đŻ Pourquoi ce modĂšle politique surprend-il encore aujourdâhui ?
Le prĂ©sident fort de la Ve RĂ©publique intrigue depuis 1958. Pourtant, ce choix rĂ©pond Ă une crise prĂ©cise, en France, au cĆur de la guerre dâAlgĂ©rie. Dâabord, il vise Ă Ă©viter lâinstabilitĂ© des gouvernements de la IVe RĂ©publique. Ensuite, il donne un « pilote » visible, capable dâarbitrer et de dĂ©cider.
đ Poursuivons avec le premier chapitre pour bien comprendre le contexte de ce thĂšme.
đ§ prĂ©sident fort : naissance du modĂšle en 1958
đ Une crise politique qui bloque lâĂtat
En 1958, la France traverse une crise institutionnelle grave. Les gouvernements tombent vite, et les majoritĂ©s se dĂ©font sans cesse. Ainsi, lâaction publique devient lente, parfois confuse, et souvent fragile. De plus, beaucoup de Français ont le sentiment que « personne ne dĂ©cide ».
Cette instabilitĂ© vient en grande partie de la IVe RĂ©publique et de son fonctionnement. Le Parlement domine, alors que lâexĂ©cutif dĂ©pend fortement des coalitions. Or, ces coalitions changent souvent, car les partis se divisent. Pour comprendre ce mĂ©canisme, tu peux aussi lire lâanalyse de la crise de la IVe RĂ©publique, qui met bien en Ă©vidence ce problĂšme.
âïž La guerre dâAlgĂ©rie accĂ©lĂšre tout
Au mĂȘme moment, la guerre dâAlgĂ©rie pĂšse lourd sur la politique française. Les tensions montent Ă Alger et Ă Paris. Par consĂ©quent, la question du maintien de lâordre et du futur de lâempire colonial devient explosive. Ensuite, une partie de lâarmĂ©e et des colons refuse certaines solutions politiques.
Le 13 mai 1958, une crise Ă©clate Ă Alger, avec un comitĂ© de salut public. Le pouvoir central paraĂźt incapable de reprendre la main. Ainsi, lâidĂ©e dâun changement de rĂ©gime progresse trĂšs vite. Pour replacer ce conflit dans le programme, tu peux consulter le cours sur la guerre dâAlgĂ©rie, utile pour relier institutions et dĂ©colonisation.
đ§ââïž Le retour de Charles de Gaulle et la rupture
Dans ce contexte, le nom de Charles de Gaulle revient au centre du jeu. Beaucoup le voient comme une figure dâautoritĂ©, capable de trancher. Pourtant, ce retour nâest pas seulement personnel, il est institutionnel. En effet, lâobjectif est de bĂątir un rĂ©gime plus stable, avec un exĂ©cutif renforcĂ©.
Le 1er juin 1958, Charles de Gaulle devient prĂ©sident du Conseil. Ensuite, il obtient les pleins pouvoirs pour prĂ©parer une nouvelle Constitution. Cette transition est un moment clĂ©, car elle ouvre la voie Ă la Ve RĂ©publique. Si tu veux mieux connaĂźtre lâhomme et ses choix, tu peux lire la biographie de Charles de Gaulle.
đ La Constitution de 1958 : un cadre pensĂ© pour durer
La Constitution du 4 octobre 1958 fonde la Ve RĂ©publique. Dâabord, elle conserve une dĂ©mocratie reprĂ©sentative, avec Ă©lections et Parlement. Cependant, elle change lâĂ©quilibre des pouvoirs, en renforçant lâexĂ©cutif. Ainsi, elle vise la stabilitĂ©, et elle rĂ©duit les crises de gouvernement.
Ce texte devient la « rĂšgle du jeu » de la politique française. Pour consulter le texte officiel, tu peux ouvrir la Constitution de 1958 sur LĂ©gifrance, une source institutionnelle. En parallĂšle, ton site peut renvoyer vers lâexplication de la Constitution de 1958, qui aide Ă rĂ©viser les articles importants.
âïž prĂ©sident fort : Constitution et pouvoirs qui le renforcent
đïž Le prĂ©sident au sommet de lâexĂ©cutif
Dans la Ve RĂ©publique, le prĂ©sident nâest pas un simple symbole. Dâabord, il incarne la continuitĂ© de lâĂtat, ce que rappelle lâarticle 5. Ensuite, il joue un rĂŽle dâarbitre, censĂ© garantir le bon fonctionnement des institutions. Ainsi, on attend de lui quâil tranche quand les acteurs se bloquent.
