⚔️ Conflit israélo-palestinien : comprendre une guerre longue et ses tentatives de paix

🎯 Pourquoi le conflit israélo-palestinien marque-t-il l’histoire contemporaine ?

Une complexité unique au Moyen-Orient

Le conflit israélo-palestinien structure le Moyen-Orient depuis le début du XXe siècle. De plus, il pèse encore lourdement sur la guerre et la paix aujourd’hui. D’une part, il mêle des enjeux complexes de territoire, de souveraineté et de sécurité. D’autre part, il mobilise des mémoires puissantes ainsi que des identités politiques. Enfin, de multiples acteurs interviennent, des États aux organisations internationales. Par conséquent, les compromis sont difficiles à trouver. C’est donc un cas d’école en HGGSP pour comprendre comment on « fait la guerre » et comment on tente de « faire la paix ».

Une chronologie faite de crises et de blocages

De 1917 à nos jours, des crises se succèdent, notamment en 1947-1949, 1967 et 1993-1995. On y observe successivement des guerres, des négociations, des intifadas et des blocages. Pourtant, à chaque étape, des fenêtres diplomatiques s’ouvrent avant de se refermer. Il faut alors raisonner en chronologie et en rapports de force. Par ailleurs, ce conflit est hyper médiatisé. C’est pourquoi vous devez apprendre à distinguer les faits, les récits et les usages politiques. Le traiter correctement rapporte des points précieux en dissertation et en étude critique.

Dans la suite, nous allons d’abord construire des repères solides. Ensuite, nous mettrons le sujet en perspective avec la notion de paix, les acteurs internationaux et les méthodes du bac.

🗂️ Dans cet article, tu vas découvrir :

👉 Poursuivons maintenant avec le premier chapitre de fond. Fixons la chronologie et les acteurs sans nous perdre.

🧭 Des origines au mandat : pourquoi tout s’enclenche

🗺️ Avant le mandat : une région, des populations, des identités

Afin de comprendre le conflit, revenons à la Palestine avant 1917. Elle est alors intégrée à l’Empire ottoman. Initialement, on y trouve une majorité d’Arabes (musulmans et chrétiens) et des communautés juives anciennes. Cependant, au tournant du XXe siècle, de nouveaux nationalismes changent la donne. D’un côté, des mouvements arabes se politisent. De l’autre, le sionisme défend l’idée d’un foyer national juif.

Concrètement, le sionisme naît en Europe sur fond d’antisémitisme et de crises politiques. Il s’incarne notamment avec Theodor Herzl. Ainsi, l’immigration juive vers la Palestine s’accélère au début du XXe siècle. Toutefois, les chiffres restent discutés et évoluent selon les périodes. Parallèlement, des élites arabes locales revendiquent une autonomie. Cette demande grandit surtout quand l’Empire ottoman s’effondre. La question n’est donc pas seulement religieuse : elle devient éminemment nationale et politique.

📌 1917 : la Déclaration Balfour, un tournant diplomatique

En pleine Première Guerre mondiale, la Déclaration Balfour (1917) marque un tournant décisif. Le Royaume-Uni soutient l’établissement d’un « foyer national juif » en Palestine. Simultanément, il évoque les droits des « communautés non juives ». Ici, les mots comptent autant que les armées. Ils ouvrent des promesses contradictoires. En effet, le texte reste ambigu sur la nature de ce « foyer » et le statut futur du territoire. Ces ambiguïtés alimentent rapidement frustrations et attentes opposées.

Ce passage est essentiel en HGGSP. Il montre l’effet à long terme d’une décision diplomatique. De plus, il illustre l’articulation entre guerre mondiale, recomposition des empires et compétition des puissances. Consulte aussi le pilier sur le thème Faire la guerre, faire la paix. Il t’aidera à replacer le conflit dans les notions de rapports de force.

