombardement du 26 avril 1937 à Guernica. La mémoire, ce sont les commémorations, les usages politiques, et l’image durable portée par Picasso. Ensuite, tu montres le lien : la propagande de 1937 influence déjà la mémoire future.

🧩 Quiz – Guernica : bombardement, propagande, mémoire

1. À quelle date a lieu le bombardement de Guernica ?



2. Dans quelle région se situe Guernica ?



3. Quel conflit sert de cadre au bombardement de Guernica ?



4. Quel camp bénéficie du soutien aérien allemand et italien en 1937 ?



5. Quel artiste réalise le tableau Guernica ?



6. Pourquoi l’événement devient-il rapidement un enjeu international ?



7. Quel est l’intérêt principal d’une analyse de propagande sur Guernica ?



8. Quel choix esthétique renforce l’impact du tableau Guernica ?



9. Quel couple de notions aide le mieux à traiter le sujet en copie ?



10. Quel choix diplomatique officiel domine chez la France et le Royaume-Uni au début du conflit ?



11. Que faut-il éviter quand on interprète les symboles du tableau Guernica ?



12. Pourquoi les bilans humains ont-ils varié selon les sources ?



13. Quel lien logique est le plus juste entre Guernica et la modernisation de la guerre ?



14. Quel élément explique le passage de l’événement local au symbole mondial ?



15. Quel repère géographique simple aide à situer Guernica ?



16. Quel est l’intérêt d’un plan “contexte – œuvre – portée” sur Guernica ?



17. Quel type de phrase est le plus utile pour démarrer une copie sur Guernica ?



18. Quelle notion décrit le mieux la “bataille des récits” autour de Guernica ?



19. Pourquoi faut-il distinguer événement et mémoire dans ce sujet ?



20. Quel lien peut-on faire entre Guernica et les conséquences de la guerre d’Espagne ?



Luc Pitallier
Écrit par Luc Pitallier

Créateur du site reviserhistoire.fr, j’aide les collégiens, les lycéens et les adultes en reprise d’études à progresser sans stress, avec des explications nettes, des exemples concrets et une vraie méthode.
Sur le blog reviserhistoire.fr, tu trouveras des cours complets du programme, des fiches synthèse, des schémas, des cartes et des quiz pour être prêt le jour du contrôle, du brevet, du bac ou d’un concours.

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