En pratique, ce rĂŽle devient souvent plus politique que neutre. En effet, quand le prĂ©sident dispose dâune majoritĂ©, il fixe la direction gĂ©nĂ©rale. Par consĂ©quent, il influence les grandes rĂ©formes, lâagenda parlementaire et mĂȘme la stratĂ©gie du gouvernement. On comprend alors pourquoi lâon parle de prĂ©sident fort dans ce rĂ©gime.
đ§© Nommer le Premier ministre et orienter le gouvernement
Le prĂ©sident nomme le Premier ministre, selon lâarticle 8. Certes, il doit tenir compte de lâAssemblĂ©e, surtout en pĂ©riode difficile. Cependant, en temps normal, il choisit un chef de gouvernement proche de sa ligne. Ainsi, lâexĂ©cutif fonctionne comme un duo, mais le prĂ©sident reste le pivot.
Le gouvernement « dĂ©termine et conduit la politique de la Nation », selon lâarticle 20. Pourtant, le prĂ©sident peut impulser la direction, notamment par ses discours et ses prioritĂ©s. De plus, il peut arbitrer entre ministres, grĂące Ă son poids politique. Donc, mĂȘme sans gouverner directement, il pĂšse sur lâaction publique.
đłïž Dissoudre lâAssemblĂ©e : un outil trĂšs puissant
Le prĂ©sident peut dissoudre lâAssemblĂ©e nationale selon lâarticle 12. Dâabord, cet outil permet de sortir dâune crise politique. Ensuite, il peut aussi servir Ă obtenir une majoritĂ© plus solide. Ainsi, le prĂ©sident met la pression sur les dĂ©putĂ©s, car de nouvelles Ă©lections sont toujours possibles.
Cette arme nâexiste pas seulement sur le papier, elle a Ă©tĂ© utilisĂ©e plusieurs fois. Par exemple, des dissolutions marquent des tournants politiques majeurs. En consĂ©quence, lâAssemblĂ©e sait quâelle ne contrĂŽle pas totalement le calendrier. Cela renforce lâimage dâun prĂ©sident fort, capable de reprendre lâinitiative.
đŁ Le rĂ©fĂ©rendum : parler âau peupleâ
Le rĂ©fĂ©rendum, prĂ©vu par lâarticle 11, renforce aussi le prĂ©sident. Dâabord, il permet de contourner les dĂ©bats parlementaires. Ensuite, il donne au prĂ©sident un lien direct avec les citoyens. Ainsi, il peut chercher une lĂ©gitimitĂ© populaire, surtout sur une rĂ©forme contestĂ©e.
Pour rĂ©viser cette notion, tu peux consulter le cours sur le rĂ©fĂ©rendum, utile pour distinguer article 11 et article 89. En parallĂšle, une ressource pĂ©dagogique comme les dossiers de Vie-publique sur la Ve RĂ©publique aide Ă voir comment ces outils sâinsĂšrent dans le rĂ©gime.
đš Les pouvoirs exceptionnels : lâarticle 16
Lâarticle 16 est souvent citĂ© pour expliquer le prĂ©sident fort. Il donne des pouvoirs exceptionnels en cas de crise majeure. Dâabord, il faut une menace grave contre la Nation ou les institutions. Ensuite, il faut une interruption du fonctionnement normal des pouvoirs publics. Ainsi, câest un mĂ©canisme rare, mais trĂšs marquant.
Ce pouvoir fait dĂ©bat, car il concentre beaucoup de dĂ©cisions. Cependant, il est encadrĂ© par des consultations et un contexte strict. De plus, il est politiquement coĂ»teux, car lâopinion peut se retourner. NĂ©anmoins, son existence seule renforce lâidĂ©e dâun prĂ©sident âprotecteurâ en pĂ©riode de danger.
đ prĂ©sident fort : le suffrage universel et la lĂ©gitimitĂ© dâun chef Ă©lu
đłïž 1962 : lâĂ©lection prĂ©sidentielle change tout
Le prĂ©sident fort ne devient vraiment central quâavec lâĂ©lection au suffrage universel direct. En 1962, un rĂ©fĂ©rendum modifie la maniĂšre dâĂ©lire le prĂ©sident. Dâabord, cela renforce sa lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique. Ensuite, cela lui donne une autoritĂ© supĂ©rieure Ă celle dâun simple arbitre.
