🎯 Qui est Charles de Gaulle ? Réponse courte
Charles de Gaulle est une figure majeure de l’histoire de France au XXe siècle. Né à Lille le 22 novembre 1890, il devient officier, combat pendant la Première Guerre mondiale, refuse la défaite de 1940, lance l’appel du 18 juin, dirige la France libre, puis fonde la Ve République. En résumé, il incarne trois rôles essentiels : le résistant, le chef d’État et le défenseur de la grandeur française.
Pour un élève, Charles de Gaulle est surtout important parce qu’il permet de comprendre plusieurs chapitres du programme : la Seconde Guerre mondiale, la Résistance, la Libération, la guerre d’Algérie, la naissance de la Ve République et la place de la France dans le monde. C’est donc un personnage incontournable au brevet, au bac et en HGGSP.
🎥 Charles de Gaulle expliqué simplement en vidéo
Tu veux comprendre rapidement qui est Charles de Gaulle, pourquoi il refuse la défaite en 1940, ce que représente l’appel du 18 juin et comment il fonde la Ve République ? Regarde d’abord cette vidéo, puis utilise l’article pour retenir les dates, les idées clés et t’entraîner avec le quiz.
🗂️ Dans cet article, tu vas découvrir :
- 🧭 Biographie courte de Charles de Gaulle
- ⚔️ Le soldat, l’écrivain et le penseur militaire
- 📻 L’appel du 18 juin et la France libre
- 🏛️ De la Libération à la reconstruction de la République
- 🌍 Comment Charles de Gaulle veut redonner une place importante à la France
- 🔥 Mai 68, départ du pouvoir et héritage
- 🧠 À retenir
- ❓ FAQ
- 🧩 Quiz
👉 Poursuivons avec une biographie claire de Charles de Gaulle, sans légende inutile, mais avec les faits essentiels.
🧭 Biographie courte de Charles de Gaulle
📌 Une enfance marquée par l’histoire et le patriotisme
Charles de Gaulle naît le 22 novembre 1890 à Lille, dans une famille catholique, cultivée et patriote. Son père, Henri de Gaulle, est professeur. Sa mère, Jeanne Maillot, transmet une éducation religieuse et exigeante. Dès l’enfance, le jeune Charles grandit donc dans un univers où l’histoire de France, le devoir et la mémoire nationale occupent une grande place.
Sa famille reste marquée par la défaite française de 1870 face à la Prusse et par la perte de l’Alsace-Lorraine. Cette blessure nourrit une forte culture patriotique. Cependant, il ne faut pas réduire de Gaulle à un simple nationaliste. Il développe surtout une idée exigeante de la France : un pays doit rester libre, indépendant et capable de décider par lui-même.
Enfant, Charles de Gaulle lit beaucoup. Il aime les récits historiques, les grands personnages et les batailles. Il admire notamment les figures capables d’incarner un destin national. Pour comparer cette construction d’un héros politique, tu peux lire l’article sur le rôle de Napoléon Bonaparte dans l’histoire de France. Ainsi, dès son jeune âge, de Gaulle associe déjà l’histoire, le commandement et le service de l’État.
📌 Saint-Cyr et le choix de l’armée
Après ses études, Charles de Gaulle prépare l’entrée à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il y entre en 1909. Cette école forme les futurs officiers de l’armée française. De Gaulle y développe son goût du commandement, sa discipline et son sens de l’effort. En 1912, il rejoint le 33e régiment d’infanterie à Arras, placé sous les ordres du colonel Philippe Pétain.
Cette rencontre est importante. Pendant la Première Guerre mondiale, Pétain devient le vainqueur de Verdun. Pourtant, en 1940, les deux hommes prennent des chemins opposés. Pétain choisit l’armistice et dirige le régime de Vichy. Charles de Gaulle, lui, refuse la défaite et appelle à poursuivre le combat. Cette opposition donne une force dramatique à leur parcours.
En 1914, quand la Première Guerre mondiale éclate, de Gaulle est un jeune officier. Il combat, il est blessé plusieurs fois, puis il est fait prisonnier à Verdun en 1916. Cette expérience le marque profondément. Elle lui fait comprendre la violence de la guerre moderne, mais aussi l’importance de la volonté politique. Pour replacer cette période dans son contexte, tu peux consulter le chapitre sur la Première Guerre mondiale.