🏛️ Le mandat britannique : une administration sous tension

Après la guerre, la Société des Nations établit le mandat britannique sur la Palestine en 1922. Le Royaume-Uni administre le territoire. Théoriquement, le mandat doit préparer l’autonomie. En pratique, il gère un espace où deux projets nationaux se renforcent mutuellement. Les institutions, la gestion des terres et l’immigration deviennent alors explosifs. La question du pouvoir local se pose aussi. Chaque camp veut transformer ses revendications en souveraineté.

Dans les années 1920 et 1930, les violences se multiplient, notamment autour de Jérusalem. Des organisations politiques et paramilitaires se structurent. Dès lors, une logique d’escalade s’installe. Ce n’est pourtant pas une fatalité. Des choix politiques et des stratégies jouent à chaque étape. Pour réviser, reliez toujours les événements à leurs causes et à leurs effets durables.

  • 1917 : Déclaration Balfour et promesses contradictoires.
  • 1922 : Début du mandat britannique (cadre institutionnel).
  • 1929 : Violences autour de Jérusalem et durcissement.
  • 1936-1939 : Grande révolte arabe, répression et recompositions.
  • 1939 : Livre blanc britannique, nouvelle politique migratoire et tensions.

🔥 1936-1939 : révolte arabe, répression et fracture

La révolte de 1936-1939 marque un basculement. Elle conteste le mandat et la dynamique sioniste. Elle prend d’abord la forme de grèves et d’affrontements. Puis, la situation se militarise. La répression britannique fragilise les structures politiques arabes. À l’inverse, certaines organisations juives se renforcent. Par conséquent, la capacité d’action de chaque camp change radicalement.

Cette séquence installe une défiance envers les médiations britanniques. Elle montre l’échec d’une puissance mandataire voulant arbitrer un conflit interne. Ainsi, le conflit israélo-palestinien se durcit avant même la rupture de 1947. Comparez ces mécanismes avec les traités de Westphalie. La question du statut politique revient sans cesse.

🕯️ 1939-1945 : la guerre mondiale et l’accélération

La Seconde Guerre mondiale change l’échelle du problème. En effet, le monde découvre la catastrophe de la Shoah. Dès lors, la question d’un refuge et d’un État pour les Juifs gagne une force politique inédite. Elle influe sur les opinions publiques. De surcroît, la fin de la guerre accélère la décolonisation. Les puissances européennes peinent à imposer une solution. La gestion britannique devient alors intenable.

Les tensions internes augmentent. Des violences touchent l’administration du mandat. Finalement, la situation s’internationalise. Des acteurs internationaux se saisissent du dossier. Retenez l’enchaînement : mandat → nationalismes → violences → épuisement britannique → transfert international. Utilisez la méthode dissertation HGGSP pour structurer votre introduction.

🌐 De la question locale à la scène internationale : l’entrée de l’ONU

Face à l’impasse, le Royaume-Uni se tourne vers l’international. La question arrive aux Nations unies fin 1940. Le conflit devient un enjeu mondial. Les puissances veulent stabiliser la région. Les opinions suivent le dossier. De plus, les réfugiés et la sécurité deviennent centraux. Les négociations futures mêleront désormais droit, diplomatie et rapports de force.

L’article sur l’ONU et le maintien de la paix vous aidera à comparer les outils onusiens aux réalités du conflit. Pour l’analyse de documents (cartes, résolutions), utilisez la méthode étude critique de document HGGSP.

👉 Les origines sont claires. Passons au basculement de 1947-1949. Il fixe des fractures encore visibles.

⚙️ 1947-1949 : partage, guerre et naissance d’Israël

🧾 1947 : l’ONU propose un partage, tout s’accélère

Tout commence en 1947, quand le Royaume-Uni renonce à son mandat. Il transfère le dossier à l’ONU. Le conflit change alors d’échelle. Il devient international. L’idée centrale est simple : créer deux entités politiques, l’une juive, l’autre arabe. Jérusalem aurait un statut particulier. Toutefois, les populations sont imbriquées. Les mémoires s’opposent. Le partage est donc une solution fragile.