DĂšs lors, le prĂ©sident peut dire : âjâai Ă©tĂ© choisi par la Nationâ. Par consĂ©quent, il se sent plus libre face aux partis et aux dĂ©putĂ©s. De plus, il sâadresse directement aux citoyens, par des campagnes et des dĂ©bats. Ainsi, la politique se personnalise davantage, autour de figures prĂ©sidentielles.
đș Une fonction dâincarnation et de rĂ©cit national
Le prĂ©sident incarne lâĂtat, surtout lors des crises. Dâabord, il parle au pays aprĂšs un attentat ou une catastrophe. Ensuite, il reprĂ©sente la France Ă lâĂ©tranger, dans des sommets et des visites dâĂtat. Ainsi, il devient un visage, un symbole, et parfois un ârassembleurâ.
Cette incarnation compte beaucoup dans une dĂ©mocratie mĂ©diatique. En effet, la tĂ©lĂ©vision puis les rĂ©seaux transforment la relation au pouvoir. De plus, les citoyens retiennent plus facilement une personne quâune majoritĂ© parlementaire. Donc, le rĂ©gime renforce naturellement le rĂŽle prĂ©sidentiel, mĂȘme sans changer les articles.
đ€ Chef des armĂ©es et politique Ă©trangĂšre
Le prĂ©sident est chef des armĂ©es, selon lâarticle 15. Il prĂ©side aussi les conseils de dĂ©fense, et il fixe des grandes orientations stratĂ©giques. Ainsi, il pĂšse sur les questions de guerre et de sĂ©curitĂ©. De plus, il peut dĂ©cider dâengagements extĂ©rieurs, avec des procĂ©dures politiques spĂ©cifiques.
En politique Ă©trangĂšre, la tradition française donne aussi un rĂŽle majeur au prĂ©sident. Dâabord, il rencontre dâautres chefs dâĂtat, et il signe des accords. Ensuite, il incarne la parole internationale de la France. Par consĂ©quent, il gagne en prestige, ce qui renforce encore lâimage dâun prĂ©sident fort.
đ§© Le âfait majoritaireâ : quand le prĂ©sident contrĂŽle sa majoritĂ©
Quand le prĂ©sident a une majoritĂ© Ă lâAssemblĂ©e, il domine la vie politique. Dâabord, son camp gagne les Ă©lections lĂ©gislatives. Ensuite, le gouvernement applique un programme cohĂ©rent, sans crise permanente. Ainsi, le prĂ©sident peut impulser de grandes rĂ©formes, car le Parlement suit globalement.
Ce mĂ©canisme sâappelle souvent le âfait majoritaireâ. Il ne vient pas dâun article unique, mais dâune pratique politique. De plus, le calendrier Ă©lectoral joue beaucoup, surtout depuis le quinquennat. Pour rĂ©viser ce tournant, tu peux consulter le cours sur le quinquennat de 2000, qui explique la logique dâalignement des Ă©lections.
đš prĂ©sident fort : contre-pouvoirs, limites et Ă©quilibres
đïž Le Parlement existe, mais il nâest plus âtout-puissantâ
Dire âprĂ©sident fortâ ne signifie pas âprĂ©sident seulâ. Dâabord, le Parlement vote la loi et contrĂŽle le gouvernement. Ensuite, lâAssemblĂ©e peut renverser le gouvernement par une motion de censure. Ainsi, la responsabilitĂ© gouvernementale reste un pilier dĂ©mocratique.
Cependant, la Constitution encadre le Parlement plus quâavant. En effet, le gouvernement maĂźtrise souvent lâordre du jour, et il dispose dâoutils de procĂ©dure. De plus, les groupes parlementaires suivent souvent la majoritĂ© prĂ©sidentielle. Pour mieux rĂ©viser ce rĂŽle, tu peux lire le cours sur le Parlement français.