⚔️ Le soldat, l’écrivain et le penseur militaire
📌 Un officier qui réfléchit à la guerre moderne
Après la guerre, Charles de Gaulle ne se contente pas d’être un officier classique. Il écrit, observe et critique. Il publie plusieurs ouvrages, dont Le Fil de l’épée en 1932 et Vers l’armée de métier en 1934. Dans ces textes, il défend l’idée qu’une armée moderne doit utiliser les chars, la vitesse, la surprise et la coordination avec l’aviation.
Cette idée paraît évidente aujourd’hui. Pourtant, dans les années 1930, une partie de l’état-major français reste prisonnière des réflexes de la Première Guerre mondiale. Beaucoup pensent encore en termes de défense fixe, de lignes fortifiées et d’infanterie massive. De Gaulle, lui, comprend que la prochaine guerre sera plus mobile. Il anticipe donc un problème majeur : l’armée française risque d’être dépassée par une guerre rapide.
Ses idées ne sont pas vraiment appliquées. C’est une clé pour comprendre la défaite de 1940. L’Allemagne nazie utilise efficacement les blindés et l’aviation dans une guerre de mouvement. La France, malgré des soldats courageux, subit un choc stratégique. Cette erreur de préparation explique en partie la débâcle. Ainsi, Charles de Gaulle apparaît après coup comme un officier lucide, mais trop peu écouté.
📌 Le « colonel Motor »
Dans les années 1930, Charles de Gaulle reçoit le commandement du 507e régiment de chars de combat à Metz. Ses hommes le surnomment parfois le « colonel Motor », car il croit à la puissance des unités motorisées et blindées. Ce détail est intéressant pour un devoir, car il montre que de Gaulle n’arrive pas en 1940 par hasard. Il a déjà une pensée militaire construite.
Quand la guerre reprend en 1939, ses analyses prennent une nouvelle importance. En mai 1940, il commande la 4e division cuirassée et mène des contre-attaques, notamment autour de Montcornet. Ces succès restent limités, mais ils montrent qu’une autre manière de combattre était possible. Cependant, l’effondrement général de l’armée française est trop rapide. La situation politique et militaire devient catastrophique.
Cette période permet de comprendre une première dimension du personnage. Charles de Gaulle n’est pas seulement un symbole. C’est aussi un homme qui a réfléchi à la puissance, à l’État et à la guerre. Cette réflexion explique son attitude en 1940. Il ne voit pas la défaite française comme une fin définitive, mais comme une étape dans une guerre devenue mondiale.
📻 L’appel du 18 juin et la France libre
📌 La débâcle de 1940 et le refus de l’armistice
En mai-juin 1940, la France connaît une débâcle militaire. L’armée allemande perce le front, les civils fuient sur les routes, le gouvernement se replie et le moral s’effondre. Dans ce contexte, le maréchal Philippe Pétain pense qu’il faut demander l’armistice. Charles de Gaulle, au contraire, estime que la guerre doit continuer avec le Royaume-Uni, l’Empire français et les ressources du monde libre.
Le 6 juin 1940, de Gaulle est nommé sous-secrétaire d’État à la Guerre. Son rôle politique reste bref, mais il est décisif. Il comprend que le gouvernement français s’oriente vers l’arrêt des combats. Le 17 juin 1940, Pétain annonce qu’il faut cesser le combat. De Gaulle part alors à Londres. Ce départ est une rupture. Il quitte le territoire national pour continuer la guerre depuis l’extérieur.
Cette décision est risquée. De Gaulle n’est pas encore une grande figure connue. Il n’a ni parti, ni armée puissante, ni légitimité électorale. Pourtant, il possède une conviction : la France ne se limite pas au gouvernement qui demande l’armistice. Elle peut continuer à exister par ceux qui refusent la soumission. Pour comprendre l’autre camp, tu peux lire le chapitre sur le régime de Vichy.
📌 L’appel du 18 juin 1940
Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle parle à la BBC, depuis Londres. Son message est simple : la guerre n’est pas terminée. Il appelle les soldats, les ingénieurs et les ouvriers spécialisés à le rejoindre pour poursuivre le combat. Peu de Français entendent directement ce discours le jour même. Cependant, l’appel devient ensuite un symbole immense.