Le plan onusien tente de sortir de l’impasse coloniale. Cependant, il heurte les légitimités perçues. Les dirigeants sionistes voient une opportunité d’État. Ils se préparent à gouverner. À l’opposé, les acteurs arabes rejettent ce partage imposé. Ils y voient une injustice. Des violences éclatent fin 1947. L’autorité britannique s’efface sans assurer la sécurité. Finalement, la diplomatie échoue et la guerre commence.

⚔️ 1948 : proclamations et guerre interétatique

Ensuite, en mai 1948, l’État d’Israël est proclamé. La guerre s’élargit immédiatement avec l’intervention d’États arabes voisins. Le conflit mélange plusieurs niveaux. C’est à la fois une guerre interétatique et des affrontements locaux. On se bat pour des axes et des villes. Les combats déplacent des populations. Ils redessinent les lignes de contrôle. Ils créent des faits accomplis irréversibles. Ne recitez pas la date, liez-la plutôt à ses effets politiques.

La guerre de 1948 produit des récits opposés. D’un côté, pour les Israéliens, c’est une guerre d’indépendance. De l’autre, pour les Palestiniens, c’est la Nakba (la « catastrophe »), synonyme d’exode. Ces récits n’annulent pas les faits. Il y a des départs forcés et des fuites liées aux combats. Le cœur du conflit se fixe donc autour de la terre et de la sécurité.

🧳 La question des réfugiés palestiniens : un nœud historique

Dès 1948, la question des réfugiés palestiniens devient durable. Elle touche des centaines de milliers de personnes. Beaucoup se retrouvent en Cisjordanie, à Gaza, au Liban, en Syrie ou en Jordanie. Les camps deviennent parfois des quartiers. Le statut de réfugié devient une identité politique et une revendication. Cette question nourrit les négociations futures : droit au retour, compensation, reconnaissance.

Distinguez trois niveaux en dissertation. Premièrement, le niveau humain : traumatismes et pertes. Deuxièmement, le niveau juridique : statuts et institutions internationales. Enfin, le niveau géopolitique : rôle des États d’accueil. Le conflit local produit des effets régionaux immédiats.

🗺️ 1949 : armistices et « ligne verte »

Finalement, en 1949, des armistices fixent des lignes de cessez-le-feu. On les appelle la « ligne verte ». Ce n’est pas un traité de paix. Les frontières ne sont pas définitivement reconnues. Pourtant, ces lignes deviennent une référence. Israël contrôle un territoire élargi. La Cisjordanie passe sous contrôle jordanien. Gaza est administrée par l’Égypte. L’idée d’un État palestinien se complique car l’espace politique palestinien n’est pas souverain.

Jérusalem est divisée. Ses lieux saints concentrent les tensions. Chaque camp la place au cœur de sa légitimité. L’épisode 1947-1949 ne « termine » rien. Il installe un cadre durable : lignes de contrôle, mémoires opposées, enjeux internationaux. Entraînez-vous à lire une carte et à décrire ces rapports de force.

  • 1947 : Projet de partage à l’ONU, montée des violences.
  • 14 mai 1948 : Proclamation de l’État d’Israël, guerre élargie.
  • 1948 : Exode (Nakba), naissance de la question des réfugiés.
  • 1949 : Armistices et « ligne verte » (cessez-le-feu).
  • Jérusalem : Ville divisée, statut disputé.

🧠 Méthode : traiter 1947-1949 efficacement

Évitez la confusion. Posez un plan simple : décision internationale, guerre, conséquences. Illustrez chaque idée : une date, un lieu, un acteur. Reliez 1947 à l’ONU, 1948 à la guerre, 1949 aux armistices. Terminez par un effet durable.

Utilisez les annales HGGSP corrigées. Relisez les attendus du bac HGGSP. Gardez en tête le programme de Terminale. Il faut relier ce conflit aux notions de guerre, paix et ordre international.