âïž Le Conseil constitutionnel : un gardien des rĂšgles
Le Conseil constitutionnel contrĂŽle la conformitĂ© des lois Ă la Constitution. Dâabord, il peut censurer une loi contraire aux droits ou aux procĂ©dures. Ensuite, il peut ĂȘtre saisi par des parlementaires, ce qui crĂ©e un contrĂŽle politique. Ainsi, le texte de 1958 se protĂšge lui-mĂȘme, par une institution spĂ©cialisĂ©e.
Avec la question prioritaire de constitutionnalitĂ©, le contrĂŽle sâest encore renforcĂ©. En effet, des citoyens peuvent contester une loi via une procĂ©dure judiciaire. Par consĂ©quent, le pouvoir lĂ©gislatif ne fait pas ânâimporte quoiâ, mĂȘme avec une majoritĂ© forte. Donc, il existe des freins, mĂȘme si le prĂ©sident reste central.
đ§© La cohabitation : la preuve que le prĂ©sident nâest pas toujours maĂźtre
La cohabitation survient quand le prĂ©sident nâa pas la majoritĂ© Ă lâAssemblĂ©e. Dans ce cas, il doit nommer un Premier ministre issu de la majoritĂ© parlementaire. Ainsi, le gouvernement suit surtout la ligne de lâAssemblĂ©e. Par consĂ©quent, le prĂ©sident perd une grande partie de son influence intĂ©rieure.
Cette situation montre une limite concrĂšte au prĂ©sident fort. En effet, le prĂ©sident garde des domaines importants, comme la dĂ©fense et la diplomatie, mais il ne dirige plus tout. Pour bien comprendre ce mĂ©canisme, tu peux consulter le cours sur la cohabitation, qui explique ses effets sur lâĂ©quilibre des pouvoirs.
đ ïž RĂ©formes et ârééquilibrageâ : surtout depuis 2008
Le rĂ©gime a Ă©voluĂ© par des rĂ©visions constitutionnelles. Dâabord, le passage au quinquennat en 2000 renforce lâalignement prĂ©sident-majoritĂ©. Ensuite, la rĂ©forme de 2008 cherche Ă renforcer le Parlement. Ainsi, on limite certains rĂ©flexes dâhyperprĂ©sidentialisation, au moins en thĂ©orie.
Par exemple, le Parlement dispose de plus dâoutils de contrĂŽle. De plus, les commissions dâenquĂȘte et les questions au gouvernement gagnent en visibilitĂ©. Cependant, la majoritĂ© reste souvent disciplinĂ©e, donc le prĂ©sident garde un poids majeur. NĂ©anmoins, ces rĂ©formes montrent que le dĂ©bat sur lâĂ©quilibre existe en permanence.
đ prĂ©sident fort : pratiques politiques, outils, exemples et tournants
đ De Gaulle : un usage fondateur des institutions
La pratique de Charles de Gaulle marque durablement la Ve RĂ©publique. Dâabord, il conçoit le prĂ©sident comme un guide, au-dessus des partis. Ensuite, il utilise le rĂ©fĂ©rendum comme outil politique majeur. Ainsi, la prĂ©sidence devient une fonction de direction, pas seulement de reprĂ©sentation.
En 1962, lâĂ©lection au suffrage universel direct renforce ce modĂšle. Puis, en 1969, De Gaulle lie sa lĂ©gitimitĂ© Ă un rĂ©fĂ©rendum, et il dĂ©missionne aprĂšs un ânonâ. Par consĂ©quent, le prĂ©sident assume une logique personnelle de responsabilitĂ©. Cela installe lâidĂ©e quâil âincarneâ le rĂ©gime.
đłïž Dissolutions : reprendre la main ou prendre un risque
La dissolution peut servir Ă retrouver une majoritĂ©. Dâabord, elle peut clarifier une situation politique confuse. Ensuite, elle peut donner une nouvelle dynamique au pouvoir. Ainsi, le prĂ©sident peut ârepartirâ avec une AssemblĂ©e plus cohĂ©rente.
Cependant, la dissolution est risquĂ©e, car le peuple peut sanctionner. En effet, une campagne peut se retourner contre le pouvoir. De plus, les oppositions peuvent se coaliser. Donc, ce nâest pas un bouton magique, mĂȘme pour un prĂ©sident fort.
đŁ RĂ©fĂ©rendums : un outil rare, mais symbolique
Le rĂ©fĂ©rendum reste un symbole fort de la prĂ©sidence. Dâabord, il donne lâimage dâun prĂ©sident qui consulte directement. Ensuite, il permet de dĂ©passer des blocages parlementaires. Ainsi, il renforce la dimension âplĂ©biscitaireâ du rĂ©gime, mĂȘme si le mot fait peur.