L’idée centrale est claire : la défaite de 1940 n’est pas la défaite finale de la France. De Gaulle explique que le conflit est mondial. L’Allemagne nazie a gagné une bataille, mais elle n’a pas gagné la guerre. Le Royaume-Uni continue le combat. Les ressources de l’Empire français existent encore. Les États-Unis peuvent un jour entrer dans le conflit. Par conséquent, il faut tenir.
C’est pourquoi l’appel du 18 juin est souvent présenté comme l’acte fondateur de la France libre. Il ne crée pas immédiatement une armée puissante. En revanche, il crée une légitimité morale. De Gaulle devient l’homme qui a dit non au renoncement. Pour approfondir le sujet, tu peux consulter une ressource institutionnelle sur l’appel du 18 juin.
📌 La France libre et l’unification de la Résistance
Après l’appel, Charles de Gaulle doit transformer une parole en organisation. Il rassemble les premiers volontaires des Forces françaises libres. Des territoires de l’Empire français, comme le Tchad, le Cameroun ou la Nouvelle-Calédonie, rallient progressivement la France libre. Ces ralliements donnent au général une base politique, militaire et territoriale.
En parallèle, la Résistance intérieure se développe en France occupée. Des groupes clandestins impriment des journaux, organisent des filières, collectent des renseignements et sabotent l’occupant. Mais au départ, ces mouvements sont dispersés. De Gaulle comprend donc qu’il faut les coordonner. C’est ici qu’intervient Jean Moulin, envoyé pour unir les mouvements de résistance autour du Conseil national de la Résistance en 1943.
Cette unité est capitale. Elle permet à Charles de Gaulle de se présenter comme le chef d’une France combattante, à l’extérieur comme à l’intérieur. Elle renforce aussi la place de la France auprès des Alliés. Pour mieux comprendre ce rôle, tu peux lire le rôle de Jean Moulin dans l’unification de la Résistance et le chapitre sur la Résistance française.
🏛️ De la Libération à la reconstruction de la République
📌 Le chef du Gouvernement provisoire
En 1944, la Libération change la situation. Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. En août, Paris est libéré. Le 26 août 1944, Charles de Gaulle descend les Champs-Élysées et apparaît comme le visage politique de la France libérée. Ce moment est très fort, car il montre que la France veut reprendre elle-même son destin.
De Gaulle prend ensuite la tête du Gouvernement provisoire de la République française. Son objectif est clair : rétablir l’autorité de l’État, restaurer la République et éviter que la France soit administrée comme un pays vaincu. Il affirme que la République n’a jamais cessé d’exister. Autrement dit, selon lui, Vichy n’incarne pas la vraie continuité républicaine.
Cette idée est essentielle pour les examens. Elle permet de comprendre comment la France se reconstruit politiquement après la guerre. De Gaulle veut effacer l’humiliation de 1940. Il veut aussi montrer que la France a résisté, combattu et participé à la victoire. Cette stratégie contribue à replacer le pays dans le camp des vainqueurs.
📌 Réformes sociales et restauration de l’État
La période de la Libération n’est pas seulement militaire. Elle est aussi politique, sociale et économique. Le Gouvernement provisoire met en place de grandes réformes. Les femmes obtiennent le droit de vote par l’ordonnance de 1944. Les premières élections auxquelles elles participent ont lieu en 1945. C’est une avancée démocratique majeure.
Ensuite, la Sécurité sociale est créée en 1945. Elle vise à protéger les Français contre la maladie, la vieillesse, les accidents du travail et certains risques de la vie. Cette réforme s’inscrit dans l’esprit du programme du Conseil national de la Résistance. Elle montre que la Libération ne cherche pas seulement à restaurer l’ancien ordre. Elle veut aussi construire une République plus sociale.
De Gaulle accepte ces réformes, même si elles viennent aussi des forces politiques et syndicales issues de la Résistance. Son idée reste la même : l’État doit être fort, légitime et capable d’agir. Pour prolonger ce thème, tu peux lire le chapitre sur la naissance de la Sécurité sociale.