👉 Les repères de 1947-1949 sont posés. Passons à 1967. Cette date transforme le territoire et les rapports de force.

📜 1967 : occupation, colonisation et durcissement

⚔️ De 1956 à 1967 : tension permanente

Malgré les armistices, après 1949, le conflit persiste. Les frontières restent contestées. Les réfugiés attendent une solution. Raids et représailles s’enchaînent. De plus, la rivalité régionale s’intensifie, surtout avec l’Égypte. L’équilibre militaire bouge. Chaque camp craint une faiblesse stratégique.

La crise de 1956 (Canal de Suez) mêle déjà grandes puissances et enjeux régionaux. Mais c’est en 1967 que le territoire redevient central. La guerre modifie la carte. 1967 est donc une date pivot. Elle structure les débats sur l’occupation, la colonisation et la paix.

⚡ La guerre des Six Jours (1967) : basculement territorial

En juin 1967, la guerre des Six Jours bouleverse le rapport de force. À l’issue des combats, Israël prend le contrôle de la Cisjordanie (et Jérusalem-Est), de Gaza, du Golan et du Sinaï. La question des frontières de 1949 est dépassée. Désormais, on parle de territoires occupés. Le conflit implique des populations vivant sous occupation.

Surtout, ne résumez pas 1967 à une guerre rapide. En effet, la victoire militaire crée un problème politique durable. De plus, elle pose la question du retrait et du futur État palestinien. Des faits accomplis rendent la paix difficile. La logique est : guerreoccupation → débat sur le droit international.

🏛️ Jérusalem : enjeu symbolique et stratégique

Jérusalem porte une charge symbolique énorme. Après 1967, la question de Jérusalem-Est devient centrale. Elle touche à la souveraineté et aux lieux saints. Israël affirme l’unité de la ville. Les Palestiniens la revendiquent comme capitale. Par conséquent, toute négociation bute sur ce point.

Au bac, évitez de réduire Jérusalem au religieux. C’est aussi une question de droit, de police, de frontières et de quartiers. C’est un symbole de légitimité. Repérez dans les documents si Jérusalem est citée comme capitale ou lieu saint. Cela change l’argumentation.

📜 La résolution 242 : cadre onusien

L’ONU adopte la résolution 242 après 1967. C’est un repère diplomatique. Elle exige deux choses : le retrait des territoires occupés et la reconnaissance du droit à la paix pour chaque État. Le cadre semble rationnel. Pourtant, les interprétations divergent.

Ce point illustre une limite du droit international. Il propose un langage, mais ne force pas l’accord. Les acteurs choisissent ce qui les arrange. Expliquez toujours l’écart entre principe et application. L’article sur l’ONU vous aidera à situer cette résolution.

🏘️ La colonisation : obstacle à la paix

Après 1967, les colonies (implantations) deviennent un sujet explosif. Elles s’étendent en Cisjordanie et autour de Jérusalem-Est. Ensuite, elles modifient la géographie : routes, zones de contrôle. Par conséquent, elles compliquent la viabilité d’un État palestinien. Le territoire est fragmenté.

Ce n’est pas qu’un problème idéologique, c’est stratégique. Chaque implantation crée des intérêts à défendre. Le retrait devient politiquement coûteux. Cela alimente colère et défiance. Le terrain contredit parfois les négociations. Retenez : occupation et colonisation structurent le conflit post-1967.

🧨 Nouvelles conflictualités : du militaire au quotidien

Après 1967, le conflit touche les sociétés civiles. L’occupation installe contrôles et tensions. Des organisations palestiniennes cherchent à internationaliser la cause. La violence devient multiforme. Le conflit est plus dur à « clôturer ».

Liez cela au conflit « hybride » : acteurs multiples, guerre de l’information. L’article sur la guerre hybride est utile. Distinguez les acteurs et les formes de violence pour expliquer la complexité de la paix.