Pourtant, les rĂ©fĂ©rendums sont devenus plus rares avec le temps. En effet, un ânonâ peut fragiliser fortement le prĂ©sident. Par consĂ©quent, beaucoup prĂ©fĂšrent passer par le Parlement. NĂ©anmoins, lâoutil reste dans la Constitution, donc il demeure une possibilitĂ© rĂ©elle.
𧩠Premier ministre : fusible, partenaire, ou chef de majorité ?
Le Premier ministre occupe une place complexe. Dâabord, il dirige lâaction gouvernementale au quotidien. Ensuite, il gĂšre la majoritĂ©, les dĂ©putĂ©s et les compromis. Ainsi, il peut servir de âfusibleâ quand lâimpopularitĂ© monte.
Quand le prĂ©sident et la majoritĂ© sont alignĂ©s, le Premier ministre paraĂźt souvent subordonnĂ©. Cependant, il peut aussi devenir un acteur central, selon le contexte. De plus, les crises Ă©conomiques ou sociales donnent parfois plus de poids au chef du gouvernement. Donc, lâĂ©quilibre varie selon les moments.
â±ïž Quinquennat et inversion du calendrier : accĂ©lĂ©ration prĂ©sidentielle
Le passage au quinquennat en 2000 rĂ©duit la durĂ©e du mandat prĂ©sidentiel. Dâabord, cela rapproche la prĂ©sidence du rythme des Ă©lections lĂ©gislatives. Ensuite, cela favorise une majoritĂ© âdans la foulĂ©eâ de lâĂ©lection prĂ©sidentielle. Ainsi, le prĂ©sident gagne souvent un contrĂŽle rapide de lâAssemblĂ©e.
Cette mĂ©canique renforce lâimpression dâun prĂ©sident fort, surtout au dĂ©but du mandat. Par consĂ©quent, le prĂ©sident peut lancer vite un programme. Pourtant, lâusure arrive aussi plus vite, car le rythme politique sâaccĂ©lĂšre. Donc, la prĂ©sidence devient plus intense, plus exposĂ©e, et plus critiquĂ©e.
đ€ prĂ©sident fort : dĂ©bats, critiques et avenir du rĂ©gime
đ âMonarque rĂ©publicainâ : une critique ancienne
On entend souvent lâexpression âmonarque rĂ©publicainâ pour parler du prĂ©sident. Dâabord, elle souligne la concentration du pouvoir autour dâune personne. Ensuite, elle critique la personnalisation et la verticalitĂ© des dĂ©cisions. Ainsi, certains craignent une dĂ©mocratie moins parlementaire, donc moins dĂ©libĂ©rative.
Cette critique vise surtout les pĂ©riodes oĂč le prĂ©sident a une majoritĂ© solide. En effet, il choisit le Premier ministre, il impulse les lois, et il sâexprime partout. De plus, lâopinion publique focalise ses attentes sur lui. Par consĂ©quent, il devient le centre du dĂ©bat, mĂȘme quand dâautres acteurs agissent.
đïž Un prĂ©sident âarbitreâ ou un prĂ©sident âchefâ ?
Le texte de 1958 parle dâarbitrage, pas de direction quotidienne. Pourtant, la pratique a souvent transformĂ© lâarbitre en chef politique. Dâabord, lâĂ©lection directe pousse Ă un leadership visible. Ensuite, le fait majoritaire encourage la prĂ©sidence Ă piloter. Ainsi, lâĂ©cart entre texte et pratique nourrit les dĂ©bats.
En revanche, certains dĂ©fendent ce modĂšle pour sa stabilitĂ©. En effet, la IIIe RĂ©publique et la IVe RĂ©publique ont connu de fortes instabilitĂ©s. De plus, un chef Ă©lu peut agir vite en crise. Donc, lâargument âefficacitĂ©â reste central, surtout dans des moments difficiles.
đ§© La cohabitation, encore, comme rappel de la logique parlementaire
La cohabitation rappelle que le rĂ©gime nâest pas totalement prĂ©sidentiel. Dâabord, lâAssemblĂ©e peut imposer son choix politique. Ensuite, le gouvernement mĂšne une politique diffĂ©rente de celle du prĂ©sident. Ainsi, la Ve RĂ©publique peut fonctionner en mode plus parlementaire, sans changer la Constitution.