📌 Le désaccord avec la IVe République
Malgré son prestige, Charles de Gaulle entre vite en conflit avec les partis politiques. Il critique ce qu’il appelle le « régime des partis ». Selon lui, si le Parlement domine trop, les gouvernements deviennent fragiles, les alliances changent sans cesse et l’État perd son autorité. Il veut donc un pouvoir exécutif fort, capable de décider dans la durée.
En janvier 1946, il démissionne de la tête du Gouvernement provisoire. Ce départ est un tournant. La IVe République naît ensuite avec un régime parlementaire que de Gaulle juge trop instable. En juin 1946, dans le discours de Bayeux, il expose sa vision : un président au-dessus des partis, un exécutif fort et des institutions stables.
En 1947, il crée le Rassemblement du peuple français, le RPF. Mais ce mouvement ne lui permet pas de revenir immédiatement au pouvoir. Dans les années 1950, il connaît ce qu’on appelle la « traversée du désert ». Il se retire à Colombey-les-Deux-Églises, écrit ses Mémoires de guerre et attend son heure. Pour comprendre cette période, tu peux consulter le chapitre sur la Quatrième République.
🌍 Comment Charles de Gaulle souhaite-t-il redonner une place importante à la France ?
📌 Réponse directe : par la souveraineté, les institutions et la puissance
Charles de Gaulle souhaite redonner une place importante à la France en reconstruisant un État stable, en affirmant l’indépendance nationale et en donnant au pays les moyens de peser dans le monde. Pour lui, une France respectée doit avoir des institutions solides, une défense autonome, une diplomatie indépendante et une voix propre entre les deux grands blocs de la guerre froide.
Cette réponse est importante pour les devoirs. De Gaulle ne veut pas seulement gouverner. Il veut restaurer le « rang » de la France après les humiliations de 1940, de l’occupation et des crises coloniales. Sa politique repose donc sur une idée simple : la France doit être alliée aux démocraties occidentales, mais elle ne doit pas devenir dépendante des États-Unis. Elle doit parler en son nom.
Concrètement, il agit sur plusieurs leviers. D’abord, il fonde la Ve République en 1958. Ensuite, il met fin à la guerre d’Algérie par les accords d’Évian en 1962. De plus, il développe la force nucléaire française, appelée « force de frappe ». Enfin, il mène une diplomatie active avec l’Allemagne, les pays de l’Est, le monde décolonisé et les grandes puissances.
📌 Le retour de 1958 et la fondation de la Ve République
Le retour de Charles de Gaulle au pouvoir se produit pendant la crise de mai 1958, liée à la guerre d’Algérie. La IVe République est affaiblie par l’instabilité ministérielle et par l’impossibilité de régler le conflit algérien. À Alger, des militaires et des partisans de l’Algérie française réclament le retour du général. À Paris, la crise politique devient explosive.
Le 1er juin 1958, de Gaulle devient président du Conseil. Il obtient les moyens de préparer une nouvelle Constitution. Le texte est approuvé par référendum le 28 septembre 1958. La Ve République naît alors avec un exécutif renforcé. Le président de la République dispose d’un rôle beaucoup plus important qu’auparavant.
En 1962, de Gaulle va plus loin. Il fait adopter l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Cela signifie que le chef de l’État est désormais élu directement par les citoyens. Cette réforme change profondément la vie politique française. Elle donne au président une légitimité populaire forte. Pour approfondir, tu peux lire le chapitre sur la Ve République.
📌 Algérie, décolonisation et puissance française
Le dossier le plus difficile du retour au pouvoir est la guerre d’Algérie. Au départ, beaucoup de partisans de l’Algérie française pensent que de Gaulle va maintenir l’Algérie dans la France. Pourtant, il comprend progressivement qu’une solution durable passe par l’autodétermination. Cette évolution lui attire la haine d’une partie de l’extrême droite et de certains militaires.
Les accords d’Évian, signés en mars 1962, mettent fin à la guerre et ouvrent la voie à l’indépendance de l’Algérie. La décision est douloureuse, violente et contestée. Cependant, pour de Gaulle, elle permet à la France de sortir d’un conflit qui l’épuise politiquement, militairement et moralement. Elle permet aussi de concentrer l’effort national sur la modernisation et la politique extérieure.