👉 Le tournant de 1967 est clair. Passons aux tentatives de paix, notamment le processus d’Oslo.

🎨 Faire la paix : Oslo, négociations et impasses

🕊️ « La terre contre la paix » : des accords partiels

Progressivement, l’idée de « la terre contre la paix » s’impose. On échange un retrait territorial contre la paix. Cela exige des frontières discutées et des interlocuteurs reconnus. Malheureusement, la défiance piège le conflit. Les accords se font par étapes.

Les accords de Camp David (1978) et la paix Égypte–Israël (1979) prouvent qu’un compromis est possible entre États. Mais la question palestinienne (Cisjordanie, Gaza, Jérusalem) reste entière. La paix avance sur un front, mais bloque sur l’autre.

🏛️ La centralité de la question palestinienne

En parallèle, la cause palestinienne gagne en visibilité. Elle devient un dossier politique autonome. L’OLP (Organisation de libération de la Palestine) de Yasser Arafat se structure. Il faut un interlocuteur palestinien pour négocier. Le conflit n’est plus seulement interétatique, c’est un conflit de souveraineté.

La logique des pourparlers change. On cherche une solution négociée. Les sujets sont sensibles : réfugiés, frontières, sécurité. Ces thèmes ne se règlent pas facilement. Les négociations se fragmentent. Chaque avancée reste fragile.

🔥 1987-1993 : première Intifada et prise de conscience

Puis, la première Intifada éclate en 1987. Elle change la perception mondiale. Elle révèle la réalité de l’occupation. Le statu quo devient intenable. La pression pour une solution politique augmente. Cependant, la violence durcit aussi les positions.

Ne faites pas de résumé moral. Analysez les effets politiques. L’Intifada transforme l’agenda diplomatique. La paix doit traiter la question palestinienne. En Israël, la peur sécuritaire grandit. Le conflit se polarise.

🧩 1991 : Madrid, cadre international

Plus tard, la conférence de Madrid (1991) ouvre un cadre de négociation. Les acteurs se parlent sous parrainage international. Une méthode s’installe : discussion et étapes. Les puissances veulent stabiliser la région après la Guerre froide. Mais un cadre ne fait pas la paix.

Ce moment montre la différence entre « processus » et « accord ». Il révèle le rôle et les limites des médiations. Sur un document, demandez-vous : qui est invité ? Quels sujets sont exclus ? C’est une lecture stratégique payante.

🤝 1993 : Oslo, reconnaissance et espoir

Les accords d’Oslo (1993) marquent une étape majeure. Israël et l’OLP se reconnaissent mutuellement. Une autonomie palestinienne progressive se dessine. Une architecture de négociation est posée. La paix semble enfin construite par les acteurs eux-mêmes.

Toutefois, Oslo est un processus, pas une solution. Les textes repoussent les dossiers explosifs : Jérusalem, réfugiés, frontières. Tout repose sur la confiance. Elle s’effondre si la violence reprend. Consultez la plateforme des Nations unies pour la chronologie institutionnelle.

🏗️ 1994-1995 : une Autorité palestinienne limitée

Une Autorité palestinienne se met en place. Elle gouverne sans souveraineté totale. Elle crée des institutions et une administration. Les populations attendent un État. Mais l’autonomie reste limitée. La continuité territoriale est fragile. La frustration monte.

La politique interne pèse sur le processus. Des oppositions dénoncent les concessions. Certains critiquent une autonomie insuffisante. Le conflit se déplace sur la scène politique interne. La paix dépend des élections et des chocs sécuritaires.

🧱 Les blocages : dossiers « finaux » et terrain

En réalité, les dossiers « finaux » et le terrain bloquent tout. Les frontières opposent sécurité et souveraineté. Jérusalem concentre identité et légitimité. Les réfugiés rappellent les mémoires de 1948.