Cependant, le quinquennat rend la cohabitation moins probable, car les Ă©lections se suivent. Par consĂ©quent, le prĂ©sident retrouve souvent une majoritĂ©. NĂ©anmoins, rien nâinterdit une crise politique ou une majoritĂ© introuvable. Donc, cette hypothĂšse reste utile pour comprendre les limites du prĂ©sident fort.
đłïž Faut-il une VIe RĂ©publique ? Les grandes idĂ©es du dĂ©bat
Certains proposent une VIe RĂ©publique pour rĂ©duire le pouvoir prĂ©sidentiel. Dâabord, ils veulent renforcer le Parlement et le contrĂŽle dĂ©mocratique. Ensuite, ils souhaitent limiter la concentration autour dâune seule personne. Ainsi, ils imaginent un rĂ©gime plus parlementaire, avec un prĂ©sident plus neutre.
Ă lâinverse, dâautres dĂ©fendent la Ve RĂ©publique pour sa stabilitĂ©. En effet, ils craignent le retour des coalitions instables. De plus, ils rappellent que le Parlement peut dĂ©jĂ contrĂŽler, censurer et dĂ©battre. Donc, la question nâest pas seulement âtexteâ, elle est aussi âpratiqueâ et âculture politiqueâ.
đ Ce quâil faut retenir pour le brevet et le bac
Pour les examens, il faut savoir expliquer clairement âpourquoiâ le prĂ©sident est fort. Dâabord, il y a la crise de 1958 et la volontĂ© de stabilitĂ©. Ensuite, il y a la Constitution et ses outils, comme article 11 et article 12. Enfin, il y a lâĂ©lection directe, qui donne une lĂ©gitimitĂ© populaire.
Il faut aussi montrer les limites, comme le rĂŽle du Parlement et la cohabitation. De plus, il faut distinguer le texte et la pratique, car les usages comptent beaucoup. Pour replacer ce thĂšme dans lâensemble, tu peux consulter le pilier sur les prĂ©sidents français et lâĂ©volution des pouvoirs, qui relie les trois RĂ©publiques au programme.
đ§ Ă retenir sur le prĂ©sident fort sous la Ve RĂ©publique
- Le président fort naßt dans la crise de 1958, pour stabiliser la France.
- La Constitution de 1958 renforce lâexĂ©cutif avec article 11, article 12 et article 16.
- LâĂ©lection au suffrage universel direct en 1962 donne une forte lĂ©gitimitĂ© au chef de lâĂtat.
- Des limites existent : Parlement, contrĂŽle constitutionnel, et surtout la cohabitation.
â FAQ : Questions frĂ©quentes sur le prĂ©sident fort
𧩠Le président décide-t-il de tout dans la Ve République ?
Non, car le gouvernement conduit la politique de la Nation et le Parlement vote les lois. Cependant, quand le président a une majorité, il influence fortement la direction générale.
𧩠Pourquoi 1962 est-il une date clé pour le président fort ?
En 1962, lâĂ©lection du prĂ©sident au suffrage universel direct renforce sa lĂ©gitimitĂ©. Ainsi, il devient le centre du jeu politique, surtout face aux partis.
𧩠La cohabitation annule-t-elle le président fort ?
Elle le limite beaucoup sur la politique intérieure, car le Premier ministre vient de la majorité parlementaire. Néanmoins, le président garde un rÎle important, surtout en diplomatie et défense.
𧩠Le référendum rend-il le président plus puissant ?
Oui, car il peut consulter directement les citoyens, notamment via lâarticle 11. Pourtant, un ânonâ peut fragiliser fortement le prĂ©sident, donc lâoutil est risquĂ©.
𧩠Comment réviser efficacement ce chapitre pour un devoir ?
Apprends les dates 1958 et 1962, puis associe-les aux notions clés : crise, Constitution, suffrage universel, dissolution, cohabitation. Ensuite, entraßne-toi à expliquer un exemple concret en quelques lignes.
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Sources officielles des corrections
- Vie publique â Comment est Ă©lu le prĂ©sident de la RĂ©publique ? â RĂ©vision constitutionnelle en 1962 ; premiĂšre application Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle de 1965.