Cette politique s’inscrit dans le mouvement plus large de la décolonisation. De Gaulle veut transformer l’Empire en relations nouvelles avec les États devenus indépendants. Ce n’est pas un processus simple, ni toujours glorieux. Mais il marque une rupture : la puissance française ne peut plus reposer sur la domination coloniale. Pour réviser ce thème, consulte le chapitre sur la guerre d’Algérie.
📌 Une politique étrangère de grandeur
Dans le monde de la guerre froide, de Gaulle veut une France indépendante. Il développe donc la dissuasion nucléaire. La première bombe atomique française explose en 1960 dans le Sahara. Cette force nucléaire doit garantir que la France puisse se défendre sans dépendre totalement d’une autre puissance. C’est un choix coûteux, mais central dans sa vision de la souveraineté.
De Gaulle affirme aussi son autonomie face aux États-Unis. En 1966, la France quitte le commandement militaire intégré de l’OTAN, tout en restant dans l’alliance atlantique. Le message est clair : la France reste dans le camp occidental, mais elle veut garder le contrôle de ses forces armées. C’est une décision typiquement gaullienne.
Enfin, de Gaulle mise sur la réconciliation franco-allemande. Le traité de l’Élysée, signé en 1963 avec le chancelier Konrad Adenauer, renforce la coopération entre la France et la RFA. Cela devient l’un des moteurs de la construction européenne. Pour replacer cette politique dans son contexte, tu peux consulter le chapitre sur la guerre froide et la Fondation Charles de Gaulle.
🔥 Mai 68, départ du pouvoir et héritage
📌 Mai 68 : une contestation sociale et politique
À la fin des années 1960, la société française change. Les jeunes veulent plus de liberté. Les étudiants critiquent l’université, l’autorité et la société de consommation. Les ouvriers réclament de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. En mai 1968, la contestation étudiante devient une crise sociale et politique majeure.
Le mouvement commence dans les universités, puis il s’étend. Les manifestations se multiplient. Les syndicats lancent la grève générale. Les transports, les usines, les magasins et une partie du pays se bloquent. La France compte plusieurs millions de grévistes. Ce n’est donc pas seulement une crise étudiante. C’est aussi une crise sociale massive.
Le pouvoir gaullien semble vaciller. Beaucoup de manifestants veulent un changement politique. Le 27 mai 1968, les accords de Grenelle prévoient des hausses de salaires. Pourtant, la crise continue. Le 30 mai, de Gaulle reprend l’initiative. Il annonce la dissolution de l’Assemblée nationale et appelle ses soutiens à manifester. Une grande manifestation gaulliste a lieu sur les Champs-Élysées. Pour approfondir, tu peux consulter le chapitre sur Mai 68.
📌 La démission de 1969
Les élections législatives de juin 1968 donnent une large victoire aux gaullistes. Pourtant, cette victoire ne règle pas tout. Le lien entre Charles de Gaulle et une partie du pays est abîmé. Une nouvelle génération conteste son style de pouvoir. Beaucoup de Français respectent encore le général, mais certains le jugent trop vertical, trop âgé ou trop éloigné des attentes sociales.
En 1969, de Gaulle organise un référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat. Il engage sa responsabilité politique dans ce vote. Le 27 avril 1969, le « non » l’emporte. Le lendemain, il démissionne. Cette décision correspond à sa conception du pouvoir : si le peuple ne le suit plus, il part. Il refuse de rester président sans confiance claire.
Après sa démission, Charles de Gaulle se retire à Colombey-les-Deux-Églises, dans sa maison de La Boisserie. Il veut poursuivre l’écriture de ses mémoires. Il meurt le 9 novembre 1970. Ses funérailles restent sobres, conformément à ses volontés. Cette simplicité renforce son image d’homme d’État attaché au devoir plus qu’au spectacle.
📌 L’héritage de Charles de Gaulle
L’héritage de Charles de Gaulle est immense, mais il doit être compris avec nuance. D’un côté, il incarne le refus de la défaite, la restauration de l’État, la Ve République et l’indépendance nationale. De l’autre, son style de pouvoir est souvent critiqué pour son autorité, sa verticalité et sa méfiance envers les partis politiques. Il faut donc éviter la biographie trop lisse.