Sur le terrain, violences et implantations produisent des coûts politiques. Les leaders prêts à négocier s’affaiblissent. Les perceptions s’abîment. Un camp voit de la mauvaise foi, l’autre une nécessité sécuritaire. L’accord perd sa base sociale.

🧨 2000-2005 : effondrement et violence

Autour de 2000, les négociations échouent. La violence explose. La seconde Intifada installe une conflictualité dure. La sécurité devient la priorité absolue. Le compromis recule.

Des initiatives diplomatiques (feuille de route) existent. Mais sans confiance, elles restent lettres mortes. Leçon du conflit : faire la paix exige un accord politique crédible au quotidien. 👉 Analysons maintenant les acteurs et les formes de violence.

🌍 Acteurs, violences et guerres : une conflictualité multiforme

👥 Plusieurs niveaux, plusieurs acteurs

Il faut noter que le conflit ne se limite pas à deux camps. Il combine acteurs étatiques, non étatiques et médiateurs. Premièrement, l’État d’Israël joue un rôle central. Deuxièmement, les acteurs palestiniens agissent avec des stratégies diverses. Troisièmement, les États voisins et l’ONU complexifient la donne.

Dès lors, cette diversité explique la fragilité des accords. Une minorité déterminée peut saboter un processus. Les décisions du sommet se heurtent au terrain. Identifiez toujours « qui agit » et « pourquoi » avant de juger.

🏛️ Israël : sécurité et politique intérieure

Du côté d’Israël, la sécurité est l’enjeu dominant. La société garde une mémoire de vulnérabilité. L’armée est centrale dans la décision. Néanmoins, la politique n’est pas monolithique. Les coalitions varient. La société débat des frontières et de l’occupation.

La dissuasion est souvent privilégiée dans les crises. La question des otages et des civils pèse sur les choix. La dimension militaire est indissociable de la politique intérieure.

🗳️ Acteurs palestiniens : division et gouvernance

En revanche, la scène palestinienne est divisée. Tout d’abord, l’OLP et le Fatah privilégient souvent la négociation. À l’opposé, le Hamas prône la résistance armée. La rivalité est forte. La réalité sociale (chômage, contrôles) influence les adhésions.

Par conséquent, cette division affecte la paix. Un accord peut être rejeté par une partie. Gouverner sans souveraineté fragilise les autorités locales. Les crises humanitaires accélèrent la radicalisation. Traitez la scène palestinienne comme un espace politique complexe.

🧭 Les États voisins : équilibres régionaux

Par ailleurs, l’Égypte et la Jordanie jouent un rôle clé. L’Égypte gère sa frontière avec Gaza. La Jordanie est liée à la Cisjordanie et aux réfugiés. Elles cherchent la stabilité. Le Liban et la Syrie sont plus instables. Les risques de débordement existent.

Les alliances régionales comptent. Des soutiens extérieurs alimentent parfois la confrontation. Mais ces États peuvent aussi freiner l’escalade. Le conflit révèle les équilibres du Moyen-Orient.

🌐 L’international : médiation et limites

Le rôle international est constant mais souvent décevant. Les États-Unis offrent garanties et influence. L’Union européenne agit par l’aide et le droit. L’ONU propose un cadre légal. Mais personne n’impose la paix contre les rapports de force locaux.

Les institutions créent des règles, mais ne contrôlent pas le terrain. La paix demande du temps et de la confiance. Les repères de l’ONU fournissent le vocabulaire juridique utile.

🧨 Formes de violence : terrorisme, opérations, Intifada

La violence est multiforme. Les intifadas sont des soulèvements populaires. Les attentats visent les civils et créent la peur. Les opérations militaires frappent des zones peuplées. Chaque forme a sa logique.

Il ne faut surtout pas tout confondre. Attentat, opération de police ou bombardement diffèrent. Les récits de justification varient : défense, résistance, sécurité. Qualifiez la violence, expliquez son but, analysez son effet. L’article sur le terrorisme aide à distinguer ces méthodes.

  • Intifada : Soulèvement populaire, politisation.
  • Terrorisme : Attaques civiles, peur politique.
  • Opérations militaires : Neutralisation, dissuasion.
  • Occupation / Blocus : Contrôle, pression économique.
  • Violences de proximité : Tensions locales, représailles.

📺 Guerre de l’information

Les images circulent vite. Elles influencent opinions et diplomaties. Chaque camp construit son récit. Les réseaux sociaux accélèrent la polarisation. Un événement local devient mondial.

Analysez cela comme un document. Qui parle ? À qui ? Distinguez l’émotion du raisonnement historique. Contextualisez toujours les documents médiatiques.

🎓 Le regard de l’historien

L’historien note les asymétries de puissance et de vulnérabilité. D’un côté, une armée structurée. De l’autre, des populations sous contrôle. Mais l’asymétrie n’efface pas la violence. Elle change les modes d’action.

Les coûts humains alimentent la mémoire. Le deuil devient un argument politique. Le conflit fonctionne par cycles. 👉 Passons aux enjeux actuels et aux scénarios possibles.

🤝 Enjeux actuels et rôle international : comprendre les scénarios

⚖️ Le droit international : interprétations opposées

Certes, le droit international sert de référence. Les résolutions de l’ONU (comme la 242) fixent le cadre. Pourtant, chaque camp choisit les textes qui le favorisent. Le droit est un terrain de bataille.

Trois sujets majeurs dominent : le statut des territoires occupés, la protection des civils et la question des réfugiés. Une bonne copie cite le cadre, puis montre ses limites face à la réalité politique.

🗺️ Le scénario des deux États : théorie vs carte

Actuellement, le scénario des deux États reste la référence. Il sépare Israël et un État palestinien. Il s’appuie souvent sur les lignes de 1967. Or, la mise en œuvre est complexe. Il faut une continuité palestinienne, une sécurité israélienne et un compromis sur Jérusalem.

Les frontières, la sécurité et Jérusalem bloquent. Transformez ces points en sous-parties de plan. Ne restez pas dans le récit.

🏙️ Jérusalem : le nœud identitaire

De son côté, Jérusalem est un enjeu total : mémoire, religion, politique. Israël veut l’unité. Les Palestiniens veulent une capitale à l’Est. Les lieux saints internationalisent chaque incident.

Expliquez la complexité : quartiers, frontières, symboles. La souveraineté touche à la légitimité. Un compromis demande des arrangements de gouvernance très fins.

🧱 Cisjordanie et Gaza : réalité territoriale

En Cisjordanie, les implantations fragmentent le territoire. À Gaza, l’enfermement crée une instabilité chronique. La carte impose des contraintes politiques fortes.

La vie quotidienne compte. Mobilité réduite et économie sous perfusion minent la confiance. Reliez la réalité concrète (check-points, blocus) aux notions (souveraineté, sécurité).

🌐 Médiateurs et rivalités

Les États-Unis gardent un levier diplomatique majeur. L’UE est divisée politiquement. L’ONU se heurte aux vetos. Les médiateurs n’imposent pas la paix.

La région pèse lourd. L’Égypte et la Jordanie craignent l’instabilité. Les rapprochements régionaux peuvent parfois marginaliser la question palestinienne. Le conflit est un baromètre des alliances.

🔮 Les autres scénarios

Enfin, si les deux États échouent, quelles options ? Le statu quo entretient la violence. L’État unique divise sur la citoyenneté et l’identité. La confédération demande une confiance immense.

  • Statu quo : Crises récurrentes.
  • Deux États : Compromis territorial classique.
  • Un État : Défi démographique et identitaire.
  • Confédération : Coopération forte nécessaire.
  • Séparation durable : Frontières renforcées sans paix.