Son héritage institutionnel reste évident. La Ve République existe toujours. L’élection présidentielle structure encore la vie politique française. La place centrale du président vient en grande partie de la réforme de 1962. Même les responsables politiques qui ne sont pas gaullistes gouvernent dans des institutions largement façonnées par lui.
Son héritage mémoriel est tout aussi fort. Des lycées, des places, des avenues, des aéroports et des monuments portent son nom. La croix de Lorraine reste associée à la France libre. Dans les programmes scolaires, Charles de Gaulle sert à comprendre la guerre, la Résistance, l’État, la souveraineté et la mémoire nationale. Pour consulter une ressource officielle, tu peux lire la fiche de l’Élysée sur Charles de Gaulle.
🧠 À retenir sur Charles de Gaulle
- Charles de Gaulle naît à Lille le 22 novembre 1890, dans une famille catholique, cultivée et patriote.
- Formé à Saint-Cyr, il devient officier, combat pendant la Première Guerre mondiale et réfléchit ensuite à la guerre moderne.
- Dans les années 1930, il défend l’usage des chars et des unités motorisées, mais ses idées sont peu suivies par l’état-major français.
- Le 18 juin 1940, depuis Londres, il appelle les Français à poursuivre le combat contre l’Allemagne nazie.
- Il dirige la France libre, contribue à unifier la Résistance et incarne la France combattante pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Après la Libération, il dirige le Gouvernement provisoire, restaure l’autorité de l’État et accompagne de grandes réformes sociales.
- En 1958, il revient au pouvoir pendant la crise algérienne et fonde la Ve République.
- En 1962, il fait adopter l’élection du président de la République au suffrage universel direct.
- Il cherche à redonner une place importante à la France par la souveraineté, la force nucléaire, la diplomatie indépendante et la stabilité institutionnelle.
- Affaibli par Mai 68, il démissionne en 1969 après l’échec d’un référendum et meurt à Colombey-les-Deux-Églises en 1970.
❓ FAQ : Questions fréquentes sur Charles de Gaulle
🧩 Quelle est la biographie courte de Charles de Gaulle ?
Charles de Gaulle naît en 1890 à Lille. Il devient officier, combat pendant la Première Guerre mondiale, refuse l’armistice en 1940 et lance l’appel du 18 juin depuis Londres. Chef de la France libre, puis chef du Gouvernement provisoire, il revient au pouvoir en 1958, fonde la Ve République et préside la France jusqu’en 1969.
🧩 Pourquoi Charles de Gaulle est-il célèbre ?
Charles de Gaulle est célèbre parce qu’il refuse la défaite de 1940, incarne la Résistance, participe à la restauration de la République après la guerre et fonde la Ve République. Il est aussi connu pour sa volonté de défendre l’indépendance nationale et le rang de la France dans le monde.
🧩 Comment Charles de Gaulle souhaite-t-il redonner une place importante à la France ?
Charles de Gaulle souhaite redonner une place importante à la France en renforçant l’État, en créant des institutions stables, en développant une défense nucléaire indépendante, en menant une politique étrangère autonome et en affirmant la voix française dans le monde de la guerre froide. Il veut une France alliée, mais pas soumise.
🧩 Quel est le rôle de Charles de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale ?
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle refuse l’armistice demandé par Pétain. Depuis Londres, il lance l’appel du 18 juin 1940, organise la France libre et cherche à unir la Résistance intérieure avec l’aide de Jean Moulin. Son objectif est de maintenir la France dans le camp des Alliés.
🧩 Pourquoi Charles de Gaulle revient-il au pouvoir en 1958 ?
Charles de Gaulle revient au pouvoir en 1958 pendant la crise liée à la guerre d’Algérie. La IVe République est affaiblie par l’instabilité politique et par l’incapacité à régler le conflit. De Gaulle apparaît alors comme l’homme capable de rétablir l’autorité de l’État et de créer de nouvelles institutions.
🧩 Pourquoi Charles de Gaulle démissionne-t-il en 1969 ?
Charles de Gaulle démissionne en 1969 après l’échec d’un référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat. Il avait engagé sa légitimité politique dans ce vote. Comme le « non » l’emporte, il considère qu’il n’a plus la confiance suffisante du peuple et quitte immédiatement le pouvoir.