🧠 Méthode bac : le plan type

Construisez un plan en trois parties. 1) Les repères (1947, 1967). 2) Les blocages (Jérusalem, réfugiés, sécurité). 3) Les scénarios et l’international. Passez du récit à l’analyse.

Utilisez le barème du bac HGGSP. Entraînez-vous avec des sujets corrigés. Consultez Lumni pour les bases.

👉 Voici l’essentiel à retenir avant le quiz.

🧠 À retenir sur le conflit israélo-palestinien

  • Le conflit se structure au XXe siècle avec le mandat britannique.
  • 1947-1949 est fondatrice : partage, guerre, réfugiés, « ligne verte ».
  • La question des réfugiés touche au retour et aux mémoires.
  • 1967 change la carte : occupation de la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza.
  • Les accords d’Oslo (1993) laissent des dossiers « finaux » en suspens.
  • Le conflit est multiforme : violences, guerre de l’information, acteurs multiples.
  • Les scénarios actuels butent sur les frontières, Jérusalem et la sécurité.
  • Au bac, reliez dates, acteurs et notions sans jugement moral.

❓ FAQ : Questions fréquentes

🧩 Pourquoi 1947-1949 est incontournable ?

Cette période fixe les faits politiques : intervention de l’ONU, guerre de 1948, réfugiés, et « ligne verte ». Ces éléments structurent encore les négociations.

🧩 Pourquoi 1967 change la nature du conflit ?

La guerre des Six Jours place l’occupation au centre. Le conflit ne porte plus seulement sur des frontières, mais sur la colonisation et la souveraineté en Cisjordanie et à Gaza.

🧩 Les accords d’Oslo ont-ils échoué ?

Ils ont créé une dynamique et une autonomie. Mais ils ont repoussé les sujets difficiles. La violence a brisé la confiance. L’élan politique s’est cassé.

🧩 Pourquoi Jérusalem bloque les compromis ?

C’est un symbole identitaire et religieux majeur. Une concession est vue comme une perte de légitimité. Cela durcit les positions.

🧩 Comment réussir un sujet HGGSP ?

Faites une chronologie solide. Construisez un plan distinguant repères, blocages et scénarios. Utilisez les notions (souveraineté, sécurité). Évitez le jugement moral.

🧩 Quiz – Conflit israélo-palestinien : repères et notions

1. Quand le mandat britannique se met-il en place ?


2. Quel acteur hérite du dossier en 1947 ?


3. Que désigne la « ligne verte » ?


4. Quel événement est lié à la proclamation d’Israël ?


5. Pourquoi 1967 est-elle une date pivot ?


6. Quel territoire devient un enjeu majeur après 1967 ?


7. Quel principe résume le compromis territorial ?


8. Quel processus de 1993 marque une reconnaissance mutuelle ?


9. Pourquoi les armistices de 1949 ne sont-ils pas une paix ?


10. Quel est un des dossiers « finaux » les plus sensibles ?


11. Qu’est-ce qui modifie la géographie en Cisjordanie ?


12. Quel événement de 1987 révèle l’occupation ?


13. Quel est un effet majeur de 1948 pour les Palestiniens ?


14. Quel type d’acteur complique la paix hors des États ?


15. Quel scénario de paix est le plus cité ?


16. Pourquoi la sécurité est-elle centrale pour Israël ?


17. Qu’est-ce qui fragilise un cessez-le-feu ?


18. Quel outil aide à s’entraîner au bac ?


19. Quel est l’effet de la guerre de l’information ?


20. Que demande une copie HGGSP ?


Luc Pitallier
Écrit par Luc Pitallier

Créateur du site reviserhistoire.fr, j’aide les collégiens, les lycéens et les adultes en reprise d’études à progresser sans stress, avec des explications nettes, des exemples concrets et une vraie méthode.
Sur le blog reviserhistoire.fr, tu trouveras des cours complets du programme, des fiches synthèse, des schémas, des cartes et des quiz pour être prêt le jour du contrôle, du brevet, du bac ou d’un concours.

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